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	Commentaires sur : Sexualité &#8211; Faut-il perdre la foi pour s&#8217;épanouir?	</title>
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		<title>
		Par : Eric de Beukelaer		</title>
		<link>https://ericdebeukelaer.be/2011/05/30/sexualite-faut-il-perdre-la-foi-pour-sepanouir/#comment-217</link>

		<dc:creator><![CDATA[Eric de Beukelaer]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jun 2011 08:35:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://ericdebeukelaer.be/2011/05/30/sexualite-faut-il-perdre-la-foi-pour-sepanouir/#comment-216&quot;&gt;Pierre&lt;/a&gt;.

Merci pour ce long commentaire.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://ericdebeukelaer.be/2011/05/30/sexualite-faut-il-perdre-la-foi-pour-sepanouir/#comment-216">Pierre</a>.</p>
<p>Merci pour ce long commentaire.</p>
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		<title>
		Par : Pierre		</title>
		<link>https://ericdebeukelaer.be/2011/05/30/sexualite-faut-il-perdre-la-foi-pour-sepanouir/#comment-216</link>

		<dc:creator><![CDATA[Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jun 2011 07:51:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le stoïcisme a eu également une influence importante sur le christianisme.  Mais plus que les influences philosophiques, les circonstances historiques ont joué un rôle dans la construction de la morale sexuelle chrétienne.  L&#039;effondrement de l&#039;Empire romain d&#039;Occident a eu une influence déterminante.  Tout d&#039;abord parce qu&#039;il a profondément marqué les esprits de ceux qui l&#039;ont vécu et notamment saint Augustin qui, à la suite du sac de Rome en 410 par les Wisigoths, entreprend la rédaction de son livre &lt;em&gt;La Cité de Dieu&lt;/em&gt; dans lequel il développe une vision profondément pessimiste de la condition humaine dont tous les espoirs doivent se reporter sur la vie éternelle et non sur la vie terrestre.  Dans une telle perspective, toute recherche de jouissance terrestre est mauvaise car elle détourne du but ultime.
Mais l&#039;effondrement de l&#039;Empire romain aura également d&#039;autres conséquences.  La disparition des institutions politiques romaines provoquée par les invasions barbares s&#039;accompagne en effet d&#039;un déclin des activités urbaines dont la vitalité dépendait notamment des échanges commerciaux qui quasiment s&#039;interrompent. Un repli économique s&#039;opère vers une agriculture de subsistance dont les rendements suffisent parfois à peine à renouveler les semences.  Dans ces circonstances, tous les lieux de culture comme les écoles, les théâtres, les bibliothèques... disparaissent.  La culture ne disparaît toutefois pas complètement car elle trouve un refuge dans les monastères dont la copie des textes va devenir une des activités les plus importantes.
Le résultat de cette évolution est que la quasi-totalité des lettrés et des auteurs du Moyen Age seront des clercs et même majoritairement des moines et quand ils rédigeront des traités de théologie morale, ils placeront la vie monastique (leur propre mode de vie) au sommet de la hiérarchie des modes de vie.  Etant donné que la chasteté fait partie des voeux monastiques, elle se retrouvera ainsi propulsée au rang de vertu qui permet d&#039;atteindre la perfection et la sexualité (ou plutôt la faiblesse de la chair pour employer le vocabulaire qui avait cours à l&#039;époque) sera ravalée au rang d&#039;obstacle dans la voie de la perfection, tout juste tolérable si elle a pour but la procréation.
L&#039;impact de cette morale extrêmement rigoureuse n&#039;a toutefois qu&#039;un impact limité sur les populations, y compris sur les prêtres de paroisse, souvent aussi incultes que leurs paroissiens et ayant femme et enfants sans que cela ne préoccupe outre mesure la hiérarchie ecclésiastique.  C&#039;est seulement au 4e concile du Latran (1215) que le mariage est défini comme l&#039;un des 7 sacrements.  C&#039;est aussi lors de ce même concile que les empêchements de parenté qui s&#039;étendaient jusque là de manière complètement irréaliste jusqu&#039;au 8e degré seront réduits à la norme plus applicable du 4e degré.  Il faut toutefois attendre la dernière session du Concile de Trente (1563) pour que la présence du &quot;propre curé&quot; au mariage des époux soit érigée en condition de validité du mariage et que des efforts soient faits pour &quot;moraliser&quot; les populations chrétiennes, mais aussi améliorer la qualité du clergé séculier grâce à la création des séminaires.
C&#039;est également à cette même époque que quelques timides pas seront faits dans le sens d&#039;une revalorisation du mariage sous la plume de prêtres séculiers (notamment François de Sales mais aussi plusieurs auteurs jésuites qui seront l&#039;objet de vives critiques de la part de Pascal pour leur &quot;laxisme&quot; dans les &lt;em&gt;Provinciales&lt;/em&gt;).

