Mgr Léonard entarté : le grand courage citoyen…

Le débat « Concilier science et foi : est-ce bien raisonnable ? » de hier soir méritait le détour, comme le soulignait l’assistance fournie. Face à l’archevêque se trouvait le professeur Jean Bricmont, auquel il faut reconnaître le courage de ses opinions. Loin de faire partie des nombreux « agnostiques anonymes », le physicien de l’UCL revendique et assume un athéisme paisible et radical. C’est donc l’occasion choisie par des ( ?) étudiants pour entarter Mgr Léonard. Raison de ce vengeur « attentat pâtissier » ? « Franchement, pour tous les homosexuels qui n’osent pas le dire à leurs parents, pour toutes les jeunes filles qui veulent avorter, il le méritait amplement », a déclaré un des entarteurs. Edifiante justification. Comme prêtre, je pense avoir recueilli les confidences de pas mal de jeunes homosexuel(le)s ou filles vivant une grossesse non-désirée. Comme André-Joseph Léonard, jamais je n’ai transigé sur mes convictions, mais toujours dans le respect intégral des personnes, quelques soient leurs choix. En effet, le premier commandement du Christ est celui de l’amour inconditionnel, sans oublier aussi la phrase que le Seigneur lança aux bienpensants de son époque: « que celui d’entre vous qui est sans péché, jette la première pierre » (Jean 8,7). Certains ou certaines des jeunes ainsi rencontrés, vivaient les choses sereinement. D’autres beaucoup moins : blocage dans la famille, peur de l’environnement, questions de conscience,… Souvent, un peu de tout à la fois. Jamais pourtant, je ne perçus que la cause profonde de leur mal-être était… Mgr Léonard. Mais sans doute est-ce parce que comme prêtre « je ne suis pas assez en phase avec mon époque » (soupir). Plus sérieusement, autant j’avais prévenu l’archevêque – alors que j’étais encore en fonction comme porte-parole – qu’il se ferait un jour entarter… ce qu’il prit avec bonhommie ; autant je suis consterné d’entendre ces mêmes « justiciers » déclarer « qu’il pouvait à tout moment être à nouveau la cible de tartes à la crème ». Cela me fait penser à ces gamins de rue qui sonnent aux portes et puis s’enfuient. Une fois, ça va, mais à la longue… Evidemment, si à chaque reprise, pareil non-événement – signe d’un très grand courage citoyen – va jusqu’à faire la première page d’un de nos principaux quotidiens, il y a, comme qui dirait, une petite prime d’encouragement. La presse flamande s’était ainsi jadis distinguée en soulignant, l’une après l’autre, les nombreuses « frasques citoyennes » de Jean-Pierre Van Rossem. Puis, les rédactions décidèrent que cela devenait ridicule et que le meilleur service à rendre à l’information, était de ne plus en parler. En quelques semaines, Van Rossem disparut des écrans. Une même sagesse va-t-elle ici prévaloir ?

Blog : premier bilan/een eerste bilan

Blog : premier bilan
Ce blog a été ouvert le 11 mars. Depuis, j’ai reçu 1467 visites et 2383 pages ont été vues. La grande majorité de visiteurs (57%) viennent par Facebook. Près de 1200 visites viennent de Belgique, 153 de France ; suivent ensuite l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Italie et même les Etats-Unis. Merci à tous pour votre intérêt. N’hésitez pas à laisser un commentaire sur ce blog. Jusqu’au mardi 5 avril, je serai à l’étranger. Mes « posts » ne reprendront qu’à ce moment-là. Ce dimanche 3 avril, je serai uni spirituellement à l’archevêché de Malines-Bruxelles et prierai tout particulièrement pour les 3 nouveaux évêques auxiliaires qui seront ordonnés à son service.
Une dernière pensée pour la route : Il est frappant de voir dans nos médias le conflit au sein de l’administration communale de Charleroi prendre le pas sur la situation incontrôlée à Fukushima. Pourquoi ? Le premier événement est proche et palpable. Le second est éloigné et invisible. Comme les conséquences de la radioactivité font fait peur, sans doute essaie-t-on aussi inconsciemment de tenir ce drame à distance, ou plutôt… nous apprenons à vivre avec lui. Un peu, comme on apprend à vivre avec une maladie grave.

