« Pas la fin du monde. Le début d’un monde nouveau »– 23° dimanche, Année C

« Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tous ses biens, ne peut être mon disciple ». (Luc 14, 25-33)

« Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. » L’Evangile de ce dimanche nous met mal à l’aise. Jésus serait-il un de ces illuminés qui – pour le suivre – exige de quitter femme et enfants ? Un de ces prophètes de l’apocalypse – comme on en croise à tous les carrefours ?

Que du contraire. Plutôt que la fin du monde, Jésus inaugure un monde nouveau : le Royaume de Son Père – là, où l’Esprit règne dans les cœurs. Pour faire advenir ce règne, il s’agit de comprendre qu’aucun attachement humain – si beau soit-il – ne peut prendre toute la place dans mon cœur. Car si mon conjoint ou mes enfants deviennent mon dieu, ils seront idolâtrés et empêcheront ma croissance spirituelle. Ce n’est que dans la mesure où le Christ devient la pierre angulaire de ma vie, que toute réalité terrestre – conjoint, enfants, parents, fortune, carrière, etc. – trouvera sa juste place dans mon cœur.

Alors, je goûterai la liberté spirituelle du disciple.  

56 réflexions sur « « Pas la fin du monde. Le début d’un monde nouveau »– 23° dimanche, Année C »

  1. Dieu n’est que Sagesse,c’est lui qui nous apprend les règles pour vivre heureux et épanouis.Nous qui sommes si peu de choses, il porte son regard vers nous et nous montre le chemin. Il est le guide qui nous invite à lâcher ce qui n’est pas essentiel pour le suivre et être ses disciples et aussi pour considérer toute personne comme un frère.

  2. « Car si mon conjoint ou mes enfants deviennent mon dieu, ils seront idolâtrés et empêcheront ma croissance spirituelle » Même si ta phrase peut sembler dure, elle est néanmoins vraie, Eric. Pourquoi? Parce qu’en ce monde (et je le constate avec une grande tristesse) tout passe, rien n’est stable. Du jour au lendemain, tout peut basculer. La perte terrible qui est celle d’un être cher suffit à nous montrer combien elle peut anéantir un être humain. Quand on aime vraiment, à vue simplement humaine, comment continuer à vivre en portant en soi un tel arrachement? Dès lors, même si c’est plus facile à écrire qu’à vivre, ne sommes-nous pas invités par Jésus à miser sur un monde qui ne passe pas dans un monde qui passe? Finalement, à force d’avoir les yeux rivés sur un ici-bas qui conduit à la désespérance, n’aurions-nous pas intérêt à lever nos yeux plus haut, vers un Royaume qui, au-delà de ce monde, nous invite à contempler notre véritable patrie: celle où à jamais, l’horizon est clair? Voir ceux qu’on a aimé plongés à jamais dans le néant ou les voir pour toujours transfigurés dans le Royaume éternel d’un Père aimant, change à mon sens tout le sens qu’on peut donner à notre existence. Dès lors de grâce, que ceux qui ont la mission de nous dire qu’il n’y a pas que ce monde fini, que nous ne sommes pas simplement destinés au néant, nous redisent avec force et courage ce que les apôtres n’ont jamais cessé de proclamer jusqu’au martyr: « Convertissez-vous à Jésus-Christ car Lui seul a les paroles de la vie éternelle; celle d’un Royaume qui est dans les cieux »

  3. Derrière vos positions extrémistes, en fait il y a un manque affectif.

    Je viens de m’en rendre compte à votre message sur le Brexit ou vous remerciez contre toute raison l’abbé de Beukelaer – qui remerciait un autre commentateur signant JP.

    Vous êtes assoiffé d’amour, si bien que vous prenez pour vous celui qui ne vous est pas destiné comme on prendrait pour soi une lettre qui ne nous est pas écrite, par misère.

    Les Saint eux on trouvé et possédé dès cette vie en écoutant le « Soyez Saint » qui est un présent.

    Enfin bon je dis ça je dis rien, mais j’espère que vous finirez par trouver celui que vous prêchez sans l’avoir en vous.

    La religion à crédit sans amour est une coquille vide, qui ne peut que finir par s’effondrer à l’instar de cette cathédrale d’un petit village paumé en France.
    C’etait comment deja Notre -Larme ?

    Pire : une pyramide de Ponzi car une religion qui cherche à faire des adeptes sans amour en elle finira tôt ou tard par solder les comptes au dépends de ceux qui ne peuvent le moins se défendre.

    C’est à cause des prêcheurs qui pêchent, car en manque affectif ils sont prosélytes de l’amour qu’ils ne possèdent même pas que tout ceci arrive.

    Désolé de m’exprimer encore mais si je me tais, qui osera denoncer cela ?

  4. A Kees ( commentaire sur le brexit) et à Paxomin:
    Figurez vous que moi même j’ ai failli me méprendre.
    En effet, le Père Eric aurait très bien pu exprimer sa reconnaissance amicale envers celui à qui il fit autrefois appel pour clore son livre , L’ Eglise de Judas : Jean Pierre Snyers himself.
    Oui, un poème-prière de JP Snyers , (tiré de son livre  » Notes d’un chrétien agnostique » )- écrit en italique- termine le livre, l’ Eglise de Judas ( Eric de Beukelaer, Ed. fidélité ).

    Et, by the way, quel mal il y a t-il à penser que quelqu’un vous aime, jusqu’à preuve du contraire ?

