Hier j’ai oublié d’écrire ma petite chronique quotidienne du confinement. Quand on commence à perdre de vue ses bonnes intentions, c’est que la routine s’installe. Et, de fait, le confinement devient, petit à petit, une routine. Même les médias ne savent plus trop de quoi parler. Traiter un autre sujet que le coronavirus avec trop de longueur, semble déplacé. Mais à force de ne parler que de la pandémie… A un moment donné, les sujets s’épuisent.
Par contre, j’observe que les nerfs commencent à être à vif. Certains craquent et dépriment, pris d’une forme de sinistrose, voire même de panique. D’autres s’indignent: contre le manque de prévoyance de ceux qui nous gouvernent, contre « les gens » qui ne respectent pas le confinement, contre les curés qui ne célèbrent plus de Messes, contre…Nous ne sommes qu’au début du confinement. Il va falloir se serrer le coudes.
Heureusement, il y a tant de gestes de solidarité qui font chaud au coeur. Je pense ainsi à une amie, qui m’a téléphoné en me disant qu’elle allait me coudre un masque. Sympa, non? Et puis, il y a cette voix… Voix qui me donne la chair de poule et qui a bercé toute une génération. Elle s’était confinée depuis des années… Hier, Jean-Jacques Goldman est sorti de son silence pour dire « merci ». Et cela vaut le soleil de printemps.