Pâques en déconfinement – Jour 50 – Prudence, petits pas

Notre première ministre est prudente.La peur d’un regain de la pandémie est présente. Avoir confiné 50 jours pour tout devoir recommencer, serait dévastateur. 

Donc, ce sont des mesures… mesurées qui sont proposées. Comme se voir à 4 en famille. Pas plus… 

A suivre…. En espérant que les cultes ne seront pas oubliés. « L’homme ne vit pas que de magasins ouverts… » 😉

Pâques en déconfinement – Jour 49 – Déconfiner – OK – mais comment?

Un prudent déconfinement est en route. Ce matin, au coeur de Liège, j’ai réentendu le bruits des moteurs qui se réveillaient. 

C’est une chose nécessaire pour l’économie que de se réveiller. Il n’empêche: si nous recommençons à polluer comme avant, des problèmes bien plus sérieux encore, nous attendent.

Dans le magazine britannique « the Economist » de cette semaine, un dessin: deux boxeurs de force égale s’affrontent sur le ring. L’un a pour tête le globe terrestre, l’autre la tête du Coronavirus. Au bord du ring, un boxeur quatre fois plus grand attend, avant de se lancer, à son tour, dans le combat. Il a pour tête un soleil et son nom est marqué sur le maillot: « changement climatique ». Le titre du dessin est: « round préliminaire »

Déconfiner – OK. Reste à voir la manière. 

Pâques en confinement – Jour 47 – Retour au culte… A quelle condition?

Bien sûr que les célébrations du culte avec la communauté nous manque –  me manque… Il est important d’en parler au gouvernement, afin qu’il ne nous oublie pas dans les phases de déconfinement. Ce que font nos évêques.

Il n’empêche: la question est aussi – comment célébrer un culte, alors que le Covid est toujours là? A la cathédrale de Cologne, l’Eucharistie a repris ce dimanche et la communion fut reçue… derrière un Plexiglas. Pratique et ingénieux – indéniablement. Mais étonnante symbolique, tout de même.

Il va falloir s’adapter et être créatif. Le déconfinemenrt débute demain en Belgique. A suivre donc…  En attendant, rappelons que les bâtiments d’église peuvent rester ouverts, afin de permettre la prière individuelle, dans le respect de la distanciation sociale.  

Pâques en confinement – Jour 46 – Difficile déconfinement…

Rien n’est simple, en ce temps de virus. 

Ainsi, quoi de plus rassurant qu’un médecin traitant qui vient voir un des ces patients en maison de repos? Et pourtant, c’est justement ce que craignent aujourd’hui les institutions qui hébergent nos aînés, de par le risque qu’un médecin atteint du virus sans le savoir, contamine toute une maison. 

Rien n’est simple…Bon dimanche du Bon Pasteur. 

« Appelé par son nom » – 4° dimanche de Pâques, Année A

« Il marche à leur tête et elles Le suivent, car elles connaissent Sa voix » (Jean 10, 1-10)

C’est une expérience que font les professeurs, les éducateurs, les hommes et femmes consacrés, les prêtres… et les parents. Un jeune que l’on a connu démuni à l’enfance et rebelle à l’adolescence, nous confie – devenu adulte : « Tu sais, sans toi je ne serais pas celui que je suis. Tu as été là quand j’avais besoin de toi ». Alors, une fierté nous envahit, car nous comprenons que nous avons été berger. 

Le Christ est le Berger du chemin qui mène vers le Père: « Il marche à la tête du troupeau et ses brebis Le suivent, car elles connaissent Sa voix ». J’ai compris cette parole, il y a une vingtaine d’années. Je faisais une marche dans les Causses – la région la plus désertique de France. Là ne poussent que des cailloux et des chardons. Je vis par une brûlante journée, ce vieux petit berger avec un vieux petit chien et un vieux petit troupeau. Le troupeau s’approcha et j’entendis que – de sa voix rauque – il appelait chacune des brebis par son nom. Et celles-ci reconnaissaient sa voix. Ainsi le Christ : Il appelle chacun par son nom. Heureux celui qui reconnaît Sa voix. Il est le bon berger.  