Blog : een eerste bilan
Deze blog is op 11 maart van start gegaan. Tot nu toe kreeg ik 1467 bezoeken en 2383 pagina’s werden ingekeken. De meeste bezoekers vonden hun weg naar de blog via Facebook (57%). Ongeveer 1200 bezoekers komen uit België, 153 uit Frankrijk ; volgen dan Duitsland, het Verenigd Koningrijk, Nederland, Italië en zelfs de Verenigde Staten. Dank aan allen voor jullie interesse. Aarzel niet om op deze blog een commentaar achter te laten. Tem. dinsdag 5 april zal ik in het buitenland zijn. Pas daarna komen er nieuwe ‘posts’. Zondag a.s. zal ik ook heel speciaal bidden voor het aartsbisdom Mechelen Brussel en de drie hulpbisschoppen die er gewijd zullen zijn.
Een laatste bedenking voor de onderbreking: Ik vond het merkwaardig dat de Franstalige media deze morgen meer aandacht besteedden aan het gekibbel bij de gemeente Charleroi dan aan Fukushima. Reden daartoe? De eerste gebeurtenis is ons naderbij en tevens tastbaar. De tweede is verwijderd en onzichtbaar. Aangezien mensen bang zijn voor de gevolgen van radioactiviteit, proberen ze waarschijnlijk ook onbewust deze ramp mentaal op een afstand te houden. Of anders gezegd, ze proberen ermee te leven, een beetje zoals me leert leven met een zware ziekte.

Mardi soir 29/03 en TV: « Mystères de la foi » Dans les yeux d’Olivier, France 2, 22h05.

J’ai pu regarder la seconde moitié. C’est une émission remarquable. Le parti-pris du journaliste – la bienveillance, plutôt que la critique – donne à l’ensemble une réelle fraicheur et aussi une profondeur: entre le téléspectateur et le sujet, il n’y a pas le filtre de l’écriture rédactionnelle. EdB

CHARLINE VANHOENACKER (le Soir 29/03 p.39)

Le look d’Olivier dépote
dans le paysage audiovisuel
généraliste. Type
« mec à la cool », le réalisateur
Olivier Delacroix se met en scène
dans son documentaire dans la
mesure où il apparaît à l’écran et,
oui, son film est subjectif, comme
l’indique le titre : Dans les yeux
d’Olivier. Nous sommes donc en
droit d’attendre de lui une approche
originale. Elle est surtout
très humaine. (…)
Le premier volet de cette série
est consacré aux « Mystères de la
foi ». Olivier Delacroix a été frappé
par le pardon accordé par des
parents à l’assassin de leur fils,
Martin, tué de sang-froid. Ces parents
expliquent que c’est Dieu, à
travers eux, qui a pardonné.
« Les yeux d’Olivier » suivent ensuite
un jeune séminariste à la
veille de son ordination, ou le
quotidien d’une congrégation de
soeurs moniales. ■

Secret professionnel des prêtres et secret de confession : réalité et phantasme/Beroepsgeheim en biechtgeheim : realiteit en verbeelding

Secret professionnel des prêtres et secret de confession : réalité et phantasme.

Dans la presse sont apparus ce matin différents articles concernant le secret professionnel qui lie les prêtres et le secret de confession. La confusion est grande et le « comique » veut que dans une société où mêmes de nombreux catholiques ne se confessent plus (lire article du sénateur Rik Torfs ci-dessous), certains font du « secret de la confession » – inspirés en cela par les films hollywoodiens – le sujet du jour dans la lutte contre les abus sexuels sur mineurs. Mais par-delà les phantasmes, quelle est la réalité ? En fait, dans 99% des cas, le prêtre était tenu au même type de secret qu’un médecin, un avocat, un psychiatre : ne pas dévoiler les confidences, sauf en des cas limites (danger pour tiers) qui sont alors laissés à son appréciation. Ainsi, si quelqu’un confie à un prêtre des difficultés de couple, il est normal que ce dernier n’aille pas tout raconter au conjoint ou aux enfants de l’intéressé. Autre chose est si cette confidence met en péril des tiers (par exemple des enfants abusés sexuellement). Tout comme le médecin ou le psychiatre, le prêtre peut alors choisir de se libérer de son devoir de discrétion sous une forme ou une autre. Il ne peut en tout cas laisser sans assistance les personnes en détresse. Reste la confession, qui en Belgique concerne un petit pourcent des confidences faites à un prêtre et ceci, dans le cadre strict du sacrement du pardon. De par son caractère sacramentel, ce secret est absolu. Cependant, ceci ne signifie pas le pardon à bon marché. Ainsi, un pénitent qui viendrait s’accuser d’abus sexuels (chose rare et que je n’ai jamais rencontrée en 20 années de prêtrise), le pénitent ne recevrait l’absolution que si il va d’abord se remettre entre les mains de la justice (une confession valide implique le remords et le remords implique un début la réparation). Ceci étant dit, sans secret absolu, pas de confession possible… Tout prêtre que l’on voudrait forcer à briser cela, devrait répondre « non possumus » en conscience. D’ailleurs, si la confession se fait dans un confessionnal, l’anonymat du pénitent est garanti. S’il frappe l’imagination populaire, le secret de confession ne concerne donc que très marginalement le combat contre les abus sexuels sur mineurs.