    1. Il y a quelque chose de profondément narcissique dans le comportement de quelqu‘un qui, tel un Savonarole des temps modernes, se croit destiné á nous rappeler constamment quelle est, selon lui, la vraie foi et l‘unique chemin vers notre salut. D‘où il s‘arroge ce droit?
      Mais lorsque le Savonarole est doublé d‘un Torquemada….on a affaire à quelque chose de plus grave.

      Ah si seulement toute l‘Eglise Catholique pouvait se conformer à cet unique modèle qu‘il nous propose!
      Ce serait la fin de tous mes doutes et je pourrais enfin la quitter en sachant qu‘elle n‘est qu‘un culte parmi d‘autres…

      Mais voilà, il y a heureusement d‘autres voix, plus tolérantes, plus charitables.

      1. Pour ceux qui continueraient à voir dans les propos de Monsieur Snyers un simple échange d‘idées sans intention de violence verbale ou d‘attaques personnelles, je vous rends, mot à mot, un commentaire qu‘il a laissé le 14 Sept à 18.04 heures sur un autre site bien connu, à propos du Synode Allemand.
        Je cite:

        „Au vu de la situation actuelle, je crois que qu’il y ait un schisme n’est pas à déplorer. Bien qu’il existe déjà à l’intérieur de l’Eglise (entre l’Eglise catholique et l’Eglise bergoglienne) comment les chrétiens pourraient) ils se retrouver entre deux messages qui n’annoncent pas la même parole? L’un fidèle au Christ et aux apôtres étant centré sur la salut éternel des âmes, et l’autre n’étant plus sensible qu’au salut sur cette terre, sont tellement contradictoires. La pape François à choisi son camp. Finies les fins dernières. Seul demeure à présent un discours écolo-socialiste dont on ne comprend plus pourquoi il est nécessaire d’être pape pour tenir des paroles qui conviennent bien plus à Nicolas Hulot qu’à un successeur de St Pierre. Pourrais-je, une fois encore, lui demander de qui il est le représentant? Est-cet-ce Jésus-Christ, crucifié et ressuscité pour le salut éternel des âmes ou d’un Jésus-Christ qui, voulant établir un royaume terrestre, ne s’est intéressé qu) l’écologie, au « vire ensemble », au dialogue inter-religieux et à une société mondiale basée sur l’humanisme.? Au regard de tant de signes que je vois,j’ai du mal à comprendre que nous le vivons pas les temps de l’apostiasie“

        La même aberration, servie ad nauseam…

        1. Cher Kees,
          Bien sûr nous devons aimer nos papes, tous les papes qui ont jalonné notre vie, avec leurs défauts et leurs qualités. Leur faire porter la responsabilité de tout ce qui va mal dans j’ Eglise est parfaitement injuste .
          Et un schisme, toute pensée schismatique, doivent être évités à n’importe quel prix ( Le Pape prie pour celà et nous suivons ses intentions de prière).
          Mais quand l’ Eglise devient horizontale au point de ne plus pouvoir être missionnaire, au point de perdre toute origine surnaturelle, un sursaut est irrépressible.
          J’espère pour vous, qu’ en Angleterre, la situation est différente mais en Flandre et en Brabant Wallon, le paroissien ordinaire, les parents chrétiens souffrent beaucoup.
          Ce qu’on apprend dans les cours de religion est aberrant ( je reprends votre adjectif).
          Le credo révèle les talents de bricolage du prêtre. Quant à l’ homélie …….
          Tout récemment encore, le prêtre nous demanda ,dans son homélie du dimanche de prier l’ Esprit Saint pour qu’Il souffle à Rome dans le sens du mariage des prêtres ET de la prêtrise des femmes. Car l’ Esprit n’ avait pas encore beaucoup soufflé à Rome dans ce sens là ( sic).

          Je sais que les modernes et les tradis ont chacun leurs défauts . Les tradis seraient rigides et peureux, par ex.
          Rigide, c’est fort possible mais les chrétiens d’ Orient, tradis et abandonnés de tous sont ils peureux ? J’admire leur courage.
          Et cette rigidité ne serait elle pas une réaction aux décisions autoritaires, sans empathie aucune , des modernes ?
          Car, paradoxalement, les modernes sont souvent très autoritaires , refusant tout dialogue.
          Quand nous parlons d’adoration du Saint Sacrement, de la très Sainte Vierge, de Padre Pio, des cours de religion défaillants … Quand nous nous étonnons de ne pas avoir entendu l’ expression  » mort pour nos péchés  »  » au cours d’un service de Vendredi Saint …..Quand nous demandons si quelqu’un sait ce que sont devenues les Fraternités Monastiques de Jerusalem ?
          Le regard des modernes se met à fixer la ligne bleue des Vosges. Tout dialogue devient impossible. A rigide, rigide et demi.
          Alors, si nous voulons éviter un schisme, ne poussons personne , qu’il soit  » catho tradi  » ou  » catho en phase avec son époque » dans ses derniers retranchements ….rigides.

          ( Chrétiens d’ Orient, abandonnés de tous ? Oui, de tous, sauf de Mgr Bonny d’ Anvers. Merci Monseigneur. )

  5. Pour Kees et Paxomin : le poème- prière de JP Snyers :

     » Seigneur, j’ ai peur qu’il ne soit trop tard.
    Nous sommes ces vieux amants qui ne se parlent plus
    et qui souffrent en silence, chacun de son côté.
    Nous n’ avons plus rien à nous dire,
    ou peut-être simplement les mots sont ils trop courts,
    trop usés, trop fragiles,
    pour rompre le silence qui m’ étreint et me glace,
    mais qui aussi, je crois, me parle enfin de Toi  » ( in  » Notes d’un chrétien agnostique « ,Paris, Téqui.

