<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	
	>
<channel>
	<title>
	Commentaires sur : Quand le débat citoyen tourne au débat de sourds	</title>
	<atom:link href="https://ericdebeukelaer.be/2011/06/03/quand-le-debat-citoyen-tourne-au-debat-de-sourds/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://ericdebeukelaer.be/2011/06/03/quand-le-debat-citoyen-tourne-au-debat-de-sourds/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Mon, 06 Jun 2011 12:48:43 +0000</lastBuildDate>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.2</generator>
	<item>
		<title>
		Par : Pierre		</title>
		<link>https://ericdebeukelaer.be/2011/06/03/quand-le-debat-citoyen-tourne-au-debat-de-sourds/#comment-228</link>

		<dc:creator><![CDATA[Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Jun 2011 10:26:38 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://ericdebeukelaer.be/?p=373#comment-228</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://ericdebeukelaer.be/2011/06/03/quand-le-debat-citoyen-tourne-au-debat-de-sourds/#comment-227&quot;&gt;Eric de Beukelaer&lt;/a&gt;.

J&#039;ai parcouru l&#039;article du &lt;a href=&quot;http://www.demorgen.be/dm/nl/989/Binnenland/article/detail/1263072/2011/05/12/Brusselse-jongeren-vaak-antisemitisch.dhtml&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;&lt;em&gt;Morgen&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;.  Je ne sais pas si l&#039;étude du professeur Elchardus peut être consultée ailleurs mais le raisonnement développé dans cet article me laisse perplexe.  En effet, quand il aborde la question de l&#039;influence du contexte international sur les sentiments « antisémites » qu’il a observés parmi les jeunes musulmans de Bruxelles, il se contente de dire que c&#039;est difficile à évaluer et puis il ajoute qu&#039;il est « peu probable » (« het lijkt twijfelachtig ») qu&#039;on puisse se contenter d&#039;une seule explication et il finit par conclure en faisant une comparaison qui semble vouloir minimiser l&#039;influence du contexte international sur le développement de cet « antisémitisme ».
Je dois avouer ne pas bien comprendre sa comparaison.  Est-ce parce que ma compréhension du néerlandais n&#039;est pas suffisante ou parce que la comparaison n&#039;est pas valable ? Je n’arrive pas à le déterminer.  Voici ce qu’il dit : « Alsof wij anti-islamitisch worden wanneer we in het Midden-Oosten dictators aan het werk zien? », ce que je traduis par : « Comme si nous devenions islamophobes quand nous voyons les dictateurs du Moyen-Orient à l’œuvre ? »
Si ma traduction est correcte, on peut se demander pourquoi il n’a plutôt fait allusion à la vague d’islamophobie qui a frappé les Etats-Unis après les attentats du 11 septembre, ce qui invalidait son raisonnement.
Par ailleurs, s’il trouve difficile d’évaluer l’influence du contexte international alors que l’on dispose d’éléments assez solides pour établir ce lien comme par exemple les propos négationnistes du président iranien ou la réaction de la Turquie après l’attaque du convoi « humanitaire » à destination de Gaza, il ne semble trouver aucune difficulté à établir une mesure incontestable de l’ « antisémitisme » des jeunes Bruxellois.

