« Quand le pêcheur se reconnaît pécheur… » – 5e dimanche, Année C

« Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur. » (Luc 5, 1-11)

L’évangile de Jean raconte que l’appel des premiers disciples se fit à partir de l’entourage de Jean le Baptiste. Cela correspond sans doute à la réalité historique. Le récit des trois autres évangiles préfère, quant à lui, décrire un autre moment : Celui qui fit passer ces hommes de leur vie professionnelle ordinaire au service du Royaume. Ce sont des pêcheurs. Ils s’en vont donc pêcher. Mais il n’y que peu de prises ce jour-là. Jusqu’au moment où Jésus s’en mêle. Alors, Simon-Pierre comprend qu’à travers Jésus, c’est le Très-Haut qui agit. Il est pris d’effroi et se reconnaît pécheur. Jésus confirme son appel, ainsi que celui de ses compagnons : « Désormais, ce sont des hommes que tu prendras ».

Ce mercredi, nous entrons en Carême par l’imposition des cendres. Que ces 40 jours soient aussi pour nous une occasion de quelque peu laisser nos occupations profanes, pour davantage nous consacrer au service du Christ. Ce qui compte, c’est notre disponibilité. Le résultat, lui, est entre les mains d’un Autre. Le Maître de la pêche, c’est le Christ.

Une réflexion sur « « Quand le pêcheur se reconnaît pécheur… » – 5e dimanche, Année C »

  1. Merci, Eric, de nous avoir rappelé la contradiction entre les appels de simon-Pierre par Jésus, selon Jean et selon Luc. Le récit de Marc repris par Matthieu n’est lui non plus pas compatible avec celui du troisième évangéliste.
    A tort ou à raison, j’attache de l’importance aux élaborations des évangélistes à partir des données factuelles relatives à Jésus. selon toute vraisemblance, Luc a inventé un épisode de pêche miraculeuse ou (plus vraisemblablement?) il s’est servi d’un récit ancien également connu de l’école johannique mais placé par elle à la fin du quatrième évangile. Quel est son propos? Sans doute, veut-il encourager les chrétiens de son temps à porter témoignage de leur foi, en leur rappelant la force de conviction du message reçu de Jésus.
    Incidemment, on retiendra que la déontologie de Luc, qui s’insère dans une suite d’historiens au début de son évangile, est de son temps et non de notre époque. Il met en effet l’accent sur la composition de son récit à partir de ses sources.

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