Beroepsgeheim en biechtgeheim : realiteit en verbeelding.

In de pers verschenen er deze morgen verschillende artikels omtrent het beroepsgeheim van de priester en het biechtgeheim. De verwarring is groot en het ’komische’ is, dat in een maatschappij waar zelfs vele katholieken aan de biechtstoel verzaken (cfr. artikel senator Rik Torfs, hieronder), sommigen – mede onder invloed door de Hollywood filmcultuur – van het biechtgeheim ‘de’ topic van de dag maken, om kindermisbruik te bestrijden. Maar ver van de verbeelding, wat is de realiteit ? In feite is in 99% van de gevallen een priester gebonden door hetzelfde beroepsgeheim als een arts, een advocaat, of een psychiater : Wat hem wordt toevertrouwd, mag hij niet voortvertellen, behalve in grensgevallen (gevaar voor derden), waar hij dan ruimte krijgt om eventueel toch iemand te verwittigen. Als iemand bv. huwelijksproblemen aan een priester toevertrouwt, is het maar normaal dat hij er niet mee uitpakt voor levenspartner en kinderen van deze persoon. Iets anders is, als er gevaar bestaat voor derden (zoals misbruikte kinderen). Dan kan de priester, zoals de dokter of de psychiater, beslissen om op één of andere wijze afstand te nemen van zijn zwijgplicht. Hij mag in elk geval, zij die in gevaar verkeren, niet zonder een vorm van bijstand laten. Blijft er nog alleen maar het geval van de biecht, die in België maar een heel klein percentage inhoudt van wat men een priester toevertrouwt en dit in het strikte kader van de sacramentele biecht. Omwille van het sacrament is hier de zwijgplicht absoluut. Dit betekent wel niet dat er goedkoop vergiffenis wordt geschonken. Zou een zondaar zich van kindermisbruik komen beschuldigen (wat uiterst zelden voorkomt en ik, in elk geval, in 20 jaren priesterschap nooit ben tegengekomen), zou deze de absolutie pas krijgen als hij zich eerst gaat opgeven bij de politie (geldig biechten houdt berouw met zich mee, en berouw betekent ‘herstel’). Dit gezegd zijnde, is biecht niet mogelijk zonder absolute geheimhouding van wat er gebiecht werd…. Elke priester die men zou willen forceren dit te doorbreken, zou in geweten ‘non possumus’ moeten antwoorden. Trouwens, de biecht gebeurt meestal in een biechtstoel, waardoor het anonymaat van de biechteling gegarandeerd wordt. Al spreekt deze tot de verbeelding, dan nog heeft het biechtgeheim dus maar heel anekdotisch te maken met de strijd tegen kindermisbruik

Behandel de biechtvader als een professional (De Morgen 29/03 p.23)
Rik Torfs is professor kerkelijk recht aan de KU Leuven en CD&V-politicus.

