« Bulletin de vie » – 22° dimanche, Année C

« Qui s’élève sera abaissé. Qui s’abaisse sera élevé ». (Luc 14, 1-14)

En ce temps de rentrée scolaire, il est bon d’inviter nos têtes blondes à viser l’excellence académique. En effet, tous nous avons reçu une intelligence du Créateur. Il s’agit donc de la développer – chacun à notre mesure – afin de prendre notre place dans la société.

Mais, malheur à nous, si nous enseignons que dans la vie, le but est d’occuper les meilleurs places – et tant pis pour les autres. Celui qui transmet cela, éduque son enfant à devenir un éternel envieux. Et l’envie – tel un feu – lui consumera le cœur et brûlera tous ceux qui s’approchent.

Telle est l’antique sagesse que Christ rappelle : Ce qui a le plus de prix dans la vie d’un homme – l’amour, l’amitié, l’honneur, le bonheur, le respect,… – ne s’achète pas. C’est gratuit. Cela n’a donc pas de prix. Un peu comme cet homme de l’Evangile qui fait un banquet pour tous les paumés de son quartier. Ceux-ci ne peuvent le remercier que par des sourires. Ils n’en seront que plus vrais. « Tu seras heureux, parce qu’ils n’ont rien à te rendre ».

17 réflexions sur « « Bulletin de vie » – 22° dimanche, Année C »

  1. Je demanderais aux jeunes avec force de faire preuve de courage, d ambition et d avoir toujours ou du moins le plus possible le goût de l effort.
    Toutes des notions qui disparaissent. Celles ci n’ont rien à voir avec une quelconque envie d écraser ou dépasser les autres mais ce sont des valeurs qui amènent à plus de bonheur personnel et de capacités à servir la société dans son ensemble.
    Se dépasser pour atteindre un objectif est une vraie source d enrichissement.
    Le courage n’est plus de mise de nos jours. Hélas. Il serait même dénigrer.
    Et je crains qu un lecteur des propos d eric n y perçoit qu un énième prétexte à ne pas être courageux.
    Ne confondons donc pas courage avec envie ou égoïsme mal placé.
    Valorisons le courage comme une précieuse source de joie actuelle et future.
    Vive le courage. Vive les courageux
    Bon courage à tous ceux qui vont rentrer ( travail et études).
    Que ceux qui font des efforts soient récompensés !

    1. Au beau texte du Père Eric, j’ajouterai simplement ceci : Faisons confiance aux têtes blondes, les jeunes de demain. Ils sauront mieux que nous renoncer à la société de compétition, ses oeuvres et ses pompes. Aujourd’hui déjà, de nombreux jeunes font le choix de la gratuité, du partage et de la sobriété heureuse. Valeurs évangéliques s’il en est. Dieu les aidera, leur donnera les talents requis et l’énergie nécessaire. Et si leurs parents leur ont appris le courage et le goût de l’effort ( dont parle Jean Michel Arlon), tant mieux, il leur en faudra. Ne fût que pour organiser  » un banquet pour les paumés du quartier « .

  2. « …ce qui a le plus de prix dans la vie d’un homme »…Bien évidemment, la vie terrestre d’un homme dépend du fait qu’il puisse naître. On le sait, l’Eglise a toujours protégé la vie dès sa conception. Enfin, « a »…non, « avait », devrais-je dire. En effet, Mgr Vicenzo Paglia, (président de l’Académie pontificale pour la vie et grand ami du Pape François) vient d’affirmer sur la RAI que la loi 194 (qui autorise l’avortement jusqu’à 3 bmois et même plus dans certains cas), « est désormais un pilier de notre société ». Qui dit « mieux »? Voilà donc un président d’une académie créée pour protéger la vie, qui soutien une loi qui détruit la vie! Décidément, on aura tout vu! Sûr que Jean-Paul II doit se retourner dans sa tombe, comme il doit également se retourner face à la persécution brutale des prêtres, des évêques (Mgr Rey…), des communautés religieuses (Saints apôtres, Opus Dei, Franciscains de l’Immaculée, Ordre de Malte…) et d’humbles laïcs qui attendent d’un pape qu’il fortifie la foi et préserve l’unité et non pas de rendre liquide et confuse la doctrine et de semer la division.

        1. Tous les papes ont été critiqués pour des raisons liées à leurs comportements, mais pas pour des raisons doctrinales et liturgiques. Avec François, qui met en péril la foi bi-millénaire, nous vivons « une première » dans l’histoire de l’Eglise. Même les non-chrétiens (A Finkielkraurt, M Onfray…) s’en rendent compte

          1. Vous êtes charitable en qualifiant Monsieur Onfray de « non-chrétien » ;-) . En réalité, il est allergique à toute religion et ne se fait pas faute de le dire et de le publier avec une hargne fort peu philosophique.

            Perso, je ne pense pas que le Pape François mette « en péril la foi bi-millénaire »,
            tout d’abord parce que si notre Foi est si facilement atteinte, cela peut vouloir dire qu’elle n’était déjà pas bien solide et aussi parce qu’il ne met en péril (et encore !) qu’une façon très « fondamentale » de comprendre le message des évangiles.