A la différence du christianisme, ni le judaïsme, ni l&#039;Islam n&#039;ont connu une période où les moines étaient les seuls détenteurs du savoir.  L&#039;idéal monastique n&#039;est donc pas devenu au sein de ces religions l&#039;image de la perfection.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le stoïcisme a eu également une influence importante sur le christianisme.  Mais plus que les influences philosophiques, les circonstances historiques ont joué un rôle dans la construction de la morale sexuelle chrétienne.  L&rsquo;effondrement de l&rsquo;Empire romain d&rsquo;Occident a eu une influence déterminante.  Tout d&rsquo;abord parce qu&rsquo;il a profondément marqué les esprits de ceux qui l&rsquo;ont vécu et notamment saint Augustin qui, à la suite du sac de Rome en 410 par les Wisigoths, entreprend la rédaction de son livre <em>La Cité de Dieu</em> dans lequel il développe une vision profondément pessimiste de la condition humaine dont tous les espoirs doivent se reporter sur la vie éternelle et non sur la vie terrestre.  Dans une telle perspective, toute recherche de jouissance terrestre est mauvaise car elle détourne du but ultime.<br />
Mais l&rsquo;effondrement de l&rsquo;Empire romain aura également d&rsquo;autres conséquences.  La disparition des institutions politiques romaines provoquée par les invasions barbares s&rsquo;accompagne en effet d&rsquo;un déclin des activités urbaines dont la vitalité dépendait notamment des échanges commerciaux qui quasiment s&rsquo;interrompent. Un repli économique s&rsquo;opère vers une agriculture de subsistance dont les rendements suffisent parfois à peine à renouveler les semences.  Dans ces circonstances, tous les lieux de culture comme les écoles, les théâtres, les bibliothèques&#8230; disparaissent.  La culture ne disparaît toutefois pas complètement car elle trouve un refuge dans les monastères dont la copie des textes va devenir une des activités les plus importantes.<br />
Le résultat de cette évolution est que la quasi-totalité des lettrés et des auteurs du Moyen Age seront des clercs et même majoritairement des moines et quand ils rédigeront des traités de théologie morale, ils placeront la vie monastique (leur propre mode de vie) au sommet de la hiérarchie des modes de vie.  Etant donné que la chasteté fait partie des voeux monastiques, elle se retrouvera ainsi propulsée au rang de vertu qui permet d&rsquo;atteindre la perfection et la sexualité (ou plutôt la faiblesse de la chair pour employer le vocabulaire qui avait cours à l&rsquo;époque) sera ravalée au rang d&rsquo;obstacle dans la voie de la perfection, tout juste tolérable si elle a pour but la procréation.<br />
L&rsquo;impact de cette morale extrêmement rigoureuse n&rsquo;a toutefois qu&rsquo;un impact limité sur les populations, y compris sur les prêtres de paroisse, souvent aussi incultes que leurs paroissiens et ayant femme et enfants sans que cela ne préoccupe outre mesure la hiérarchie ecclésiastique.  C&rsquo;est seulement au 4e concile du Latran (1215) que le mariage est défini comme l&rsquo;un des 7 sacrements.  C&rsquo;est aussi lors de ce même concile que les empêchements de parenté qui s&rsquo;étendaient jusque là de manière complètement irréaliste jusqu&rsquo;au 8e degré seront réduits à la norme plus applicable du 4e degré.  Il faut toutefois attendre la dernière session du Concile de Trente (1563) pour que la présence du « propre curé » au mariage des époux soit érigée en condition de validité du mariage et que des efforts soient faits pour « moraliser » les populations chrétiennes, mais aussi améliorer la qualité du clergé séculier grâce à la création des séminaires.<br />
C&rsquo;est également à cette même époque que quelques timides pas seront faits dans le sens d&rsquo;une revalorisation du mariage sous la plume de prêtres séculiers (notamment François de Sales mais aussi plusieurs auteurs jésuites qui seront l&rsquo;objet de vives critiques de la part de Pascal pour leur « laxisme » dans les <em>Provinciales</em>).</p>
<p>A la différence du christianisme, ni le judaïsme, ni l&rsquo;Islam n&rsquo;ont connu une période où les moines étaient les seuls détenteurs du savoir.  L&rsquo;idéal monastique n&rsquo;est donc pas devenu au sein de ces religions l&rsquo;image de la perfection.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Eric de Beukelaer		</title>
		<link>https://ericdebeukelaer.be/2011/05/30/sexualite-faut-il-perdre-la-foi-pour-sepanouir/#comment-210</link>