In de lente van 1970 biechtte ik voor het laatst. Niet dat ik daarna met zondigen ben gestopt. Maar het sacrament van de biecht zoals dat door de kerk is georganiseerd, met een persoonlijke belijdenis tegenover een priester, is nooit mijn ding geweest. Ik kon in de godsdienstleraar of de collegedirecteur onvoldoende een vertegenwoordiger van God zien. En ik ben, mea culpa, geen meester in het belijden van mijn fouten. Toch niet zomaar in een biechtstoel, van aangezicht tot aangezicht, heel direct, waarbij je een kat een kat noemt. Edoch, het is niet omdat ikzelf mijn zonden verzwijg, dat het biechtgeheim onbelangrijk zou zijn. Terecht vindt de kerk dat het nooit mag worden prijsgegeven en dat de priester die het rechtstreeks schendt, van rechtswege wordt geëxcommuniceerd (canon 1388 §1 van het kerkelijk wetboek).
Waarom is het biechtgeheim belangrijk? Wie biecht, verkrijgt daardoor mentaal asiel. Feiten die het daglicht niet mogen zien, komen naar boven in een veilige omgeving die totale geheimhouding garandeert. Dat biedt de delinquent een unieke mogelijkheid om een medemens te zeggen wat anders voor altijd verborgen zou blijven. De kans dat een mens het volstrekt ongehoorde wat hij heeft gedaan met iemand anders kan delen, betekent bevrijding uit een gruwelijk isolement. Daarbij is de vergiffenis van de zonde niet het belangrijkste, maar de mogelijkheid om het onzegbare uit te spreken. Maar niet alleen voor de dader biedt de biecht mogelijkheden. Ook voor het slachtoffer rijst er hoop. Want de biechtvader heeft de plicht er de misdadiger toe aan te zetten zichzelf aan te geven en het berokkende kwaad in de mate van het mogelijke te herstellen. Er is geen vergiffenis zonder spijt. En er is geen spijt zonder de oprechte poging om het aangerichte kwaad te herstellen. Zichzelf aangeven kan daar een element van zijn.
Meteen wordt duidelijk hoe onzinnig de meldingsplicht is die sommige politici aan biechtvaders willen opleggen. Niemand is zo gek om zijn zonden te belijden wanneer hij weet dat hij verklikt kan worden. De seksuele delinquent zal dus de biechtstoel vermijden. Er bestaat immers altijd onzekerheid over wat de priester gaat doen. Zwijgen? Spreken? Ook de priester zelf komt in een benarde positie terecht. Als hij aan zijn meldingsplicht verzaakt, wordt hij door de profane wet gestraft. Als hij daarentegen het biechtgeheim schendt, zorgt het kerkelijk recht ervoor dat hij wordt geëxcommuniceerd. De biechtvader kan dus kiezen tussen twee straffen, maar gestraft wordt hij in ieder geval. De kans is groot dat hij, vanuit zijn roeping, voor de profane straf kiest en bereid zal zijn om in de gevangenis te gaan zitten voor zijn overtuiging. Dat siert hem. Er zijn nu eenmaal wetten die om de overtreding ervan vragen. Racistische wetten in de Verenigde Staten werden neergehaald dankzij de ongehoorzaamheid van dappere burgers die hun geweten lieten primeren op een onaanvaardbare regel.
Maar er is meer. Politici die vandaag de meldingsplicht willen laten primeren op het biechtgeheim, koesteren uiteraard niet de illusie dat daardoor nieuwe misdrijven aan het licht zullen komen. In ons land wordt immers nauwelijks nog gebiecht. Het is de voorstanders van de opheffing van het biechtgeheim veeleer te doen om een statement. Zij willen duidelijk maken dat priesters geen professionals zijn, anders dan artsen, psychologen of andere hulpverleners. Dat is een ideologische optie die laatdunkendheid verraadt tegenover het religieuze. Sommige mensen met moeilijkheden zullen soelaas zoeken bij medici en paramedici. Zij moeten worden beschermd. Anderen doen misschien liever een beroep op een priester. Ook zij verdienen beschutting. In onze doldraaiende wereld is er nood aan plekken die ruimte bieden voor mentaal asiel. Het is aan de individuele mens om de keuze te maken, niet aan politici met een zware ideologische agenda.

Tot de dood ons scheidt…

Zoals velen heb ik het bericht gelezen over dat koppeltje dat deze jongste dagen beslist heeft samen, dankzij euthanasie, uit het leven te stappen. Hij was 83 en zij 78. Beiden waren ernstig ziek. Geen kinderen. Hij vroeg om euthanasie en dan: ‘Dokter, ge gaat haar toch niet aandoen dat ze eerst nog achter mijn doodskist moet lopen? Dat ze dat verdriet nog moet meemaken voor ze zelf mag gaan?’
Het zal wellicht niemand verbazen dat ik geen voorstander ben van actieve euthanasie. Tevens voel ik me niet geroepen om als moraalridder door het leven te gaan en telkens weer als het enigszins kan, met een boos vingertje naar mijn medemens te wijzen. Trouwens, de liefde tussen die twee tot in de dood, heeft ook iets schoons. Neen, wat eerder bij mij opkomt als ik dat lees, is een bedenking over onze zgn. postmoderne maatschappij, die een meer collectieve vorm van samenleving vervangen heeft door de ‘kernfamilie’: man, vrouw en kinderen. Als er dus geen kinderen zijn en je echtgenoot stapt uit het leven, dan blijft er alleen maar nog de kale eenzaamheid over. Zelfs voor een sociabel echtpaar die al jaren woont in een gezellig klein Vlaams dorpje. En die eenzaamheid is erger dan de dood. ‘Dokter, ge gaat ons dat toch niet aandoen, zeker?’
Onze maatschappij mag dan ook uiterst ontwikkeld zijn, dat trekje is volgens mij geen stap in de richting van een meer menselijke beschaving. Maar wat die twee oude minnaars betreft, ze zullen zeker hun weg vinden tot bij de God van liefde en troost.

Marche pour la Vie : « Heureux les doux »

Environ 3000 participants ont marché cet après-midi à la « Marche pour la Vie ». J’y ai participé. Ce qui m’a le plus frappé, c’est son caractère paisible et serein. Nul anathème, ni condamnation parmi cette foule multicolore comptant de très nombreux jeunes. Cela m’a fait penser à la béatitude : « Bienheureux les doux ». En effet, la véritable autorité s’exprime – non pas par l’agressivité – mais dans la douceur. La douceur qui émane de celles et ceux qui vivent une conviction paisible. C’est ce que j’ai ressenti chez les jeunes organisateurs de cette deuxième « Marche pour la Vie ». Je leur tire mon chapeau. Et je rassure les 300 à 500 contremanifestants du jour. Comme le disait Roger Lallemand : « il ne s’agit pas de problème politique ». De fait, la vaste majorité de la population belge est actuellement pour le status quo quant au droit à l’avortement. Non, avant d’être un problème politique, il s’agit d’un problème de valeur. Et le simple fait que l’on puisse à nouveau paisiblement évoquer la question de la défense de la vie à naître, est une belle victoire pour la démocratie. Ce qui tue le débat citoyen, c’est la dictature du conformisme social qui voudrait qu’un état de fait ne puisse même pas être interrogé avec une ferme douceur. Bienheureux donc les doux…

