« Eloï, Eloï,…» – Dimanche des Rameaux et de la Passion, Année B

« La sixième heure étant venue, il y eut des ténèbres sur toute la terre, jusqu’à la neuvième heure. Et à la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte: Eloï, Eloï, lama sabachthani? ce qui signifie: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? (…) Jésus, ayant poussé un grand cri, expira. Le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas. Le centenier, qui était en face de Jésus, voyant qu’il avait expiré de la sorte, dit: Assurément, cet homme était Fils de Dieu.». (Marc 14, 1-15, 47. Marc 15, 1-39)

Avec le dimanche des Rameaux débute la « Semaine Sainte », c’est-à-dire la sainte semaine des chrétiens. La semaine où est résumé le mystère de notre foi en un Dieu qui aime l’humanité à en mourir. De cet Amour fou qui transfigure nos péchés, les rameaux qui traditionnellement ornaient les crucifix de nos maisons, étaient le rappel tout au long de l’année.  

Cette année, tout sera différent, mais pas pour autant moins signifiant. Les carêmes imposés sont aussi les plus puissants. Ne vivons pas cette semaine de façon distraite, même si nous ne pourrons que peu participer aux offices de la semaine sainte. Pâques s’annonce. Préparons nos coeurs et nos âmes.

9 réflexions sur « « Eloï, Eloï,…» – Dimanche des Rameaux et de la Passion, Année B »

  1. « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? »… A travers cette parole, il me semble qu’on peut dire qu’en Jésus-Christ, Dieu a vécu le silence de Dieu. Cela ne montre t-il pas combien l’incarnation va très loin et que chacun peut se sentir rejoint dans cette terrible épreuve?

  2. Pour jouir de quelque chose ne faut il pas en être privé précédemment ?
    C’est une loi universelle, notre véritable drame, notre vie quotidienne. On ne désire que ce qu on a pas.
    Le carême sert donc à cela selon moi.
    De quoi je manque ? Qu est ce qui peut vraiment me rendre joyeux dans la durée ? Le carême c’est créer un manque, comme un trou et se dire comment répondre à ce manque et comment combler ce trou.
    Mon appétit en toute chose n’est jamais aussi puissant que lorsqu’il a été aiguisé par une faim. Il faut avoir faim pour faire d un simple repas, un formidable moment.
    Le carême prendra fin dans une semaine.
    J’ai faim. Je suis en manque. Je me sens vide. Mais je sais que le meilleur repas qu on puisse imaginer m attend au matin de Pâques . Cette promesse de plénitude n est possible que par le manque créé.
    Ah que je sache parfois manquer de tout Seigneur, pour mieux ressentir la joie par la suite lorsque mon désir sera comblé.
    Ah y bien regarder, mon désir finit d d’ailleurs toujours par être comblé.

    Bonne semaine sainte à tout le monde.

  3. Et oui en effet, difficile d’assister à une célébration cette semaine. Chez nous, contrôles de police dans plusieurs paroisses durant les messes… triste monde.

  4. Pour ces weekends exceptionnels des Rameaux et de Pâques pourquoi ne pas avoir multiplié les offices toutes les heures pour permettre à un grand nombre de participants de s’y rendre ..dans notre région nos prêtres ( un curé et son vicaire) disent chacun une messe de Vigile et une messe le jour de Pâques … n’auraient-ils pas pû dépasser  » leur confort  » pour dire chacun une messe à des heures différentes dans 5 paroisses distantes de seulement quelques kilomètres ( max 3 km selon Google maps) et ainsi crier la joie du Christ Ressuscité…..???un enseignant dans le secondaire dit bien 6 à 7 fois son cours devant un public nettement moins demandeur!!! Et même si c’était sans chorale les fidèles auraient répondu présents.au lieu d’une messe supplémentaire on propose la communion donnée par un diacre ou le sacristain à 15 personnes !!!inscrites!!!et ils s’étonnent que ça n’attire pas !!!le compte est vite fait nul besoin d’être mathématicien …les enfants en dessous de 12 ans ne comptent pas pourquoi ne pas proposer à ces enfants une célébration festive …mais c’est sans doute trop de travail ! Je crains fort que l’après covid dans les paroisses ne laisse des traces irrécupérables ….

    1. Ben oui, Emilie. Mais après les déclarations publiques de Mgr Bonny (évêque en colère à l’encontre de la CDF et en contradiction avec le catéchisme de l’Eglise catholique concernant l’homosexualité, ), voici que dans la LLB du 29/3), Mgr Harpigny se montre en accord avec le gouvernement soit réduit à 15 personnes et cela, telle que soit la taille de l’édifice. En ne tenant aucun compte du fait qu’il puisse s’agir d’une modeste église de campagne ou d’une immense cathédrale, je finis par me demander de qui cet évêque est le témoin. Est-ce de César ou de Dieu? Est-ce de Jésus-Christ ou d’un état qui remplit son portefeuille? Est-ce que Celui seul qui a les paroles de l’éternité ou de l’esprit de ce monde? Quoiqu’il en soit, avouez qu’il est quand même paradoxal de voir de plus en plus d’humbles laïcs de supplier leurs évêques d’être fidèles au catéchisme de l’Eglise catholique dont ils sont les représentants.

  5. Dans ma dernière paroisse, la communion était donnée indifféremment par une dame catéchiste, un membre de la chorale, une personne de l’assistance, etc … Que l’Eucharistie nous soit donnée des mains d’un diacre ou d’un « civil », ne change rien au fait de pouvoir communier de tout son coeur !

  6. Vous avez raison, chère Marie-Madeleine. Il y a effectivement des laïcs qui, quand il donnent la Sainte communion, semblent plus respectueux que certains prêtres qui, hélas, distribuent le Corps du Christ comme s’il s’agissait d’une banale friandise. Heureusement, tous ne sont pas comme cela et sont conscients du miracle que Dieu opère en nous donnant réellement son corps et son sang. Seulement, comme il nous l’est rappelé à chaque Messe: « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir » « Pas digne de te recevoir ». Comment pourrais-je échapper à cette parole? Jamais je ne me trouverez digne de recevoir corps et âme mon Seigneur. Sauf si, bien sûr je ne fais que croire qu’il s’agit d’un symbole et que ce ce pain du ciel n’est rien d’autre que la pain de la terre. Mais ce n’est pas ce que Jésus nous a dit. Il suffit de lire le chapitre 6 de l’Evangile de St Jean pour s’apercevoir que les paroles du Christ n’ont rien à voir avec les interprétations allégoriques (inspirées du protestantisme libéral) données aujourd’hui qui sont en contraction flagrante avec ce que que les chrétiens ont cru durant 2000 ans d’histoire.

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