Toutes ces observations n’ont pas pour but d’ « excuser » quoi que ce soit, mais d’identifier correctement le problème.  S’il s’avère que le conflit israélo-palestinien est la cause principale de ce développement de sentiments hostiles aux juifs de la part des jeunes musulmans, les remèdes que l’on peut tenter d’y apporter  seront assez différents de ceux que l’on envisagerait si l’influence « théologique » était établie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://ericdebeukelaer.be/2011/06/03/quand-le-debat-citoyen-tourne-au-debat-de-sourds/#comment-227">Eric de Beukelaer</a>.</p>
<p>J&rsquo;ai parcouru l&rsquo;article du <a href="http://www.demorgen.be/dm/nl/989/Binnenland/article/detail/1263072/2011/05/12/Brusselse-jongeren-vaak-antisemitisch.dhtml" rel="nofollow"><em>Morgen</em></a>.  Je ne sais pas si l&rsquo;étude du professeur Elchardus peut être consultée ailleurs mais le raisonnement développé dans cet article me laisse perplexe.  En effet, quand il aborde la question de l&rsquo;influence du contexte international sur les sentiments « antisémites » qu’il a observés parmi les jeunes musulmans de Bruxelles, il se contente de dire que c&rsquo;est difficile à évaluer et puis il ajoute qu&rsquo;il est « peu probable » (« het lijkt twijfelachtig ») qu&rsquo;on puisse se contenter d&rsquo;une seule explication et il finit par conclure en faisant une comparaison qui semble vouloir minimiser l&rsquo;influence du contexte international sur le développement de cet « antisémitisme ».<br />
Je dois avouer ne pas bien comprendre sa comparaison.  Est-ce parce que ma compréhension du néerlandais n&rsquo;est pas suffisante ou parce que la comparaison n&rsquo;est pas valable ? Je n’arrive pas à le déterminer.  Voici ce qu’il dit : « Alsof wij anti-islamitisch worden wanneer we in het Midden-Oosten dictators aan het werk zien? », ce que je traduis par : « Comme si nous devenions islamophobes quand nous voyons les dictateurs du Moyen-Orient à l’œuvre ? »<br />
Si ma traduction est correcte, on peut se demander pourquoi il n’a plutôt fait allusion à la vague d’islamophobie qui a frappé les Etats-Unis après les attentats du 11 septembre, ce qui invalidait son raisonnement.<br />
Par ailleurs, s’il trouve difficile d’évaluer l’influence du contexte international alors que l’on dispose d’éléments assez solides pour établir ce lien comme par exemple les propos négationnistes du président iranien ou la réaction de la Turquie après l’attaque du convoi « humanitaire » à destination de Gaza, il ne semble trouver aucune difficulté à établir une mesure incontestable de l’ « antisémitisme » des jeunes Bruxellois.</p>
<p>Toutes ces observations n’ont pas pour but d’ « excuser » quoi que ce soit, mais d’identifier correctement le problème.  S’il s’avère que le conflit israélo-palestinien est la cause principale de ce développement de sentiments hostiles aux juifs de la part des jeunes musulmans, les remèdes que l’on peut tenter d’y apporter  seront assez différents de ceux que l’on envisagerait si l’influence « théologique » était établie.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Eric de Beukelaer		</title>
		<link>https://ericdebeukelaer.be/2011/06/03/quand-le-debat-citoyen-tourne-au-debat-de-sourds/#comment-227</link>

		<dc:creator><![CDATA[Eric de Beukelaer]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jun 2011 18:36:56 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://ericdebeukelaer.be/?p=373#comment-227</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://ericdebeukelaer.be/2011/06/03/quand-le-debat-citoyen-tourne-au-debat-de-sourds/#comment-226&quot;&gt;Pierre&lt;/a&gt;.

OK. Je pense que tu devrais aller voir toute l&#039;étude: elle ne concernait ni les musulmans, ni l&#039;anti-judaisme. Ce fut simplement une conclusion que le professeur a voulu souligner. Je pense que s&#039;en prendre au messager de la mauvaise nouvelle, comme le fait &quot;Vigilance musulmane&quot;, n&#039;est pas une façon de combattre le problème. Je considère les Belges musulmans comme des concitoyens et ne suis donc pas prêt d&#039;accepter de leur part, ce que je n&#039;accepterais pas de jeunes catholiques. Evidemment que l&#039;anti-sionisme explique les choses, mais il n&#039;excuse rien par rapport aux jeunes Belges juifs. D&#039;où mon plaidoyer pour que ces élèves se rencontrent dans mon précédant &#039;post&#039;.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://ericdebeukelaer.be/2011/06/03/quand-le-debat-citoyen-tourne-au-debat-de-sourds/#comment-226">Pierre</a>.</p>
<p>OK. Je pense que tu devrais aller voir toute l&rsquo;étude: elle ne concernait ni les musulmans, ni l&rsquo;anti-judaisme. Ce fut simplement une conclusion que le professeur a voulu souligner. Je pense que s&rsquo;en prendre au messager de la mauvaise nouvelle, comme le fait « Vigilance musulmane », n&rsquo;est pas une façon de combattre le problème. Je considère les Belges musulmans comme des concitoyens et ne suis donc pas prêt d&rsquo;accepter de leur part, ce que je n&rsquo;accepterais pas de jeunes catholiques. Evidemment que l&rsquo;anti-sionisme explique les choses, mais il n&rsquo;excuse rien par rapport aux jeunes Belges juifs. D&rsquo;où mon plaidoyer pour que ces élèves se rencontrent dans mon précédant &lsquo;post&rsquo;.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Pierre		</title>
		<link>https://ericdebeukelaer.be/2011/06/03/quand-le-debat-citoyen-tourne-au-debat-de-sourds/#comment-226</link>