  6. Notre Dame Auxiliatrice

    L’enfant chétif qui sait qu’on n’est pas fier de lui et qu’on ne l’aime pas beaucoup ;
    Quand d’aventure sur lui se pose un regard plus doux,
    Devient tout rouge et se met bravement à sourire, afin de ne pas pleurer.
    Ainsi dans ce monde mauvais les orphelins et déshérités,
    Ceux qui n’ont pas d’argent, ceux qui n’ont pas de connaissance et pas d’esprit,
    Comme ils se passent de tout, se passent également d’amis.
    …….
    Il n’y a pas d’ami sûr pour un pauvre, s’il ne trouve un plus pauvre que lui.
    C’est pourquoi, viens, ma soeur accablée, et regarde Marie.
    ………
    Viens à l’église, tais-toi, et regarde la Mère de Dieu !
    Quelle que soit l’injustice contre nous et quelle que soit la misère.
    Lorsque les enfants souffrent il est encore plus malheureux d’être la Mère.
    Regarde Celle qui est là, sans plainte comme sans espérance,
    Comme un pauvre qui trouve un plus pauvre et tous deux se regardent en silence.
    Paul Claudel

  7. cher Kees, et aussi , cher Paxomin,

    La charité, la tolérance dont vous parlez consisterait peut être aussi à essayer de comprendre pourquoi certains chrétiens nous exhortent à temps et à contretemps de nous occuper des  » Fins dernières  » et de nos péchés.

    La charité eut, par ailleurs, consisté à ne pas ironiser sur LA MEPRISE suscitée par deux  » Jean Pierre » .
    ( voir les extraits du poème de Paul Claudel à ce sujet et ma question sans réponse :  » Quel mal il y a t-il à se croire aimé jusqu’à preuve du contraire « ).

    Quant à invoquer Torquemada , ça me parait …..euh …….exagéré. Dans ce cas ci.

    Déjà, sur ce blog, ( commentaire de Paxomin sur  » Allumer le feu  » , 20 août 2019, 3h48 ), JP Snyers avait du subir de nombreuses attaques personnelles hors sujet sans que personne intervienne. Il est vrai que ce commentaire partait dans tous les sens. Sans parler de sa longueur.
    Inrépondable.
    Ci dessus, nouveau commentaire de Paxomin assorti cette fois ci d’une psychanalyse à deux balles suivie d’un long , excusez moi, » charabia  » pour nous expliquer que les gens en manque affectif ne devraient pas être autorisés à évangéliser, témoigner ( !!! ???? Qui va distribuer les certificats d’ autorisation à évangéliser? )

    Pour résumer, je ne vois pas en quoi le commentaire de JP Snyers ci dessus manque de charité AU POINT DE susciter des attaques personnelles et des diagnostics psychiatriques.

    1. Bonjour Mme Lehembre,

      Merci de vos commentaires et de m’avoir charitablement informé.

      Pour finir sur ce sujet pénible : M.Snyers m’avait dit l’autre jour: « c’est le Christ Lui-même qu’ils choquent, qu’ils renient? »

      Qu’il me dise ce que le Christ ressent supposément à mon égard m’a réellement étonné.

      Du coup cela a déclenché en moi une sorte de recherche pour essayer de comprendre d’où ça venait. J’avoue que je ne suis pas psychologue et que ce n’est pas mon rôle de chercher à comprendre ce genre de discours, et que j’ai glissé dans le côté psychologisant.

      Mais quand quelqu’un nous dit ce que le Christ est choqué par ce qu’on dit, alors qu’on est en réalité nous-même choqué, cela signifie qu’on n’a pas le courage de parler directement, et de dire JE suis choqué.

      Et non pas « le Christ se sent choqué par toi ».

      Parler à la place du Christ d’une façon culpabilisatrice en plus, ce n’est pas une très saine ou sainte façon d’employer son nom.

      On peut passer l’éponge quand c’est personne qui n’a pas des prétentions évangéliques mais pas à quelqu’un qui se veut prêcheur, et repasse systématiquement derrière tous les messages de M.l’abbé ou presque pour apporter sa magic touch personnelle, on dois dire qu’il y a un souci.

      J’admets avoir j’ai contre-attaqué M.Snyers, car il avait aussi un peu touché mon ego en me traitant d’instrument du prince de ce monde, j’aurais dû laisser couler au lieu de bêtement contre attaquer.

      Je vous donne raison Mme Lehembre de ne pas tolérer des attaques personnelles ici (que ce soit de M.Snyers à mon égard ou inversement).

      Mais le fait est M.Scholtes est complètement différent de moi, et il pense aussi que l’approche de M.Snyers à un problème.

      Pendant des années, j’ai suivi le père Pierre Marie-Delfieux, j’ai été invité à un repas avec ses moines un jour d’ailleurs, et je crois à cause de ça avoir pu assister à ce qu’est un enseignement chrétien réellement agissant (puisqu’il a fondé un ordre qui tourne).

      Au fond c’est l’espèce de décalage monstrueux que je ressent avec les discours qu’il faut supporter ici dont je témoigne à ma manière particulièrement maladroite je pense, je manquerais donc surement mon effet, mais sachez que c’est ma conscience qui me l’aura dicté, ce n’est pas simplement une réaction de cours de récréation pour une banale phrase de travers.

      Bien à vous.

