« Jeu collectif » – 23° dimanche, Année A

« Si ton frère a commis un péché, va lui parler » (Mt 18, 15-20)

Si le christianisme était un sport, il serait un sport collectif. C’est ensemble que les baptisés vivent du Christ et non pas chacun dans son coin – jouant à qui sera le meilleur chrétien de la classe. Ainsi, la parole que Dieu adresse au prophète Ezéchiel (1° lecture) : « Fils d’homme, je fais de toi un guetteur ».

En ce début de XXIe siècle, les progrès de la société n’ont pas libéré l’homme de sa conscience. Les mêmes questions qu’à l’époque d’Ezéchiel résonnent dans les cœurs : « Quel est le sens de l’existence ? Comment réussir sa vie ? Quel est le secret du bonheur ? » Les disciples du Christ se doivent donc d’être des « guetteurs » – des femmes et hommes capables de saisir l’enjeu spirituel des choses, d’avertir des impasses, d’inviter à une « conversion » – c’est-à-dire à un retournement de perspective.

« Si ton frère a commis un péché, va lui parler », enseigne l’Evangile. Mais attention à la caricature. Sans l’Esprit, le « guetteur » devient vite une éternelle belle-mère, un insupportable donneur de leçons,…. Vous savez, ces braves personnes qui ont à la bouche en toute circonstance, une parole assassine du genre : « Je te l’avais bien dit… »

D’où l’avertissement de saint Paul dans son épitre aux Romains (2° lecture) : « L’accomplissement parfait de la Loi, c’est l’amour ». Soyons des guetteurs de l’amour. Mettons-nous à l’école de l’Esprit. En ce temps de rentrée scolaire, voilà bien une école ouverte tous les jours et à tous les âges. Une école de la réussite – où les baptisés restent élèves à vie.

2 réflexions sur « « Jeu collectif » – 23° dimanche, Année A »

  1. « Quel est le sens de l’existence? », écrit Eric en se référant à Ezéchiel. Aucun, répondront les plus matérialistes. « L’univers est une machine sans âme qui suit une trajectoire aveugle dans l’infini de l’espace et du temps » croyait Bertrand Russel, et c’est en fonction de cela que Camus était arrivé à se demander s’il devait ou non se suicider. Logique. Le simple fait de rester en vie ne cautionne t-il pas l’absurde? Seulement voilà, comment un univers qui n’a pas de sens, peut-il en arriver à travers l’être humain, à se poser la question de son sens? « Alors même que l’univers entier m’écraserait, je serais encore plus grand que lui, car lui n’en saurait rien, tandis que moi je le saurait », écrivait Blaise Pascal. « Dieu a mis en nous la pensée de l’éternité » nous dit le Bible. Cela ne veut-il pas dire que nos aspirations les plus profondes (soif d’absolu, soit d’un bonheur ou d’un amour toujours plus grand…) correspondent non pas à un vide mais à un plein? Par exemple, le fait que nous avons des poumons ne signifie t-il pas qu’il y a un air à respirer? « Dieu est la totalité vivante de ce vers quoi notre coeur s’élance », écrivain saint Thomas d’Aquin; une pensée rejointe par Lamartine qui a écrit: « L’homme est un dieu tombé qui se souvient des Cieux ». Qu’en pensez-vous? Pour ma part, choisir le mystère plutôt que l’absurde répond bien davantage à ce qui fait notre identité. jpsnyers.blogspot.com

    1. Pardon pour mon commentaire que j’ai écrit en 4è vitesse et qui ressemble comme deux gouttes d’eau à un brouillon. Je l’ai complètement retravaillé et complété ce matin afin de pouvoir le mettre sur mon blog (jpsnyers.blogspot.com) Bonne journée à tous.

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