		<dc:creator><![CDATA[Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jun 2011 15:51:56 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://ericdebeukelaer.be/?p=373#comment-226</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://ericdebeukelaer.be/2011/06/03/quand-le-debat-citoyen-tourne-au-debat-de-sourds/#comment-225&quot;&gt;Eric de Beukelaer&lt;/a&gt;.

Cher Eric,
Je ne pense pas perdre de vue qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une étude sociologique.  Au contraire, les critiques que j’ai formulées à l&#039;égard de cette étude sur base des extraits que tu as cités portent d&#039;abord sur la méthode.  Il n’est à mon sens pas possible de mesurer objectivement quelque chose comme l’antisémitisme.  C’est un peu comme si on voulait faire une enquête sociologique sur la pédophilie en interrogeant les gens pour savoir s’ils avaient vécu ou non des expériences sexuelles avec des enfants.  La seule mesure que l’on obtiendra sera celle du nombre de personnes qui sont assez inconscientes pour oser avouer voire imaginer avoir eu une expérience pédophile.  Rien à voir donc avec la réalité de la pédophilie.
N’ayant pas eu l’occasion de consulter l’ensemble de l’étude du professeur Elchardus, je ne peux pas affirmer qu’il n’a fait aucune mise en garde pour inciter à une certaine prudence dans l’interprétation des résultats qu’il a obtenus, mais même s’il l’a fait, je constate que lui-même s’est fourvoyé dans cette interprétation en utilisant un terme inadéquat.
Si justement son étude avait été « théologique » et qu’il avait démontré par des citations incontestables de textes religieux de l’Islam qu’il existait des éléments de nature à nourrir l’antisémitisme qu’il a constaté dans les écoles bruxelloises parmi les jeunes musulmans, mes maigres connaissances de la religion islamique ne me permettraient pas de contester ses conclusions.  Ce n’est manifestement pas le cas.
Je ne vois pas non plus en quoi cette étude qui arrive à des conclusions erronées peut contribuer à trouver des solutions.  Au contraire, en venant coller sur l’antisionisme des jeunes musulmans de Bruxelles l’étiquette d’antisémitisme, on risque plutôt d’arriver à une radicalisation de ces positions et à un accroissement des peurs au sein de la communauté juive.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://ericdebeukelaer.be/2011/06/03/quand-le-debat-citoyen-tourne-au-debat-de-sourds/#comment-225">Eric de Beukelaer</a>.</p>
<p>Cher Eric,<br />
Je ne pense pas perdre de vue qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une étude sociologique.  Au contraire, les critiques que j’ai formulées à l&rsquo;égard de cette étude sur base des extraits que tu as cités portent d&rsquo;abord sur la méthode.  Il n’est à mon sens pas possible de mesurer objectivement quelque chose comme l’antisémitisme.  C’est un peu comme si on voulait faire une enquête sociologique sur la pédophilie en interrogeant les gens pour savoir s’ils avaient vécu ou non des expériences sexuelles avec des enfants.  La seule mesure que l’on obtiendra sera celle du nombre de personnes qui sont assez inconscientes pour oser avouer voire imaginer avoir eu une expérience pédophile.  Rien à voir donc avec la réalité de la pédophilie.<br />
N’ayant pas eu l’occasion de consulter l’ensemble de l’étude du professeur Elchardus, je ne peux pas affirmer qu’il n’a fait aucune mise en garde pour inciter à une certaine prudence dans l’interprétation des résultats qu’il a obtenus, mais même s’il l’a fait, je constate que lui-même s’est fourvoyé dans cette interprétation en utilisant un terme inadéquat.<br />
Si justement son étude avait été « théologique » et qu’il avait démontré par des citations incontestables de textes religieux de l’Islam qu’il existait des éléments de nature à nourrir l’antisémitisme qu’il a constaté dans les écoles bruxelloises parmi les jeunes musulmans, mes maigres connaissances de la religion islamique ne me permettraient pas de contester ses conclusions.  Ce n’est manifestement pas le cas.<br />
Je ne vois pas non plus en quoi cette étude qui arrive à des conclusions erronées peut contribuer à trouver des solutions.  Au contraire, en venant coller sur l’antisionisme des jeunes musulmans de Bruxelles l’étiquette d’antisémitisme, on risque plutôt d’arriver à une radicalisation de ces positions et à un accroissement des peurs au sein de la communauté juive.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Eric de Beukelaer		</title>
		<link>https://ericdebeukelaer.be/2011/06/03/quand-le-debat-citoyen-tourne-au-debat-de-sourds/#comment-225</link>