      1. Cher Paxomin,
        Je suis heureuse de votre admiration envers le Père Pierre Marie Delfieux. Vous vantez la résussite de son  » ordre  » comme vous dites, avec raison, mais je suis au regret de devoir vous dire qu’en Belgique , ses  » Fraternités Monastiques de Jerusalem  » ont été expulsées de Bruxelles par Mgrs Cockerols et De Kesel ( il y a quelques années de celà ) Je n’aime pas devoir diffuser ce genre d’info. Que ceux qui pensent, comme moi, que ces Fraternités méritent d’être soutenues, les soutiennent.

        1. Bonsoir Mme Lehembre,

          Le père Pierre Marie Delfieux, je l’ai compris assez tardivement, avait une belle intelligence ainsi qu’une ampleur de vue réellement remarquable.

          Pour leur expulsion, j’en suis bien désolé, étant attendu que pour ma part, je ressens la nostalgie des bons souvenirs quand je regarde, merci de m’y avoir fait repenser.

          1. Bonsoir Monsieur Paxomin,
            Merci pour votre empathie envers les Fraternités Monastiques de Jerusalem.
            Veronique Levy, juive convertie, auteur mystique ….( voir sur you tube ) fut aussi guidée spirituellement par le père Pierre Marie Delfieux !

          2. Bonjour Mme,

            Effectivement je confirme, J’ai connue Véronique.L d’assez loin, je me souviens.
            Merci de m’en avoir parlé, c’est sympathique d’avoir des nouvelles des gens, je me demandais si elle avait persévéré d’ailleurs.

            Bien à vous.

          3. Veronique L. a plus que persévéré : certains la comparent à Sainte Thérèse d’ Avila ! Moi je la trouve unique, tout simplement unique. . Bien sûr, nous sommes tous uniques mais elle a reçu la grâce de pouvoir exprimer son amour pour Jesus d’une manière unique.

          4. Veronique Levy …….. Quand dans un débat televisé ( sous Natacha Polony) on lui refuse la parole ( l’injustice était manifeste, tout le monde le voir ) elle fait lentement son signe de croix avec un indicible sourire.
            Pour parler de sourire j’ ai beaucoup apprécié l’ absence totale de sourire du Père Eric de Beukelaer quand il dialogue avec Mgr Kockerols sur le mariage des prêtres.
            On dirait que le Père Eric pense pendant tout le débat à l’expulsion des Fraternités Monastiques de Jerusalem. Mais, sans doute, je projette. Cependant, je le crois capable de ce genre de solidarité.

          5. Si il y a bien une graine de mysticisme chez Véronique Levy, on reste selon moi à des années-lumières de l’arbre que fut Sainte Thérèse, je ne pense pas que vous me détromperez.

            Comparer Sainte Thérèse d’Avila et Véronique Levy est un rapprochement à mon avis très limite et limité.

            Les rapprocher parce que les deux sont d’origine juive est accorder beaucoup trop d’importance à leurs origines sémitique – ce serait un peu comme dire que Kofi Annan ou le cardinal Sarah ressemblent à tel noir qui acquiert une notoriété.

            Le battage médiatique ne doit pas dépasser les limites de la décence.

            Après, je n’ai rien contre certaines choses qu’elle dit, et si on la prends au sérieux, l’idée de sauver même les plus faibles créatures dont elle parlait, me paraît sensée.

            Un de mes amis chrétiens, chercheur au CNRS, auteur d’un livre en alexandrin et bon pianiste était aussi devenu végétarien, il faut être soit petit, soit grand pour le comprendre.

          6. Oh! je ne pense pas que Veronique elle même se compare à la grande Thérèse. Je pense même qu’elle n’aimerait pas ce rapprochement. En fait il vaudrait mieux ne la comparer personne .
            Excusez moi.

    2. Torquemada n‘était pas, comme son confrère florentin, un simple prêcheur.
      Il allait beaucoup plus loin: en tant que Grand Inquisiteur il jugeait de la foi des autres…

      La comparaison me semble donc tout à fait pertinente.

      1. A Kees et Paxomin,
        Pour finir, je vous donne à voir le corps du délit :
        – commentaire de JP Snyers du 11 septembre 2019 , 14 h 58 (  » Pas la Fin du monde « ).
        – commentaire  »  » du 19 août 2019 , 13h 34 (  » Allumer le feu « ).

        A mon humble avis, ces commentaires s’ adressaient uniquement à des chrétiens, des prêtres surtout, relativistes. Personne en particulier. En tout cas, je ne me suis pas sentie visée personnellement alors que, me situant à égale distance des tradis et des modernes, je suis parfois un peu relativiste ( avec nos amis athées et musulmans , notemment). Et par ailleurs, je comprends le Pape François quand il dit que ne pas accueillir l’ étranger et ne pas faire d’efforts écologiques sont des péchés graves ( l’ église horizontale). Cependant je ne veux pas entrer dans les détails de mes propres tentatives dans ces domaines.
        Il est très regrettable que vous vous soyiez senti visé personnellement au point de réagir avec des mots très violents.

  8. Ce que le Père Eric de Beukelaer a vraiment dit ….
     » Pourquoi je ne crois pas à la faillite du christianisme  » ( Nouvelle Cité, 2009 ).
    pp 134 , 135
    ….. » La liberté de l’homme peut faire échec au plan de salut de Dieu. Si un homme placé dans la pleine
    lumière du Christ persévère dans le refus de l’ amour crucifié, personne ne pourra le forcer, pas même
    Dieu.
    Quelqu’un serait-il assez fou pour aller jusque là ? Il faut espérer que non, mais ne pas non plus se laisser bercer par une spiritualité guimauve : notre coeur est capable du meilleur comme du pire.
    Un homme qui aurait passé sa vie terrestre à crucifier ses semblables, pourrait bien à la fin de celle- çi
    refuser d’embrasser le Dieu crucifié. Soyons donc vigilants, rappelle l’ Ecriture, car le nombre de nos jours s’ écoule vite et ce que nous en ferons- pour une part au moins- nous appartient « (fin de citation).

