« Gloire à Dieu » – 7° dimanche de Pâques, Année A

« Glorifie ton Fils, afin  que le Fils Te glorifie. » (Jean 17, 1-11)

Nombreux sont nos contemporains qui rejettent un Dieu dont la « gloire » écraserait toute liberté humaine. Pour comprendre l’Evangile, c’est cette représentation de la « gloire » qu’il s’agit de changer.

La gloire de Dieu n’a, en effet, rien à voir avec le phantasme de toute-puissance qui écrase notre liberté. Au contraire, la gloire de Dieu est celle de l’amour qui triomphe quand l’humain se libère. Tout comme la gloire de parents, est de voir leurs enfants devenir des adultes responsables – de même, la gloire de Dieu est de nous aider à devenir des humains, tenant débout dans notre cœur et notre âme. L’Esprit du Ressuscité nous aide, en effet, à croître spirituellement.

Au cours de cette ultime semaine qui nous sépare de la Pentecôte, prions donc chaque jour pour ce Don de l’Esprit qui – en nous libérant de nos peurs – glorifie notre Père du ciel.           

« Esprit de liberté » – Solennité de l’Ascension, Année A

« Et moi, Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28, 16-20)

Si le Ressuscité avait voulu nous garder sous sa coupe, Il se serait contenté d’apparaître de temps en temps dans les églises ou au coin des rues. Plus besoin d’Evangile, de Vatican, de curés et chacun serait convaincu…

Convaincu, oui. Croyant, non. Il faut être libre pour vivre l’aventure de la foi. Le Christ – qui est Liberté suprême – ne s’impose pas à notre conscience. Avec l’Ascension, Il retourne dans la gloire de Son Père et nous envoie Son Esprit. C’est cet Esprit de liberté qui nous guide vers toutes les nations, pour annoncer la Bonne Nouvelle et baptiser au nom du Père, du Fils et de l’Esprit.

Neuf journées séparent l’Ascension de la Pentecôte – fête du don de l’Esprit. Prions chacune de ces neuf journées. Demandons que le Souffle de Dieu nous renouvelle.  Avec l’Esprit, le Christ « est avec nous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ».    

Pâques en déconfinement – Jour 61 – L’important, c’est la rose…

En l’absence de reprise des cultes et avec une société encore pour une bonne part confinée, tout continue à être encore un peu « flottant ». Les repères habituels ne sont plus là. Semaines, WE’s, fêtes chrétiennes… tout semble devenu – comme virtuel.

En voyant des roses éclore dans les jardins, cela m’a ramené à la simple beauté d’une fleur qui se donne à admirer. Pareil retour a réel, fait du bien.  

Pâques en déconfinement – Jour 60 – Deux mois…

Ce soir, mes pensées vont vers tous ces petits commerces, obligés de fermer depuis deux mois. Surtout ceux qui ne pourront pas encore reprendre. 

Combien de restaurateurs, de cafetiers, d’organisateurs d’événements festifs auront les reins assez solides pour ne pas devoir fermer définitivement? Nul, en sait.

Courage à chacun. 

« L’Esprit de vérité » – 6° dimanche de Pâques, Année A

« Le monde est incapable de Le recevoir, parce qu’il ne Le voit pas et ne Le connaît pas ; mais vous, vous Le connaissez, parce qu’Il demeure auprès de vous et qu’Il est en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins.» (Jean 14, 15-21)

L’actuelle pandémie nous l’enseigne chaque jours : si la politique est importante, elle n’est pourtant pas toute-puissante. En effet, la recherche laborieuse du bien commun, n’apporte pas le salut. Un politicien peut promettre de combattre le Covid, mais pas de nous assurer une vie sans maladie avec la mort tout au bout.

Qui nous assurera la paix de l’âme ? Ceci est de l’ordre de l’Esprit – un Don que le Christ fait à ceux qui le Lui demandent. La vie de baptisé n’est pas bordée de promesses de bonheur terrestre. D’ailleurs, les chrétiens ne souffrent pas moins que les autres et Jésus, lui-même, a fini sa vie humaine sur une Croix. Non – le Sauveur ne promet qu’une chose : l’Esprit de vérité.