		<dc:creator><![CDATA[Eric de Beukelaer]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jun 2011 12:24:54 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://ericdebeukelaer.be/?p=373#comment-225</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://ericdebeukelaer.be/2011/06/03/quand-le-debat-citoyen-tourne-au-debat-de-sourds/#comment-224&quot;&gt;Pierre&lt;/a&gt;.

Merci de cette réaction, cher Pierre: Je pense cependant que tu perds de vue qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une étude sociologique et non &quot;théologique&quot;: le professeur de la VUB s&#039;est contenté de constater que l&#039;appartenance à l&#039;islam causait des préjugés anti-juifs chez nombre de jeunes Bruxellois. Si j&#039;ajoute que les écoles à majorité juives de Bruxelles se sentent obligées de faire protéger leur enfants à la rentrée et la sortie des classes, je pense quant à moi qu&#039;il est important de parler des problèmes, non pas pour stigmatiser qui que ce soit, mais pour y trouver des solutions respectueuses de chacun. Et ceux qui lisent ce que j&#039;ai écrit dans &quot;la mère de tous les conflits&quot; savent, par ailleurs, ce que je pense du conflit israélo-palestinien.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://ericdebeukelaer.be/2011/06/03/quand-le-debat-citoyen-tourne-au-debat-de-sourds/#comment-224">Pierre</a>.</p>
<p>Merci de cette réaction, cher Pierre: Je pense cependant que tu perds de vue qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une étude sociologique et non « théologique »: le professeur de la VUB s&rsquo;est contenté de constater que l&rsquo;appartenance à l&rsquo;islam causait des préjugés anti-juifs chez nombre de jeunes Bruxellois. Si j&rsquo;ajoute que les écoles à majorité juives de Bruxelles se sentent obligées de faire protéger leur enfants à la rentrée et la sortie des classes, je pense quant à moi qu&rsquo;il est important de parler des problèmes, non pas pour stigmatiser qui que ce soit, mais pour y trouver des solutions respectueuses de chacun. Et ceux qui lisent ce que j&rsquo;ai écrit dans « la mère de tous les conflits » savent, par ailleurs, ce que je pense du conflit israélo-palestinien.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Pierre		</title>
		<link>https://ericdebeukelaer.be/2011/06/03/quand-le-debat-citoyen-tourne-au-debat-de-sourds/#comment-224</link>

		<dc:creator><![CDATA[Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jun 2011 11:35:04 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://ericdebeukelaer.be/?p=373#comment-224</guid>