    Dieu merci, nous pouvons prier chaque jour pour que tous soient sauvés. Dans la Sainte Messe, chez soi en lisant la liturgie des heures ou plus simplement, en tous temps et en tous lieux , en répétant la prière de Jésus et ses variantes ( Seigneur Jesus, fils du Dieu vivant ayez pitié de nous pauvres pécheurs ou  » de moi, pauvre pécheresse  » ………
    ou encore la prière de Soeur Consolata Bretone :  » Jésus, Marie, je vous aime, sauvez les âmes « .

    Quant au manque d’amour envers notre prochain ( manque d’amour crucifiant ce prochain, voir le texte du Père Eric ) on en a déjà parlé sur ce blog …. il existe de très bons livres .
    Je demande pour moi- même et pour tous ceux qui souffrent de leurs péchés, des grâces de repentir.
    Mais aussi, bien sûr, des grâces de guérison pour tel ou tel malade, des grâces de conversion pour ceux dont le coeur souffre de rester fermé à Jésus, des grâces de discernement pour ceux qui souffrent de ne pas voir clair…..La liste est longue.
    Il y a aussi de très nombreux sites où l’on peut demander des prières, où l’on prie les uns pour les autres. Tant catholiques que protestants.

    PS : je me demande si ça sert à quelque chose de se montrer ainsi, vulnérable, pauvre d’esprit, looser …..sur un blog comme celui çi. Ou n’importe où ailleurs.

      1. Merci à vous, Muriel qui, à la place de me jeter des pierres, avez eu le courage d’écrire que vous voyez en moi autre chose qu’un Torquenada. Mes commentaires sur ce blog (et ailleurs) n’ont jamais eu pour but de juger des personnes (qui serais-je pour le faire?), mais seulement des idées, des orientations que je trouve très dangereuses à l’égard de l’intégrité de la foi et en particulier de celle du peuple des humbles. Dès lors, quitte à scandaliser certains encore un peu plus, à l’inverse du message dit « chrétien » (mais qui n’est plus qu’humaniste) de l’Eglise actuelle, j’ai la faiblesse de penser que pour le Christ et pour ses apôtres, la priorité numéro 1 a toujours été le salut éternel des âmes (et non l’écologie, le « vivre ensemble », le dialogue inter-religieux, la politique et j’en passe…) Ce n’est pas au nom de ces valeurs mondaines que les premiers chrétiens sont morts martyrs mais parce qu’ils croyaient que Jésus-Christ étant le seul salut, il importait avant tout d’évangéliser et de se convertir en vue de l’éternité. Libre à chacun de prétendre qu’ils se sont trompés, mais libre à moi de croire (sans être insulté) qu’ils avaient raison et que le pape et ceux dont ils s’entoure sont en rupture par rapport à ce qu’est la prédication apostolique. Connaissant tout de même un peu l’Ecriture (notamment par ma formation en théologie protestante) j’attends de la part de ceux qui me conteste de m’apporter les preuves scripturaires que leur conception d’un Christ uniquement préoccupé par l’ici-bas (d’un Christ qui, finalement ne ressemblant plus du tout à celui qui a été crucifié et corporellement ressuscité pour nous sauver du péché et de la mort) serait conforme à ce qu’Il était véritablement. J’attends aussi de la part de ceux qui me critiquent le fait de savoir s’ils croient encore à ces paroles de notre Credo (qui est le résumé de notre foi): « Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts…Je crois en la résurrection de la chair et en la vie éternelle ». Personnellement, j’y crois de tout mon coeur. Dès lors, est-il vraiment normal de me voir condamné par des « catholiques » pour lesquelles tout cela ne semble qu’être que symboles, mythes ou légendes?

        1. PS: En annexe, Muriel, sans du tout vouloir m’imposer et si le coeur vous en dit, j’aimerais vous offrir quelques uns de modestes ouvrages (dont: « Nous retrouverons-nous un jour? » (préfacé par Mgr Guillaume, ancien évêque de St Dié), « La vie s’éclaire en Lui » (préfacé par Mgr Léonard), « Les quinze mystères du rosaire » (préfacé par Mgr Warin ») , « A ceux qui cherchent » et « Témoins de Dieu » (comprenant des interviews de André Frossard, Hughes Aufray, Gilberte Degeimbre, Jacques Dufilho, Michel Quoist, Jean-Prieur, le cardinal Marty et bien d’autres encore). Bien sûr, je devine que via ce blog, vous ne me communiquerai pas votre adresse mail. C’est pourquoi je vous donne la mienne: jeanpierresnyers@gmail.com

          1. Merci Jean Pierre. Ces livres me paraissent très intéressants et j’aime beaucoup le genre littéraire des interviews.
            Malheureusement je sens que le temps me manquera cruellement dans les prochains mois, les prochaines années , années pendant lesquelles il s’agira surtout de faire prendre aux livres fr. le chemin inverse.
            Mais je garde votre proposition dans mon  » arrière- tête  » comme on dit ici en Flandre. Ne fut ce que pour un livre ou deux .