Enseignement (le Soir p.17): Cours philosophiques ou cours de philosophie ? Débat. Modèle « patchwork »

Dans « le Soir » de ce 25 mars (p.17), Pierre Bouillon signe un article faisant le point sur une proposition de décret, qui reprend une idée, initiée en son temps par Hervé Hasquin.
Ci-dessous un résumé de l’article :

« En septembre 2009, quatre députés MR (dont Richard Miller) ont déposé une proposition de décret visant à créer un « cours de philosophie et d’histoire culturelle des religions ». Ce cours serait organisé à hauteur d’une heure par semaine, au 3e degré du secondaire (les 5e et 6e années). Le projet vient d’être analysé par le Conseil consultatif supérieur des cours philosophiques. Créé en 2005, cet organe réunit des représentants des cours de religion, des syndicats, des réseaux, de l’inspection, etc. Son avis est négatif, même si certains membres du Conseil en question penchent en faveur du projet – c’est le cas de la CGSP ou de la Fapeo (les parents des élèves de l’enseignement officiel). Le Conseil consultatif relève que les cours philosophiques actuels (les traditionnels cours de religion/morale) « réservent une large place à des préoccupations comme l’exercice d’une citoyenneté critique et responsable, la réflexion épistémologique autour des savoirs et des différents types de discours, l’argumentation et la conceptualisation, l’intelligence du dialogue… » Richard Miller estime que le cours d’histoire qu’il propose aiderait à lutter contre les intégrismes. Le Conseil réplique : « Les responsables des cours de religion estiment d’expérience qu’on ne lutte pas contre les intégrismes convictionnels par un enseignement purement cognitif du fait religieux. Un tel enseignement ne pourrait prendre en compte les composantes psychoaffectives liées au radicalisme convictionnel. Il favoriserait au contraire leur radicalisation. » Le Conseil consultatif relève : « C’est avec la légitimité de celui qui partage une conviction et la vit qu’on lutte le plus efficacement contre les courants intégristes ; c’est parce que les enseignants partagent la même identité religieuse, les mêmes référents culturels et théologiques que leurs élèves, qu’ils peuvent se faire accepter par les plus radicaux d’entre eux pour les amener à nuancer leurs convictions et à prendre conscience de la légitime diversité convictionnelle. » (…) On tape sur le clou : « Se pose la question de la crédibilité d’un cours d’une heure par semaine qui n’aurait que très peu d’impact. » Par terre, Richard Miller ? Nullement. « Cet avis ne me surprend pas. Le Conseil regroupe les différents cours de religion et de morale, dont ma proposition trouble la quiétude. Le système sel protège. » (…) L’élu MR rappelle que le système actuel a été fondé dans les années 50, à l’occasion du Pacte scolaire. « Nous ne sommes plus du tout dans ce contexte-là. Je respecte les religions. Mais s’en tenir à une organisation où l’on sépare les enfants selon leurs convictions philosophiques, c’est les amener à penser que les croyances sont là pour diviser les gens. Moi, je veux un cours où tous les enfants sont réunis. Le modèle actuel n’est plus suffisant. » Maintenant que le Conseil consultatif a livré son avis, le texte MR va reprendre son cours. Le débat va ainsi s’entamer en commission enseignement du parlement de la Communauté française. « Je suis ouvert à tous les avis, pour améliorer le texte, à condition que l’on envisage un cours bien distinct. (…) Mais, aujourd’hui, nous voilà tous devant une grande responsabilité. Ou l’on se borne à organiser des cours de religion et morale qui séparent les enfants. Ou nous créons, parallèlement au système actuel, un cours qui donne aux enfants les outils intellectuels, culturels qui conditionnent le “vivre ensemble”. » ■