					<description><![CDATA[J&#039;ai longtemps hésité avant d&#039;ajouter un commentaire à ce texte, mais j&#039;en suis arrivé à la conclusion qu&#039;il était important de le faire pour justement sortir de cette logique du dialogue de sourds.
J’avais déjà ressenti un profond malaise en lisant le texte intitulé « Antisémitisme à l’école – Forcer la rencontre entre élèves ».  Je m’étais dès cette première lecture interrogé sur l’utilité de l’étude de la VUB.  En relisant maintenant les citations du professeur Elchardus et apprenant la réaction qu’elles ont suscitée de la part de « Vigilance musulmane », je m’interroge davantage encore sur la rigueur scientifique de la méthode utilisée pour mener cette étude et sur la pertinence des conclusions qui en ont été tirées.
Etait-il vraiment utile de mener une étude dans les écoles de Bruxelles pour constater que la non-résolution du problème israëlo-palestinien est à l’origine de sentiments d’hostilité à l’égard de la communauté juive de la part de certains membres de la communauté musulmane ? Je pense que presque tout le monde était en mesure d’apporter la réponse correcte à cette question sans qu’une étude « scientifique » ne soit menée.  A cela, on me répondra peut-être qu’il était important de disposer de chiffres pour mesurer objectivement l’ampleur du phénomène.  Mais justement l’antisémitisme est une notion qui échappe en grande partie à toute tentative de quantification objective.  L’utilisation de ce concept pour désigner les différentes formes d’hostilité aux membres de la communauté juive pose d’ailleurs problème, à tel point que certains historiens en contestent l’usage pour désigner les attitudes hostiles à l’égard des juifs antérieures au 19e siècle et préfèrent lui substituer des termes comme « antijudaïsme » ou « judéophobie ».
Dans tous les cas, même si les discours sont similaires (la littérature antisémite de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle se voit depuis quelques années gratifiée d’un regain d’intérêt dans certains pays arabes, ainsi &lt;em&gt;Le protocole des sages de Sion&lt;/em&gt;, ce faux fabriqué à la demande de la police politique des derniers tsars de Russie pour accréditer l’idée de l’existence d’un complot juif visant à s’emparer du pouvoir mondial, a connu récemment plusieurs rééditions en Egypte et dans d’autres pays arabes), il est important de faire des distinctions entre les différentes formes d’hostilité aux juifs.
Même si ça ne le rend pas nécessairement plus acceptable ni plus intelligent, ce que le professeur Elchardus qualifie d’antisémitisme de la part de certaines jeunes musulmans apparaît d’abord et avant tout comme une prise de position dans le conflit &lt;strong&gt;politique&lt;/strong&gt; qui oppose Israéliens et Palestiniens depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948.  Cette attitude n’est en soi pas fondamentalement différente de l’anglophobie de certains Français qui n’ont toujours pas digéré la défaite de Waterloo.
A l’inverse, l’antisémitisme européen qui a abouti au projet d’extermination de la « race juive » par les nazis ne repose pas sur un conflit réel, mais sur un pur fantasme et une peur imaginaire et totalement irrationnelle.  Si, comme l’a exprimé Barack Obama, la création d’un Etat palestinien pourrait permettre une diminution des tensions entre pays arabes et l’Etat d’Israël, mais aussi au niveau mondial et aussi une réduction des sentiments d’hostilité éprouvés par certains jeunes musulmans à l’égard des juifs, rien, à part une meilleure éducation et une meilleure information, ne semble pouvoir réduire l’antisémitisme persistant parmi les jeunes Bruxellois « autochtones », ce qui est, en fait, le phénomène le plus inquiétant mis en lumière par cette étude.
Si l’on ajoute à cela que cet antisémitisme raciste qui refusait aux Européens de confession juive le statut de citoyens à part entière est directement à l’origine du problème israëlo-palestinien puisque c’est en étant témoin de l’iniquité du procès de Dreyfus que Théodore Herzl a conçu l’idée d’un retour en Israël où les Juifs pourraient enfin disposer d’un Etat à eux, on comprendra peut-être mieux que les bases de l’étude du professeur Elchardus posent problème.
Mais venons-en à l’erreur la plus grave de cette étude. Est-ce parce que le professeur Elchardus enseigne à la VUB et qu’il n’aurait de ce fait en matière religieuse aucune connaissance réelle sinon les préjugés simplistes et caricaturaux de l’anticléricalisme primaire ? Toujours est-il que conclure du fait qu’il existe une corrélation entre l’appartenance à la religion musulmane et le fait d’éprouver des sentiments antisémites est la conséquence d’une « inspiration théologique » est totalement erroné.  On peut trouver sous la plume de certains auteurs chrétiens l’accusation de déicide formulée à l’encontre des Juifs et voir là une origine « théologique » de l’antijudaïsme qui s’est manifesté au cours des siècles dans la chrétienté sous forme d’exclusions (les ghettos, l’obligation du port d’un signe distinctif, l’interdiction d’exercer certaines professions…), d’expulsions et de massacres, même si nombre d’auteurs ont affirmé que le peuple juif ne devait pas être tenu pour responsable collectivement de la crucifixion.  En revanche, je ne vois pas (mais je ne suis pas un spécialiste de la religion musulmane) sur quelle base « théologique » un antisémitisme musulman se fonderait.
Face à de telles approximations, il est donc utile de réagir.  Peut-être aurait-il été préférable d’envisager une autre voie qu’une action en justice comme le revendique « Vigilance musulmane ». Mais dans un monde où on est submergé sous le flot des informations les plus contradictoires, les tribunaux ne sont-ils pas devenus le seul lieu où quelqu’un a encore autorité pour établir la vérité, même si elle n’est que judiciaire.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&rsquo;ai longtemps hésité avant d&rsquo;ajouter un commentaire à ce texte, mais j&rsquo;en suis arrivé à la conclusion qu&rsquo;il était important de le faire pour justement sortir de cette logique du dialogue de sourds.<br />