        2. Monsieur Snyers, votre „ technique“ est toujours la même: attribuer des positions tout à fait arbitraires à vos adversaires , pour ensuite les attaquer. Ainsi:

          – dire que l‘écologie, le „vivre ensemble“, le dialogue inter-religieux, la politique etc seraient une priorité pour l‘Eglise au point de primer sa prédication apostolique….est une aberration.

          – je note d‘ailleurs que vous la répétez à longueur de journée: quel que soit le sujet traité sur ce blog vous trouvez toujours un chemin, aussi tordu qu‘il soit, pour la servir une fois de plus.

          – mais cette aberration vous en avez besoin pour nous servir de manière inlassable et ad nauseam un message pour lequel vous semblez vous estimer particulièrement qualifié.

          Le plus bizarre dans tout cela, c‘est que le message en lui-même est connu et accepté…
          Mais vous vous en servez pour vos attaques…qui, elles, contrairement à ce que vous dîtes, sont bel et bien personnelles.

  9. Il me semble qu’on se prend un peu la tête de façon inopportune.

    Je crois, moi, que la Foi est d’abord quelque chose de tout à fait personnel, une chance, une adhésion libre…

    Est-ce que nous devons tous penser la même chose en même temps ? Je ne le pense pas…
    Je crois au contraire que ma Foi est d’abord une liberté et que les différences de
    « pratique » ne sont pas des raisons suffisantes pour se « disputer ».

    Je reviens toujours à cette phrase qui est à mes yeux très claire : « Luc 12
    57 Et pourquoi ne discernez-vous pas de vous-mêmes ce qui est juste?  »

    Si Luc le dit, qui serais-je pour ne pas le croire ?

    1. J’ai envie d’ajouter que j’ai le plus grand respect, la plus grande estime pour notre Pape François. J’oserais dire que j’attendais que vienne quelqu’un comme lui avec un message clair, concis et compréhensible par tout le monde !

      Après, je lis un peu partout (dans la presse, les forums de discussion) qu’on lui reproche un peu de tout ! Que dire, que répondre si ce n’est que, de son temps, Jésus fut également critiqué et jugé pour ce qu' »il n’était pas »…

      Vais-je, à chaque fois, « rompre une lance » avec les contradicteurs ? Pour les faire changer d’avis ? Inutile, c’est impossible … pour faire prévaloir mon opinion ? Dans quel but ? Dieu ne sait-il pas mieux que nous faire la part des choses ?

      Pour finir, selon mon humble compréhension des choses, je pense pouvoir dire que Jésus n’est pas venu au monde pour instaurer une église de gloire ni d’ailleurs aucune église – au sens où nous l’entendons aujourd’hui – et que, pour le peu que j’en sais, il était juif et pas catholique (découverte qui, je dois le dire, m’a fortement « secouée » lorsque je l’ai faite, étant petite !)

      Est-ce que cette fidélité de Jésus ne devrait pas être un sérieux outil de réflexion ?

      1. Et pourquoi ne romperiez vous pas une lance pour le Pape François, de temps à autre , chère Marie- Madeleine.
        Vous avez une bonne plume, les media sont avares de nouvelles bienveillantes et vous ensoleilleriez ce blog.
        Moi même, serai toujours reconnaissante à ce Pape d’avoir dépoussiéré les oeuvres de miséricorde. J’aurais voulu que ce Jubilé dure encore.
        Pour mémoire ,
        Donner à manger aux affamés, à boire à ceux qui ont soif , vêtir ceux qui sont nus, accueillir les étrangers, assister les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts.
        ( oeuvres de miséricorde corporelles, les mieux connues, basées sur Matth. 25 et déjà présentes dans l’ AT.
        Les oeuvres de miséricorde spirituelle sont moins connues elles sont pourtant accessibles à tous,
        même et surtout aux personnes handicapées.
        1. Conseiller ceux qui sont dans le doute.
        2. Enseigner les ignorants .
        3. Avertir les pécheurs.
        4. Consoler les affligés.
        5. Pardonner les offenses.
        6. Supporter patiemment les personnes ennuyeuses.
        7. Prier Dieu pour les vivants et les morts.

        L’ extraordinaire c’est qu’il ne faut pas se décider pour l’une ou l’ autre. Ou passer des tests pour voir ce dont on est capable.
        Non, il suffit de laisser venir à soi les propositions ( explicites ou implicites ) après avoir prié.
        D’ailleurs on n’accomplit pas une oeuvre de miséricorde. Non, brusquement, on est dedans.
        A la grâce de Dieu.
        D’ailleurs on peut être dans différentes oeuvres en même temps .
        Ex : en aidant un petit allochtone à faire ses devoirs on est dans l’ accueil des étrangers . Et pendant que l’enfant fait son exercice on peut prier en silence pour les vivants et les morts( 7) . Et pardonner à l’ enfant ( 5 ) son désintérêt de la chose scolaire, désintérêt perçu comme une offense.
        On peut aussi prier ( 7 ) en écoutant patiemment les personnes ennuyeuses (6) ;

        Je pense que le numero 3 des O.M.spirituelles est très très dur. C’est une mission qu’on peut refuser, je suppose, comme on peut refuser d’être évêque ou Pape si je ne me trompe.

        Bon Vent à tous ….

    2. Une adhésion libre, oui, mais à un credo bien établi et pas à la carte (dixit Benoît XVI aux JMJ de Cologne). Les pratiques, c’est encore autre chose : le rit des Maronites n’est pas celui qu’on pratique ici, ils n’en sont pas moins catholiques. Les Gréco-catholiques font leur signe de croix « à l’envers » pour exprimer leur foi en une même trinité. Ensuite, je n’y crois pas, mais c’est ce que j’en comprends.