Qui accueille l’Esprit, n’est plus orphelin. Même au cœur de la détresse la plus noire, il goûte à une Présence d’amour infini.  

Pâques en confinement – Jour 59 – Mon royaume pour un coiffeur…

Les hommes chauves envient ceux qui ont gardé leurs cheveux. C’est vrai que c’est une chance.

Mais en ce temps de pandémie, ma coiffure rassemble de plus en plus au « look Beatles » de l’adolescent de 16 ans que j’étais. Avec ma tête de 56 ans, cela fait « vieux 68-tard sur le retour ». 

Bref, tous les matins, dans mon miroir, je pense à mon coiffeur.Il va ouvrir la semaine prochaine! Allez, j’anticipe et téléphone ce vendredi. Je tombe sur son épouse qui me dit qu’il peut me prendre… samedi 30, car tout est complet jusque-là.

J’attendrai donc. Peut-être devrais-je me mettre à la guitare et chanter: « Yesterdaaaaay… » ? 😊 

Pâques en déconfinement – Jour 58 – Toujours pas de cultes…

Le gouvernement belge a décidé que les cultes ne seraient pas dans la phase « deux »  du déconfinement. Pourquoi? Par peur d’une fin de Ramadan chahutée? Non. Les experts veulent y aller graduellement. Et vérifier si l’ouverture des écoles ne crée pas un regain de la pandémie.

Pas de cultes donc, au moins jusqu’au 8 juin. Pas de Messe à la Pentecôte… C’est une souffrance. Et cela manifeste que le culte n’est malheureusement pas une priorité aujourd’hui. La religion n’est plus au coeur de notre société, mais bien à sa lointaine périphérie. Certains s’en étonnent et ne le découvrent que maintenant?  

Faut-il pour autant s’agiter – comme j’entends certains le faire – et traiter nos évêques de pleutres parce qu’ils ne montent pas aux barricades, sabre au poing pour réclamer un retour au culte ?  En qui mettons-nous notre espérance…? «  Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. » (Jean 2, 19) Même quand nos « temples » religieux semblent disparaître, le Ressuscité est le Temple et Il demeure au milieu de nous. 

Gardons donc la tête froide – malgré l’absence prolongée de culte – et peut-être entendons-nous l’Esprit nous parler dans ce manque. C’est ce que j’ai tenté d’expliquer lors de l’émission « un prêtre vous répond » sur RCF, hier soir.

Pâques en déconfinement – Jour 56 – We’ll meet again…

Teacher's Pet » VE Day - We'll Meet Again Colouring Activity

C’est une légende Outre-Manche. « Dame » Vera Lynn (anoblie par la Reine) a fait chanter le Royaume-Uni en guerre, par sa chanson sortie en 1939: ‘We’ll meet again’.« Nous nous reverrons… »  
Ce 8 mai, pour le 75e anniversaire de la victoire contre le nazisme, il y eut un émouvant discours de la Reine, reprenant le discours de son père. Mais aussi un peuple entier qui chanta, en confinement: ‘We’ll meet again’.

Parmi toutes ces voix, résonna même celle d’une vieille dame de 103 ans. Vera Lynn vit toujours et accompagne la fin du chant. Emouvant… Comme l’exprima la Reine dans son discours, l’esprit de résistance reste présent dans ce peuple. Oui… ‘We’ll meet again’.

Pâques en déconfinement – Jour 55 – Super-héros…

C’est une gentille petit fille qui confine et joue dans son joli petit jardin. Ses parents, depuis un mois et demi, veillent sur elle.

Elle crie vers son papa: « Super-héros, super-héros! Viens ici, super-héros, j’ai besoin de toi ». Le voisinage entend et sourit, se demandant quel jeu le père a bien pu inventer pour l’occuper… Un jeu de super-héros.

Enfantillage? Non – ces parents qui tiennent le coup depuis tant de jours, sont à bien des égards de vrais super-héros.