Existe-t-il une troisième voie ? A titre personnel, moi qui ai connu les deux réseaux scolaires, je proposerais encore autre chose, du moins dans le réseau officiel. (Mais ceci serait peut-être aussi applicable dans le réseau libre): Je garderais les cours convictionnels, car ils offrent des racines aux élèves, ce dont ils n’ont jamais eu tant besoin. Cependant, je ferais en sorte que durant le 3e degré du secondaire (les 5e et 6e années) un cours philosophique sur deux soit « collectif ». C’est-à-dire que les élèves des différents cours philosophiques se retrouveraient ensemble pour partager sur un sujet en commun et ceci – sous la modération collective de leurs différents professeurs. Ainsi, les élèves pourraient être invités à présenter aux autres un point particulier de leur tradition religieuse et/ou laïque, ou encore à envisager en commun certains enjeux moraux à partir des différents regards convictionnels. L’autre cours – « séparé » – permettrait à chaque courant d’évaluer la discussion commune et de relancer des idées pour la prochaine rencontre. Il ne faudrait surtout pas chercher à noyer les différences et éventuelles confrontations entre élèves au nom du « politiquement correct », mais bien insister sur l’apprentissage d’une culture du débat respectueux. Ainsi formerait-on les citoyens de demain pour notre démocratie plurielle. Pourquoi cette idée ? Parce que mon expérience personnelle (en 5° et 6° année de secondaire, je me trouvais dans un collège international qui pratiquais quelque chose de cela – voir www.uwc.be) m’a appris que le contact engagé et non pas « neutre » avec d’autres convictions, permet au jeune de se réapproprier ses racines propres, tout en l’immunisant contre la tentation fondamentaliste. Il ne s’agit donc pas de promouvoir un modèle « melting pot », qui voudrait gommer les différences, mais bien un modèle « patchwork » qui donne de comprendre par le concret de la rencontre que nos couleurs sont différentes, mais que – bien loin de constituer une menace – pareille diversité nous enrichit.

Marche pour la Vie : « Frappez sur le ballon. Pas sur les joueurs ! »

Dans un billet d’opinion publié ce jour dans la Libre (pp.54-55) en réaction à l’opinion du mardi (http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/650175/marcher-pour-la-vie.html) , un collectif s’en prend à l’initiative de la deuxième « Marche pour la Vie » de dimanche : http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/650799/qui-defend-vraiment-le-droit-a-la-vie.html. Sans doute est-ce dû à l’urgence de répondre avant ce WE au billet de mardi (parvenir à faire publier dès le vendredi une réponse à une opinion parue trois jours plus tôt, est – je le concède – un prouesse), mais je suis frappé par la faiblesse des arguments utilisés :

• D’abord, ce billet ne répond pas aux plaidoyer des organisateurs de la « Marche pour la Vie ». Ceux-ci regrettent la banalisation de l’avortement, acte grave qui met en jeu l’inviolabilité d’une vie à naître. Le billet, lui, dénonce la détresse sanitaire et médicale des femmes ayant eu jadis recours aux « faiseuses d’ange » pour avorter. Or, il serait possible de maintenir l’interdit social d’avorter au nom de la dignité de toute vie, tout en permettant aux femmes qui souhaitent le transgresser (ou qui vivent un de ces cas-limites qui sont régulièrement agités en guise d’argument), de vivre cela dans de bonnes conditions sanitaires. Ceci aussi donnerait la possibilité de mieux accompagner celles qui chercheraient d’autres voies : garder l’enfant à naître avec une aide de la collectivité, permettre son adoption,…
• Ensuite, ce billet rejette l’argument principal des marcheurs pour la vie… sans autre argument que de dire qu’il s’agit d’un « axiome ». Je les cite : « D’autre part, ils affirment que ce droit en menace un autre, plus important encore : celui de vivre. (… Cette affirmation) repose sur un axiome qui consiste à dire que l’embryon, dès sa conception, a qualité de personne humaine et que dans tout conflit d’intérêt, serait-ce avec la femme enceinte qui le porte, son existence ne peut en aucun cas être menacée ». Il ne s’agit pas d’un axiome. Il s’agit d’une question fondamentale en démocratie, qui s’applique à mille et une autres situations : La vie humaine est-elle totalement inviolable – ou seulement relativement inviolable ?
• Enfin et surtout, je regrette que cette opinion contradictoire oublie une des bases du débat démocratique constructif. Il existe un dicton en néerlandais qui dit : « de bal spelen, niet de man ». Traduction libre : « frappez sur le ballon, pas sur les joueurs ». C’est l’argumentation des faibles que de contredire leurs opposants en les décrédibilisant par la caricature et le cliché. Cela ne grandit pas les auteurs de l’opinion publiée en ce jour de parler sans plus d’ «argumentation fallacieuse des opposants à la légalisation de l’avortement ». C’est un peu facile, pour s’opposer aux jeunes universitaires qui organisent courageusement la deuxième « Marche pour la Vie », d’évoquer la sombre figure de Nicolae Ceaucescu.