      1. L’important dans le Credo, c’est justement « Credo ». En partant de là, toutes les familles chrétiennes ont leurs rites, leurs prières, mais le centre reste la figure du Christ et on y adhère en effet librement (s’il n’y a pas liberté, il n’y a pas adhésion) . Lors de rencontres avec des chrétiens d’un peu partout, j’ai l’occasion de parler avec des luthériens, des anglicans, des orthodoxes etc., et la discussion ne porte que sur ce qui nous rassemble, ce pour quoi nous sommes là : parce que nous croyons au même Seigneur ! Pour la suite du Credo, je pense que chaque phrase peut provoquer une réflexion personnelle,en partant des mêmes mots : ainsi « la vie éternelle »…

      2. Un credo bricolé, poétique et sentimental ( restons bienveillants ), de temps à autre, ne me dérangerait pas outre mesure si par ailleurs leur auteur ne se faisait pas le complice glacial du licenciement, de la mise à l’ écart de tous les prof de religion , de tous les aumoniers qui ne sont pas modernes comme lui.
        J’ aimerais aussi que le prof de religion puisse continuer d’expliquer à l’ enfant qui a perdu sa grand’ mère que bonne maman continue de veiller sur lui, qu’elle a rejoint ceux qu’elle aimait,qu’il peut prier pour le repos de son âme et qu’ après un court temps de purification elle vivra près de Dieu , de Marie et de tous les Saints ( je résume) .
        Et non, ce prof ne croit pas que Granny a rejoint le Grand Tout, est redevenue des molécules, auquel cas, d’ailleurs, on l’ aurait enterrée sous l’ atomium. Pas de panique, personne n’est enterré sous l’ atomium. Dieu veut que tous soient sauvés.

        1. j’ ai oublié les Anges. Pourquoi ai je oublié les anges ? Déjà, Leonard Cohen dans  » So long, Marianne  » : ….. » I forget to pray for the angels.
          and then the angels forget to pray for us « .

        2. J’ai dû manquer un épisode, désolé, vous faites allusion à qui ? A part le cas Harpigny vs. Dumouch, je ne connais pas de cas récent de licenciement ou de mise à l’écart de profs de religion catholique comme vous le suggérez. Mais bon, je ne lis sans doute pas les bonnes publications non plus.

          1. A Sebastien,
            Je vous parle de Flandre ( Et la Flandre est à peu près la seule contrée d’ Europe où circula une pétition demandant à la fois le mariage des prêtres , la prêtrise des femmes et 2 autres points que j’ai oubliés. Cette pétition fut remise au Pape François par les mains de notre évêque).
            Pour revenir à votre question : Je connais de près deux aumoniers  » écartés définitivement  » qui veulent rester anonymes . L’un est un jeune père de trois enfants pour qui j’ ai écrit à l’ évêque. L’ évêque m’ a répondu qu’on lui chercherait une autre fonction dans l’ église. C’était il y a …4 ans au moins Rien n’est venu de l’ évêché et aucune sollicitation personnelle n’ a abouti.
            On parle de tout ça à mots couverts :  » Ah! ja, alles wat echt katholiek is moet verdwijnen « .

            Par ailleurs, des enquêtes avaient montré que les enfants ayant suivi le cours de religion catholique étaient restés très ignorants des fondements de la foi . Mgr Bonny lui – même s’en était alarmé . Des mesures seraient prises. Mais c’ étaient les professeurs eux- mêmes qui préféraient parler d’actualité, de questions sociales …

            Les recommençants et les baptisés adultes ont du mal à comprendre. Ou alors ils comprennent trop bien : en termes de pouvoir, de politique, de protestantisation de l’ eglise catholique. On oublie que celui qui se fait catholique à l’ âge adulte a mûri son choix lentement . Il sait pourquoi il n’ a pas choisi le protestantisme, l’orthodoxie, les evangelicals. Ou le bouddhisme ou le yoga. Il s’est aussi intéressé à 2000 ans d’histoire.
            C’est l’ ardeur au travail de l’ouvrier de la dernière heure.
            C’est l’amour extrème de Marie Madeleine.

          2. A Sebastien,
            Je dois, en effet, avouer que je ne réussis plus à me tenir à égale distance des cathos tradis et des cathos modernes. Les modernes m’ont fort déçue non seulement par leurs méthodes autoritaires ( écoles, paroisses, prisons) mais aussi parce qu’ils ne se sont pas engagés socialement comme on aurait pu l’ espérer d’eux : climat, accueil des étrangers, écart grandissant entre les riches et les pauvres, lois bioéthiques, état dramatique des prisons belges.
            ( L’Observatoire international des prisons avait commencé son rapport destiné à l’ état belge par les mots :  » On ne sait plus comment vous dire …… ».
            Aux dernières nouvelles : Prison de Saint Gilles : 850 détenus pour 550 places ( La libre)).

            Selon mon expérience, ce sont plutôt les tradis qui s’engagent, bénévolement, dans les domaines ci dessus.