J’avais déjà ressenti un profond malaise en lisant le texte intitulé « Antisémitisme à l’école – Forcer la rencontre entre élèves ».  Je m’étais dès cette première lecture interrogé sur l’utilité de l’étude de la VUB.  En relisant maintenant les citations du professeur Elchardus et apprenant la réaction qu’elles ont suscitée de la part de « Vigilance musulmane », je m’interroge davantage encore sur la rigueur scientifique de la méthode utilisée pour mener cette étude et sur la pertinence des conclusions qui en ont été tirées.<br />
Etait-il vraiment utile de mener une étude dans les écoles de Bruxelles pour constater que la non-résolution du problème israëlo-palestinien est à l’origine de sentiments d’hostilité à l’égard de la communauté juive de la part de certains membres de la communauté musulmane ? Je pense que presque tout le monde était en mesure d’apporter la réponse correcte à cette question sans qu’une étude « scientifique » ne soit menée.  A cela, on me répondra peut-être qu’il était important de disposer de chiffres pour mesurer objectivement l’ampleur du phénomène.  Mais justement l’antisémitisme est une notion qui échappe en grande partie à toute tentative de quantification objective.  L’utilisation de ce concept pour désigner les différentes formes d’hostilité aux membres de la communauté juive pose d’ailleurs problème, à tel point que certains historiens en contestent l’usage pour désigner les attitudes hostiles à l’égard des juifs antérieures au 19e siècle et préfèrent lui substituer des termes comme « antijudaïsme » ou « judéophobie ».<br />
Dans tous les cas, même si les discours sont similaires (la littérature antisémite de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle se voit depuis quelques années gratifiée d’un regain d’intérêt dans certains pays arabes, ainsi <em>Le protocole des sages de Sion</em>, ce faux fabriqué à la demande de la police politique des derniers tsars de Russie pour accréditer l’idée de l’existence d’un complot juif visant à s’emparer du pouvoir mondial, a connu récemment plusieurs rééditions en Egypte et dans d’autres pays arabes), il est important de faire des distinctions entre les différentes formes d’hostilité aux juifs.<br />
Même si ça ne le rend pas nécessairement plus acceptable ni plus intelligent, ce que le professeur Elchardus qualifie d’antisémitisme de la part de certaines jeunes musulmans apparaît d’abord et avant tout comme une prise de position dans le conflit <strong>politique</strong> qui oppose Israéliens et Palestiniens depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948.  Cette attitude n’est en soi pas fondamentalement différente de l’anglophobie de certains Français qui n’ont toujours pas digéré la défaite de Waterloo.<br />
A l’inverse, l’antisémitisme européen qui a abouti au projet d’extermination de la « race juive » par les nazis ne repose pas sur un conflit réel, mais sur un pur fantasme et une peur imaginaire et totalement irrationnelle.  Si, comme l’a exprimé Barack Obama, la création d’un Etat palestinien pourrait permettre une diminution des tensions entre pays arabes et l’Etat d’Israël, mais aussi au niveau mondial et aussi une réduction des sentiments d’hostilité éprouvés par certains jeunes musulmans à l’égard des juifs, rien, à part une meilleure éducation et une meilleure information, ne semble pouvoir réduire l’antisémitisme persistant parmi les jeunes Bruxellois « autochtones », ce qui est, en fait, le phénomène le plus inquiétant mis en lumière par cette étude.<br />
Si l’on ajoute à cela que cet antisémitisme raciste qui refusait aux Européens de confession juive le statut de citoyens à part entière est directement à l’origine du problème israëlo-palestinien puisque c’est en étant témoin de l’iniquité du procès de Dreyfus que Théodore Herzl a conçu l’idée d’un retour en Israël où les Juifs pourraient enfin disposer d’un Etat à eux, on comprendra peut-être mieux que les bases de l’étude du professeur Elchardus posent problème.<br />
Mais venons-en à l’erreur la plus grave de cette étude. Est-ce parce que le professeur Elchardus enseigne à la VUB et qu’il n’aurait de ce fait en matière religieuse aucune connaissance réelle sinon les préjugés simplistes et caricaturaux de l’anticléricalisme primaire ? Toujours est-il que conclure du fait qu’il existe une corrélation entre l’appartenance à la religion musulmane et le fait d’éprouver des sentiments antisémites est la conséquence d’une « inspiration théologique » est totalement erroné.  On peut trouver sous la plume de certains auteurs chrétiens l’accusation de déicide formulée à l’encontre des Juifs et voir là une origine « théologique » de l’antijudaïsme qui s’est manifesté au cours des siècles dans la chrétienté sous forme d’exclusions (les ghettos, l’obligation du port d’un signe distinctif, l’interdiction d’exercer certaines professions…), d’expulsions et de massacres, même si nombre d’auteurs ont affirmé que le peuple juif ne devait pas être tenu pour responsable collectivement de la crucifixion.  En revanche, je ne vois pas (mais je ne suis pas un spécialiste de la religion musulmane) sur quelle base « théologique » un antisémitisme musulman se fonderait.<br />
Face à de telles approximations, il est donc utile de réagir.  Peut-être aurait-il été préférable d’envisager une autre voie qu’une action en justice comme le revendique « Vigilance musulmane ». Mais dans un monde où on est submergé sous le flot des informations les plus contradictoires, les tribunaux ne sont-ils pas devenus le seul lieu où quelqu’un a encore autorité pour établir la vérité, même si elle n’est que judiciaire.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Pierre René Mélon		</title>
		<link>https://ericdebeukelaer.be/2011/06/03/quand-le-debat-citoyen-tourne-au-debat-de-sourds/#comment-223</link>