Un débat serein et respectueux est-il donc possible sur la question de l’avortement? Je pense que oui. J’ai vécu cela dans l’ouvrage coécrit en joute amicale avec le professeur ULB Baudouin Decharneux : « Une cuillère d’eau bénite et un zeste de soufre » (éditions EME). Ci-dessous je reproduis une partie de nos argumentations respectives. Je ne partage pas le point de vue de mon contradicteur et ami. Cependant, il n’a pas besoin pour s’imposer de traiter mon propos de « fallacieux ». Du coup, son argumentation donne matière à réflexion. Je suggère aux défenseurs du « droit à l’avortement » de plutôt faire appel à des plumes de ce format pour réagir l’année prochaine à la troisième « Marche pour la Vie ».

« Une cuillère d’eau bénite et un zeste de soufre » (pp.22-25)

• Eric de BEUKELAER: « Avec l’avortement nous touchons à un des sujets les plus cruciaux du débat politique. Normal : Il s’agit d’un enjeu de vie ou de mort ; la question qui consiste à définir à partir de quand la vie humaine est inviolable et donc protégée par la loi. L’humanisme dont se réclament, avec d’autres, les catholiques ne tergiverse pas avec ce respect : Selon ses critères, la vie humaine est inviolable depuis son origine naturelle (conception) et ce, jusqu’à sa fin naturelle (mort). Limiter ce droit, c’est se lancer sur une pente glissante – slippery slope, disent les britanniques – pour l’état de droit : Quand la vie humaine devient « conditionnellement » inviolable (avant autant de semaines, la vie de l’embryon dépend de la volonté de sa mère à le garder ou non…), cette valeur centrale pour notre civilisation des droits de l’homme, perd son caractère « sacré » pour devenir relative à nos besoins du moment. J’accepte que d’autres citoyens ne partagent pas cet avis, mais je m’énerve quand ils dénaturent le plaidoyer qui est ici fait. Non, il ne s’agit pas d’imposer sa religion à des femmes enceintes – comme j’entends beaucoup trop souvent déclarer – mais bien de défendre l’inviolabilité de toute vie humaine au nom d’un humanisme sans concession. L’enjeu n’est donc pas religieux, mais philosophique et politique. C’est à ce niveau-là que doit se situer le débat, s’il se veut honnête. Je précise cependant qu’une conviction forte ne peut bannir le bon sens et l’humanité. Dans les chambres d’hôpital, des thérapeutes se trouvent souvent bien seuls face à tant de drames humains à gérer. Il faut de la retenue et beaucoup de pudeur avant de condamner ce qu’ils ont décidé de faire en âme et conscience. La défense de l’humain est un idéal avec lequel il n’y a pas à transiger. N’en faisons pas pour la cause un système sourd qui juge, sans entendre le cri des hommes. J’ai rencontré des millionnaires américains – catholiques bon teint – qui ne voulaient pas entendre parler d’avortement, mais n’imaginaient pas non plus, hélas, de financer une sécurité sociale un tant soit peu élaborée, pour aider les filles mères. A chacun – et donc à moi-même – s’adresse l’avertissement du Christ : « Sur la chaire de Moïse se sont assis les scribes et les Pharisiens : faites donc et observez tout ce qu’ils pourront vous dire, mais ne vous réglez pas sur leurs actes : car ils disent et ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et les imposent aux épaules des gens, mais eux-mêmes se refusent à les remuer du doigt. » (Matthieu 23, 2-4) (…)».
• Baudouin DECHARNEUX : « L’interruption volontaire de grossesse est certes un sujet sérieux. La question de la limite, ou plutôt de l’impossibilité de fixer la limite entre la vie et la mort, a toujours fait l’objet de grands débats. Il n’est aucune société durable qui ne pose la question des curseurs balisant les moments cruciaux de l’existence. De façon générale, les défenseurs du droit à l’interruption volontaire brandissent, comme je l’ai fait, la liberté des femmes à disposer de leurs corps. L’argument me semble irréfutable. Sauf, qu’en général, aucune société ne donne à ses ressortissants la liberté de disposer de leur corps… C’est vrai, il est difficile de tenir en toute logique une position qui oscille entre l’enfant-roi (voire l’embryon roi) et de l’autre revendiquer le droit à l’avortement. On est pas humain parce que les autres le décident… Les pourfendeurs de l’avortement brandissent, eux, le droit à la vie comme un absolu qui ne se négocie pas. C’est sans doute fort moral. Sauf qu’aucune société ne concède ce droit à ses concitoyens. Les adeptes du « tu ne tueras point » feraient bien de lire la Bible en hébreu, ils exhiberaient une autre maxime pour étayer leur injonction. Il est piquant de constater que les milieux les plus réactionnaires fustigeant les infâmes avorteurs, revendiquent la peine de mort créent des commandos anti-avortement parfois fort violents, adoptent des postures militaristes… J’en suis arrivé à penser que l’important réside plutôt dans la tension. Que diraient mes amis religieux si, d’un jour à l’autre, tous les laïques (à la Belge) s’exclamaient : « d’accord, vous avez raison. Cet impératif est non négociable ». Qu’est-ce qu’on fait de la légitime défense, des accidents de la route, des « bavures » militaro-policières, des guerres chirurgicales,… On en sait. La vie est un absolu. (…) »

Regards croisés sur l’Occident.

