« Heureux…». (Matthieu 5, 1-12a)
La plupart de nos contemporains vivent mieux que les empereurs du Moyen Age. Grâce au progrès, leur confort général est bien meilleur et leur espérance de vie, de loin supérieure. Sont-ils plus heureux pour la cause ?
Poser la question, c’est y répondre. Le bonheur requiert un minimum de sûreté matérielle, mais il ne dépend pas de cela. Il est cette étincelle qui illumine la grisaille du quotidien. Où et comment le trouver ? Mon conseil : Méditez les Béatitudes. Encore et encore.
Et puis… demandez à l’Esprit de vous souffler la réponse.
Au regard des Béatitudes, je crois profondément que sans le verset 12, celles-ci restent incompréhensibles et même irrecevables. En disant à la fin de celles-ci: « réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse car votre récompense sera grande DANS LES CIEUX », Jésus nous offre la clef qui permet de comprendre les paroles qui précèdent et qui, la plupart du temps, sont relatives au futur. Autrement dit, c’est dans l’au-delà et non sur cette terre que les affligés seront consolés, que ceux qui ont faim et soif de la justice seront rassasiés, que ceux qui ont le coeur pur verront Dieu… Tout le Nouveau Testament le clame: pour le Christ (et pour les apôtres) la première de toutes les priorités a toujours été le salut éternel des âmes et il est affligeant de constater que cette réalité fondamentale n’a plus sa place aujourd’hui. « L’assourdissant silence » face aux fins dernières est tel qu’on peut se demander si nos évêques et nos prêtres croient encore que notre vie terrestre ne s’arrête pas à la tombe.