		<dc:creator><![CDATA[Eric de Beukelaer]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 May 2011 19:15:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://ericdebeukelaer.be/2011/05/30/sexualite-faut-il-perdre-la-foi-pour-sepanouir/#comment-208&quot;&gt;Pierre René Mélon&lt;/a&gt;.

Vaste débat, en effet. Platonisme, certainement. Mais aussi, je pense, (lire &quot;la peur en occident de J. Delumeau) résultante des grandes peurs qui ont accompagné l&#039;Occident depuis le XIVe et la grande peste.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://ericdebeukelaer.be/2011/05/30/sexualite-faut-il-perdre-la-foi-pour-sepanouir/#comment-208">Pierre René Mélon</a>.</p>
<p>Vaste débat, en effet. Platonisme, certainement. Mais aussi, je pense, (lire « la peur en occident de J. Delumeau) résultante des grandes peurs qui ont accompagné l&rsquo;Occident depuis le XIVe et la grande peste.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Pierre René Mélon		</title>
		<link>https://ericdebeukelaer.be/2011/05/30/sexualite-faut-il-perdre-la-foi-pour-sepanouir/#comment-208</link>

		<dc:creator><![CDATA[Pierre René Mélon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 May 2011 19:02:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Il y a un paradoxe : les religions chrétiennes - qui croient en l&#039;Incarnation de Dieu -, ont développé une théologie et une praxis très désincarnées en comparaison du judaïsme et de l&#039;islam. Comme si l&#039;irruption de Jésus dans la chair avait conduit à une &quot;vaporisation&quot; subséquente du corps humain, vécu comme un boulet, un &quot;frère âne&quot;, un animal à dompter, plutôt que comme un compagnon, comme le réceptacle de l&#039;Esprit. Sans doute aussi sous l&#039;influence du platonisme et de la relecture des anciens Grecs par les Pères de l&#039;Eglise. Vaste débat.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a un paradoxe : les religions chrétiennes &#8211; qui croient en l&rsquo;Incarnation de Dieu -, ont développé une théologie et une praxis très désincarnées en comparaison du judaïsme et de l&rsquo;islam. Comme si l&rsquo;irruption de Jésus dans la chair avait conduit à une « vaporisation » subséquente du corps humain, vécu comme un boulet, un « frère âne », un animal à dompter, plutôt que comme un compagnon, comme le réceptacle de l&rsquo;Esprit. Sans doute aussi sous l&rsquo;influence du platonisme et de la relecture des anciens Grecs par les Pères de l&rsquo;Eglise. Vaste débat.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Pierre		</title>
		<link>https://ericdebeukelaer.be/2011/05/30/sexualite-faut-il-perdre-la-foi-pour-sepanouir/#comment-203</link>