            Ces textes, que nous pouvons découvrir par une étude en petits groupes de réflexion, nous font découvrir chaque fois (même à de vieux cathos comme moi ;-) ) de nouvelles approches et de nouvelles richesses …

            Vive notre Pape François et qu’il reste longtemps parmi nous !

  3. …et vive Mgr Paglia? Et vive le supérieur général des jésuites pour lequel les miracles rapportés dans les évangiles ne sont que symboliques et mytiques? Et vive notre pape François afin qu’il puisse continuer à démolir le travail de ses deux prédecesseurs et transformer le catholicisme en une religion mondiale dans laquelle coexistent Jésus-Christ, Mahomet, la Pachamama au service d’un dieu qui dit tout et son contraire? Franchement, entre Jésus-Christ qui affirme: « Je SUIS LE chemin, LA vérité et LA vie, NUL ne va au Père QUE par Moi », et un pontife romain qui a signé une déclaration qui affirme que « Dieu a VOULU la diversité des religions », comment donnerais-je raison à celui qui se croit plus éclairé que son Maître?

    1. Vous croyez que Jésus a concrètement changé l’eau en vin ? Qu’il a marché sur la mer et, d’un geste, apaisé la tempête ?
      – – – – – – – – – –
      Je comprends qu’il y a des sensibilités inconciliables mais je persiste à dire que notre Pape François n’y est pour rien; je vous aurais dit exactement la même chose avant son accession au Trône de Saint-Pierre !

  4. Donc, je suppose que vous ne croyez pas non plus à la résurrection corporelle de Jésus ni, peut-être même pas à la création de l’univers par Dieu, c’est à dire par cet Etre qui seul, est capable de donner DE l’être, ainsi que DE la vie, DE la pensée et DE la conscience d’être aux créatures que nous sommes tous, parce qu’Il est lui-même l’Etre, la Vie, la Pensée et la Conscience d’être. Sans Lui à la base de tout le créé, le monde fait penser à un meuble qui aurait fabriqué un menuisier. Croire qu’un moteur peut fabriquer un mécanicien, vous trouvez que c’est logique? Et si Dieu est le Créateur du monde, pensez-vous vraiment qu’Il lui impossible de se rendre présent dans une hostie, de ressusciter des morts ou de guérir un paralytique?

    1. JP Snyers,

      Je crois en Dieu qui donne sens à la vie et « Je crois en l’église, choeur aux multiples voix » …
      (extrait d’un chant connu).

      Je crois que Jésus est toujours vivant, toujours parmi nous et qu’il nous appartient de lui
      être fidèles.

      Je crois que, lorsque je me lève pour aller recevoir la communion, je renouvelle mon engagement
      de le suivre : il est donc avec moi !

      Je crois que le catholicisme nous permet de « croire » avec notre coeur et notre sensibilité
      et de chercher en quoi le message des évangiles est toujours vivant aujourd’hui dans
      un monde qui est radicalement différent.

      Je ne vais pas répondre de façon « technique » aux questions que vous posez : il y a ici nombre
      de personnes plus compétentes que moi pour le faire.

      Pour le reste, si un jour mon curé (aujourd’hui hélas décédé) avait dû me dire que j’étais
      dans l’erreur (ce qu’il n’a pas fait), il lui était loisible de me refuser l’Eucharistie (ce qu’il
      n’a pas fait non plus)

      Pour finir, je plaide pour un catholicisme (un christianisme), d’union et d’entente et non
      de division entre « tous les hommes de bonne volonté » !

      « et in terra pax hominibus bonae voluntatis ».

  5. Si vous voulez, mais si j’étais vous, pour être encore plus à l’aise, j’attendrais un quart de siècle. Quand le pape François V dira avec circonvolutions, que l’Eglise s’est trompée pendant 2000 ans, que maintenant tout les catholiques savent que le Credo, les dogmes, les miracles ou la réssurection corporelle de Jésus sont des inventions humaines et quand, grâce à lui et à son prédecesseur, la messe sera désormais une assemblée (présidée par un homme devenu femme ou par une femme devenue homme), qui se réunit pour construire un royaume temporel calqué sur l’esprit du monde, tout ira pour le mieux. Evidemment, Celui qui a proclamé qu’Il est le chemin, la vérité et la vie, tout en spécifiant que nul ne va au Père que par Lui, se sentira bien seul. Mais après tout qu’importe! Le christianisme ayant fait son temps et Dieu aussi, place à l’Homme tout-puissant, non?…

    1. C’est une simple fixion, Muriel. Elle est tirée de mon texte « Lorsque la vie bascule » publié aujourd’hui sur Belgicatho. Et puis, si pour être un « artisan de paix » il faut jeter par dessus bord l’amour de la vérité et considérer Dieu comme quelqu’un qui a VOULU la diversité des religions (et non se fier aux paroles de Jésus-Christ qui est d’un avis opposé (Cf Nul ne va au Père QUE par Moi), alors, les apôtres, les pères apologètes et les chrétiens qui sont morts au nom de leur foi (et pas au non du relativisme, de l’irénisme ou du syncrétisme) n’étaient pas des « artisans de paix »

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