Pape François – « L’Eglise est un hôpital de campagne après la bataille ».

Au cours d’une longue interview donnée en italien à des journaux jésuites, le pape François parle avec franchise de son parcours de vie. Il reconnaît ainsi, avoir été dans sa jeunesse trop autoritaire et y voit un péché de jeunesse. Mais il nous livre surtout quelques-unes de ses intuitions profondes sur le rôle de l’Eglise. « Je vois clairement que ce dont l’Eglise a le plus besoin aujourd’hui, est une capacité de guérir les blessures et de réchauffer les cœurs des fidèles. Cela demande de la proximité. Je vois l’Eglise comme un hôpital de campagne après la bataille. Il est inutile de demander à une personne sérieusement blessée, si elle a trop de cholestérol ou trop de sucre dans le sang! Il faut guérir ses blessures. Après, on pourra parler du reste. Guérir les blessures, guérir les blessures… Et il faut commencer par le début. L’Eglise s’est parfois enfermée dans de petites choses, des règles étriquées. Le plus important est la première proclamation: Jésus-Christ vous a sauvé. Et les ministres de l’Eglise doivent être des ministres de la miséricorde, par-dessus tout. Le prêtre qui confesse, par exemple, risque toujours d’être trop rigoriste ou trop laxiste. Aucune de ces attitudes n’est compatissante, car aucune ne prend toute la personne en compte. Le rigoriste se lave les mains et s’en tient aux commandements. Le ministre laxiste se lave les mains en disant simplement: « Ceci n’est pas un péché », ou quelque chose de ce genre. Dans le minsitère pastoral, nous devons accompagner les personnes et guérir leurs blessures. Comment nous occupons-nous le peuple de Dieu? Je rêve d’une Eglise qui soit mère et bergère. Les ministres de l’Eglise doivent être compatissants, prendre les personnes à cœur en les accompagnant, tel le bon Samaritain – qui lave, nettoie et relève son prochain. C’est cela l’Evangile. Dieu est plus grand que le péché. Les réformes structurelles et organisationnelles sont secondaires – elles viennent ensuite. La première réforme est dans l’attitude. »  

2 réflexions sur « Pape François – « L’Eglise est un hôpital de campagne après la bataille ». »

  1. « la première réforme est dans l’attitude ». C’est bien ce qu’apporte le pape François. Je retrouve Jean XXIII. Un plus, notre pape se critique et avoue ses péchés d’autoritarisme. Là, il est vraiment notre pasteur qui nous aide à reconnaître et confesser nos fautes.

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