• Je trouve équilibrée et nuancée la réflexion de l’eurodéputé Philippe Lamberts, parue ce 24 mars dans La Libre (p.52):

« Des finances publiques équilibrées, cela veut dire : des dépenses responsables et des recettes justes et efficaces. Le problème, c’est que l’on ne marche que sur la jambe des dépenses : il faut les couper. Et sur les recettes, on ne dit rien. Si on veut s’assurer des recettes fiscales décentes, il nous faut une approche européenne : une taxe sur la transaction financière, une taxe sur l’énergie,… Ensuite, il faut se demander comment on met à contribution le secteur financier. Bien sûr, il y a taxe sur les transactions financières, impôts sur les banques et tout, mais comment ramène-¬t-¬on le diable de la finance dans sa boîte ? Il y a deux poids deux mesures. On dit au citoyen, travailleur, locataire social que cela ne peut pas continuer, qu’il doit faire des efforts. Mais tout le monde doit être mis à contribution, aussi fort et tout de suite. Des coupes dans les budgets publics cela a aussi un impact. Parce que derrière, il y a des êtres humains. Il nous faut une gouvernance économique européenne, il nous fait une fiscalité européenne, il nous faut remettre le diable financier dans sa boîte ».

• J’ai été secoué par la réflexion de Mahmoud Senadji, ancien professeur à l’Ecole supérieure des arts à Alger, publiée sur le site oumma.com : http://oumma.com/Libye-les-lecons-de-la-tyrannie?utm_source=Oumma+Media&utm_campaign=7c75a1d00d-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email. Il critique durement le régime libyen, mais ajoute : « Plus qu’être tristes, nous avons mal. Mal de voir des bombardiers occidentaux sillonner le sol libyen, car cela éveille en nous des souvenirs douloureux ». Pourquoi ? « Nous dénonçons les frappes militaires occidentales car ces pays sont soupçonnés, à juste titre, de n’agir que pour leurs intérêts stratégico-économiques et non de secourir des vies humaines, mais est-ce vraiment une découverte que nous faisons maintenant ? L’expansion économique est au cœur de l’Occident depuis sa naissance en 1492. La justification juridique, intellectuelle, médiatique ne fait que suivre et servir la force impériale. La philosophie du capitalisme est une logique de guerre. Celle-ci est même menée, d’une façon « soft » au sein des pays occidentaux : qu’en est-il lorsqu’il s’agit d’autres peuples, et de surcroît des Arabes, détenteurs de richesses en plus ?… »
Evidemment, une voix de musulman, ce n’est pas la voix de tout l’islam. Cependant, ce texte dit selon moi quelque chose de symptomatique quant à la perception que certains musulmans ont de l’Occident. Perception que je trouve exagérée, voire injuste (lire le post « Zorro et la realpolitik »), mais pas non plus totalement dénuée de fondement.
Est-ce ce genre de perception qui explique que la plus haute institution de l’islam sunnite, l’université Al-Azhar, dont le siège est au Caire, ait annoncé en janvier qu’elle suspendait ses relations avec le Vatican ? Réagissant à la demande du pape de protéger les chrétiens d’Egypte, Al-Azhar expliqua dans un communiqué que «le gel des relations a été provoqué par les attaques répétées contre l’islam du pape Benoît XVI (…). Le pape a répété que les musulmans opprimaient les non-musulmans vivant avec eux au Moyen-Orient».
Conclusion personnelle : Je ne crois pas au « choc des civilisations », mais ce genre de déclaration montre à quel point nous avons parfois du mal à nous comprendre.

A world out of control

I am inclined to take an optimistic view on matters. And yet, the latest series of events make me somewhat nervous. This world seems to be getting out of control. Near-to-bankrupt Western powers intervene militarily in the East with ideals, but apparently no clear plan of action. Gambling economics had to be reformed after the 2008 crash, but none of this has happened: high profits, short term thinking and wild speculation are still the rule of the game. Confidence is low and gold has never been so high. The middle class is anxious. The precarious become poor. Social violence is on the rise, with populism and regional egoism as a result. And now this bomb exploding in the heart of Jerusalem, triggering off once again the most symbolic of all regional conflicts. With all this, we nearly tend to forget Japan’s radioactive emissions and the ‘mother of all political challenges’: global warming. Some expect the end of the world to knock at our door by December 2012. I rather await strong political leaders with common sense and love for their fellow brethern. Christ taught us: ‘Take Heart; I Have Overcome the World’ (John 16:33).