		<dc:creator><![CDATA[Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 May 2011 07:44:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Etrange discours que celui qui essaie de démontrer que la foi chrétienne ne serait en rien un frein à l&#039;épanouissement sexuel.  Encore plus surprenant est ce commentaire qui prétend détourner les paroles de saint Augustin pour en faire une incitation à l&#039;hédonisme alors que ses écrits ont grandement contribué à l&#039;assimilation entre péché originel et acte sexuel !
Pendant des siècles, la position de l&#039;Eglise catholique a pourtant toujours été très claire : tout acte sexuel qui n&#039;avait pas pour finalité la procréation au sein d&#039;un mariage légitime était un péché mortel et même au sein du mariage, elle affirmait à la suite de saint Jérôme et de saint Ambroise, que celui qui se montrait trop amoureux de sa femme commettait un &lt;strong&gt;adultère&lt;/strong&gt;, l&#039;idéal étant en fait la chasteté et le mariage étant considéré comme un pis-aller pour ceux qui ne pourraient pas s&#039;empêcher de brûler. (Cor. VII, 8-9)
A l&#039;heure actuelle, même si l&#039;affirmation de ces règles a perdu une partie de sa vigueur, elles n&#039;ont jamais été déclarées obsolètes et sous-tendent encore les interventions pontificales en matière de contraception et de prévention du Sida.
La comparaison faite sur les &quot;performances&quot; en matière d&#039;épanouissement sexuel entre catholiques et athées ne met donc pas en lumière que &quot;la foi bien vécue ne brime[rait] pas la sexualité&quot;, mais la capacité des catholiques à s&#039;accommoder de l&#039;existence de règles qu&#039;ils ne respectent pas.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Etrange discours que celui qui essaie de démontrer que la foi chrétienne ne serait en rien un frein à l&rsquo;épanouissement sexuel.  Encore plus surprenant est ce commentaire qui prétend détourner les paroles de saint Augustin pour en faire une incitation à l&rsquo;hédonisme alors que ses écrits ont grandement contribué à l&rsquo;assimilation entre péché originel et acte sexuel !<br />
Pendant des siècles, la position de l&rsquo;Eglise catholique a pourtant toujours été très claire : tout acte sexuel qui n&rsquo;avait pas pour finalité la procréation au sein d&rsquo;un mariage légitime était un péché mortel et même au sein du mariage, elle affirmait à la suite de saint Jérôme et de saint Ambroise, que celui qui se montrait trop amoureux de sa femme commettait un <strong>adultère</strong>, l&rsquo;idéal étant en fait la chasteté et le mariage étant considéré comme un pis-aller pour ceux qui ne pourraient pas s&#8217;empêcher de brûler. (Cor. VII, 8-9)<br />
A l&rsquo;heure actuelle, même si l&rsquo;affirmation de ces règles a perdu une partie de sa vigueur, elles n&rsquo;ont jamais été déclarées obsolètes et sous-tendent encore les interventions pontificales en matière de contraception et de prévention du Sida.<br />
La comparaison faite sur les « performances » en matière d&rsquo;épanouissement sexuel entre catholiques et athées ne met donc pas en lumière que « la foi bien vécue ne brime[rait] pas la sexualité », mais la capacité des catholiques à s&rsquo;accommoder de l&rsquo;existence de règles qu&rsquo;ils ne respectent pas.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Leidgens Henri-Richard		</title>
		<link>https://ericdebeukelaer.be/2011/05/30/sexualite-faut-il-perdre-la-foi-pour-sepanouir/#comment-200</link>