		<dc:creator><![CDATA[Pierre René Mélon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jun 2011 17:12:18 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://ericdebeukelaer.be/?p=373#comment-223</guid>

					<description><![CDATA[Dommage en effet que certains cercles laïques prennent leurs opinions pour de nouvelles Tables de la Loi. Leur argumentation est faiblarde et l&#039;on sent sur ces questions de vie et de mort une crispation et une nervosité qui tient plus du &quot;droit acquis&quot; syndical que du débat, voire de la simple libre pensée. Les partisans de l&#039;avortement veulent confiner les &quot;pro life&quot; au domaine carcéral de la religion. 
Pour ma part, si je suis opposé à l&#039;avortement, ce n&#039;est pas par obéissance à un dogme religieux, mais par libre choix intellectuel et par un réflexe humaniste élémentaire envers le frère embryon que je fus moi-même...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dommage en effet que certains cercles laïques prennent leurs opinions pour de nouvelles Tables de la Loi. Leur argumentation est faiblarde et l&rsquo;on sent sur ces questions de vie et de mort une crispation et une nervosité qui tient plus du « droit acquis » syndical que du débat, voire de la simple libre pensée. Les partisans de l&rsquo;avortement veulent confiner les « pro life » au domaine carcéral de la religion.<br />
Pour ma part, si je suis opposé à l&rsquo;avortement, ce n&rsquo;est pas par obéissance à un dogme religieux, mais par libre choix intellectuel et par un réflexe humaniste élémentaire envers le frère embryon que je fus moi-même&#8230;</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
	</channel>
</rss>