En ce dimanche des vocations, prions pour que – aujourd’hui encore – des jeunes entendent la voix du bon Pasteur et se mettent à sa suite.  Afin de devenir bergers à leur tour pour leurs frères. Comme époux et parents pour la plupart. Par un célibat généreux pour d’autres. Comme prêtres, religieux ou religieuses pour certains. Autant de chemins de sainteté différents à la suite de Celui qui guide le troupeau vers le Père.  

Pâques en confinement – Jour 44 – Top et flop

Le confinement est l’occasion d’utiliser les réseaux sociaux pour se relier. Reste à voir la manière. 

J’avoue être mal à l’aise de voir les défis alcoolisés que se lancent des adultes sur FaceBook. Cela passe pour des étudiants en guindailles, mais voir des pères ou mères de famille boire des a-fonds d’alcool dur, sur des sites accessibles aux jeunes, cela n’est pas un bonne idée. L’alcool est n’est pas le problème… (Je suis fils de distillateur.) Mais l’alcoolisme social est une réelle plaie pour la santé et la vie en société. 

Prenons plutôt exemple du « Captain Tom », ce vétéran et héros de la seconde guerre mondiale, qui fête ses 100 ans aujourd’hui. Avec son déambulateur il a fait 100 fois le tour de son jardin pour récolter de l’argent pour le service national de santé britannique… Il a récolté 33 millions d’euro. Une haie d’honneur militaire accompagna son ultime tour. A raison, son pays vient de le nommer Colonel et a envoyé un Spitfire et un Hurricane saluer son anniversaire au-dessus de sa maison.

Un exemple à suivre par ces adultes en mal d’activités sur FaceBook. Happy birthday, Captain Tom!

Pâques en confinement – Jour 43 – Bas les masques…

Râler ne sert à rien, surtout en ce moment. Cela n’empêche cependant pas de poser des questions: est-il normal que la vente de masques par les pharmaciens ne soit pas encadrée par le domaine public? Prix fixe. Modèle de masque certifié….

Ici on vent des masques en tissus pour 16 euro, fabrications artisanale en polyester… donc lavables à 30-40 degrés, ce qui est une température trop basse pour tuer les microbes. Là, ce sont des masques papiers que peuvent soi-disant être mis dans le micro-onde pour être réutilisés, sauf que le masque s’enflamme si on le fait… Et si le client pose des questions, il lui est répondu que de nombreux masques ont déjà été vendus et que personne n’est venu se plaindre… Se plaindre de quoi? Je rappelle que le virus est très petit. Difficile de le voir grimper dans votre masque. 

Plus sérieusement, celui qui achète un masque, de préférence à un prix raisonnable, doit avoir l’assurance que ceci le protège. Tout le reste, consiste à… masquer une incapacité à préparer le déconfinement de manière responsable. 

Pâques en confinement – Jour 42 – De nos défunts, aie pitié, Seigneur.

– J’ai perdu un ami proches du Covid. Il avait 64 ans, me lance un collaborateur aujourd’hui. – Vous avez pu rendre visite? – Non, j’ai simplement pu écrire un mot.

– J’ai enterré un homme de 41 ans, sportif et sans souci de santé. Le covid l’a terrassé en peu de temps, me lance un confrère.

– Mon père souffrait dépression depuis des années. Quand il a attrapé le virus, il a refusé de se soigner… , explique la fille à un autre confère. 

– Ma mère est morte du Covid. Elle avait perdu la foi. SVP, Monsieur le Curé, ne parlez pas trop de Dieu lors des funérailles, supplient les enfants pour d’autres funérailles chez ce même confrère.

De tous nos défunts, aie pitié, Seigneur. Tu les accueilles en Ton Amour.

… En écrivant ces mots, résonne dans mon bureau, le chant d’A Dieu du grand Leonard Cohen: « Hineni, hineni, I’m ready my Lord ».     

Pâques en confinement – Jour 41 – Une coccinelle ne fait pas le printemps

Les jardiniers sont souvent de bons philosophes et de redoutables politologues. 

Une amie me confiait ce jour qu’elle était heureuse de voir des coccinelles dans son jardin. « Excellent pour me protéger des pucerons » me dit-elle.  Sauf qu’elle se rendit compte que c’étaient des coccinelles asiatiques, une espèce invasive. « Comme quoi, il n’y a pas que le virus », soupira-t-elle.  

La mondialisation des microbes et des insectes…. Une réalité qui s’impose à nous.