		<dc:creator><![CDATA[Leidgens Henri-Richard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 May 2011 10:09:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Effectivement, mon cher Eric, la foi bien vécue ne brime pas la sexualité, je dirais même qu&#039;elle nous ouvre les sens à la beauté de la nature, au charme mystérieux des femmes, à tout ce qui nous rend pleinement vivants et épanouis sur cette terre et parmi tous les êtres humains.
Cela dit, il est vrai que, par le passé, la religion catholique a souvent diabolisé la sexualité. Quelques séquelles subsistent encore dans le psychisme et le comportement de pas mal d&#039;adultes ayant connu cela durant leur jeunesse. La libératon sexuelle n&#039;a pas eu que des aspects négatifs, mais encore faut-il arriver à stabiliser le balancier pour ne pas plonger d&#039;une extrême à l&#039;autre. Le culte de la performance dans tous les domaines a atteint aussi celui de la sexualité. La perte du respect d&#039;autrui, de sa personne, de son corps, de son intégrité amène aux débordements que l&#039;on observe aujourd&#039;hui ( mais cela n&#039;a-t-il pas existé de tous temps ? ). La fidélité est un mot bafoué parce que mal compris. Une sexualité de couple, cela se construit à deux. La fantaisie peut y trouver sa place. Le maître mot est : amour. Ce qui suppose l&#039;affection, la tendresse, le respect mutuel. On pourrait détourner quelque peu cette parole de St Augustin pour l&#039;appliquer ici : &quot;Aimes et fais ce qu&#039;il te plaît&quot;. 
Et la &quot;sexualité&quot; se limite-t-elle à un seul partenaire ?. Prix dans son sens général, certainement pas. Il nous est impossible de brimer notre sensualité. Nous pouvons être sensible au charme de quelqu&#039;un et même le lui exprimer. Il convient en fait d&#039;aimer l&#039;autre pour ce qu&#039;il est et de rester ouvert au miracle de la rencontre, à l&#039;accueil de la différence. Personnellement, je suis très sensible eu charme des femmes et des enfants; je suis toujours heureux en leur compagnie. Au lieu de nous préoccuper autant de notre sexualité, si nous cultivions d&#039;avantage notre sensibilité et notre sensualité, les rapports entre les êtres seraient certainement meilleurs, plus vrais et plus profonds. Et le monde deviendrait peut-être plus fraternel.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Effectivement, mon cher Eric, la foi bien vécue ne brime pas la sexualité, je dirais même qu&rsquo;elle nous ouvre les sens à la beauté de la nature, au charme mystérieux des femmes, à tout ce qui nous rend pleinement vivants et épanouis sur cette terre et parmi tous les êtres humains.<br />
Cela dit, il est vrai que, par le passé, la religion catholique a souvent diabolisé la sexualité. Quelques séquelles subsistent encore dans le psychisme et le comportement de pas mal d&rsquo;adultes ayant connu cela durant leur jeunesse. La libératon sexuelle n&rsquo;a pas eu que des aspects négatifs, mais encore faut-il arriver à stabiliser le balancier pour ne pas plonger d&rsquo;une extrême à l&rsquo;autre. Le culte de la performance dans tous les domaines a atteint aussi celui de la sexualité. La perte du respect d&rsquo;autrui, de sa personne, de son corps, de son intégrité amène aux débordements que l&rsquo;on observe aujourd&rsquo;hui ( mais cela n&rsquo;a-t-il pas existé de tous temps ? ). La fidélité est un mot bafoué parce que mal compris. Une sexualité de couple, cela se construit à deux. La fantaisie peut y trouver sa place. Le maître mot est : amour. Ce qui suppose l&rsquo;affection, la tendresse, le respect mutuel. On pourrait détourner quelque peu cette parole de St Augustin pour l&rsquo;appliquer ici : « Aimes et fais ce qu&rsquo;il te plaît ».<br />
Et la « sexualité » se limite-t-elle à un seul partenaire ?. Prix dans son sens général, certainement pas. Il nous est impossible de brimer notre sensualité. Nous pouvons être sensible au charme de quelqu&rsquo;un et même le lui exprimer. Il convient en fait d&rsquo;aimer l&rsquo;autre pour ce qu&rsquo;il est et de rester ouvert au miracle de la rencontre, à l&rsquo;accueil de la différence. Personnellement, je suis très sensible eu charme des femmes et des enfants; je suis toujours heureux en leur compagnie. Au lieu de nous préoccuper autant de notre sexualité, si nous cultivions d&rsquo;avantage notre sensibilité et notre sensualité, les rapports entre les êtres seraient certainement meilleurs, plus vrais et plus profonds. Et le monde deviendrait peut-être plus fraternel.</p>
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