Carême en confinement – Jour 2 – De silence et de bruit

Cet après-midi, je confère le sacrement des malades à une personne âgée. En vélo, je traverse le boulevard d’Avroy. L’artère centrale de Liège m’apparaît comme je ne l’ai jamais vue: vide et silencieuse. A la maison de repos, j’ai reçu une permission spéciale. On m’habille en cosmonaute avec masque et on prend ma température. La discipline de chacun m’impressionne. Qui a dit que nous étions un peuple de je-m’en-foutistes? 

Ce soir, à ma fenêtre donnant sur la Meuse, il est huit heures. Un tonnerre d’applaudissement surgit de partout. Je me joins à la joyeuse cohue, pour remercier les soignants de ce pays, tous en premières lignes. Qui a dit que nous étions un peuple cynique et ingrat? 

En ce jour de la saint Joseph, patron de la Belgique, je lui confie notre Royaume. Sans oublier l’Europe: comment ne pas mentionner l’Italie? Sans perdre de vue, non plus, le monde entier: l’épidémie s’approche du continent africain. Comment résistera-t-il, lui qui n’a pas notre système de santé?  

3 réflexions sur « Carême en confinement – Jour 2 – De silence et de bruit »

  1. Il n’ont pas le.meme système de santé

    Mais les gens sont moins affaiblis par une vie de confort et de bureau.

    Ils sont aussi moins responsables des déséquilibres de la nature qui sont dans doute les causes sous-jacente de cette crise aussi il seront très certainement beaucoup moins affectés.

  2. Eric, yes there is a silver lining to this very dark cloud: it‘s the the goodness that comes out in so many people at a time of great need.

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