          3. A Sebastien,
            PS pour Sébastien suite au com de Heydrickx ci dessous :
            Ne pensez pas qu’ en Flandre, nous nous laissons aller au désespoir : il y a des communautés nouvelles, des ordres monastiques, de bons prêtres, de bons profs de religion, en nombre ……suffisant.

            nombre suffisant de bons prêtres et de

  10. « Une adhésion libre, oui, mais à un Credo bien établi et pas à la carte », dit Sébastien en citant Benoît XVI. Autrement dit, tout prétendu « Credo » qui s’écarterait de celui des apôtres n’est non seulement plus catholique, mais même plus chrétien. Tout plus peut-il se revendiquer comme faisant partie d’une Eglise parallèle, schismatique, mais sûrement pas se considérer comme fidèle à ce croyaient les apôtres (ceux que le Christ a mandaté pour convertir en vue du salut éternel des âmes et non pour dialoguer, pour fonder une espèce de religion mondiale fondée sur des valeurs humaines.. Saint Paul nous a averti: « Si quelqu’un vous annonce un autre Evangile que celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème », tout en précisant « qu’il arrivera un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine et se tourneront vers des fables tout en se donnant une foule de docteur selon leurs propres désirs ». Même si je ne me suis jamais senti proche de lui, même si la manière dont il a géré l’Eglise catholique en Belgique fut selon moi désastreuse, je ne peux néanmoins que souscrire à ces mots du cardinal Danneels: « ce qui identifie la foi d’un catholique, sont le Credo, les dogmes et les sacrements ». Quand au catéchisme voulu (pour le bien de l’Eglise) par Jean-Paul II, si certains dits « croyants »veulent le jeter à la poubelle, c’est bien sûr leur problème, mais qu’ils se permettent de juger, d’invectiver et de lancer des attaques ad hominem à la figure de ceux dont le crime est d’y croire n’est-ce pas le monde à l’envers?

    1. Pour comprendre le Credo :

      –  » Pourquoi je ne crois pas à la faillite du christianisme  » ( Père Eric de Beukelaer ) : pp 115 à 138.
      –  » L’ art de croire  » ( André Frossard ).
      – Le Catéchisme de l’ Eglise Catholique ( 1992)

      et bien sûr, on peut toujours folâtrer sur le net.

      1. André Frossard, que vous citez, Muriel, m’a dit un jour combien il était reconnaissant à Jean-Paul II d’avoir resserré le tissu chrétien. Conscient du fait qu’il est essentiel pour les fidèles d’exprimer ce qu’est réellement la foi de l’Eglise, il l’a fait notamment à travers le catéchisme de l’Eglise catholique; celui que Benoît XVI a admirablement résumé à travers son compendium. Mais en ces temps-là, nous avions affaire à des papes qui soucieux de fidélité doctrinale et liturgique, étaient des guides, des hommes qui savaient distinguer le bon grain de l’ivraie. Hélas avec le pape actuel, le bon grain est devenu l’ivraie et l’ivraie le bon grain et cela, au grand dam de tant de catholiques et de communautés nouvelles, qui, autrefois encouragées par ses deux successeurs de Pierre, sont aujourd’hui persécutées, réduites à néant, honnies par un pontife qui ne jure plus que par la théologie de la libération (théologie précisément condamnée par ses deux prédécesseurs). J’ai toujours en mémoire combien malgré sa maladie et jusqu’à l’extrémité de sa vie, Jean-Paul II s’est agenouillé devant son Seigneur présent dans le Saint Sacrement. Et quand je vois que François refuse obstinément de le faire (alors qu’il le fait face aux migrants et qu’il ne le faisait pas non plus au temps où il était archevêque de son pays; pays dans lequel il évite mystérieusement de se rendre), je finis par me dire que plutôt que d’employer le mot « pape » à son sujet, il serait bien plus adéquat de le qualifier comme « grand prêtre d’une religion mondiale ».

        1. JP Snyers, Connaissez-vous cette citation de Etty Hillesum «  »Parfois, au moment où on l’attendait le moins, quelqu’un s’agenouille dans un recoin de mon être. Je suis en train de marcher dans la rue, ou en pleine conversation avec un ami, et ce quelqu’un qui s’agenouille c’est moi »  » 

      1. « … un jugement de Dieu » que je crains aussi pour moi-même aussi , Marie-Madeleine. Et si celui-ci reposait uniquement sur mes propres mérites, je n’en mènerais pas large. Par contre, je crois de tout mon coeur que le Christ Rédempteur a payé mes fautes par son sang versé sur la croix et qu’en fonction de cela, je suis racheté par Lui. Autrement dit, ce qu’il m’était impossible de réaliser, le Christ l’a fait pour moi , pour vous et pour chacun d’entre nous. La question est donc simplement de savoir si nous aurons assez d’humilité pour reconnaître qu’Il est notre seul Sauveur, Celui seul qui est la vérité et sans qui nul ne va au Père, Celui en qui et en aucun autre a les paroles de la vie éternelle. Telles sont les paroles du Christ; celles qu’un vrai pape devrait nous dire. Hélas, ce n’est pas sous le pontificat actuel que nous les entendrons.

        1. Les paroles du Christ sont d’une très grande importance pour moi et il est rare que je ne fasse pas le lien avec son message et certaines situations vécues, non pas pour y voir un « guide pratique » mais bien pour y trouver inspiration et courage. Ceci dit, notre Pape François me paraît avoir exactement posé ses pas « dans les pas du Christ » et s’il lui arrive d’aborder des sujets autres que théologiques, ou d’employer des formulations plus modernes, il n’en est pas moins un modèle d’esprit chrétien.

          Ceci sont mes opinions que je n’impose à personne. Bien cordialement…

          1. Merci, Marie-Deleleine. Et tant mieux si pour vous, le pape François vous redonne du courage Et sans doute tant pis pour moi si celui-ci me plonge dans la dépression, dans une désespérance que je n’avait pas au temps du pape Jean-Paul II et de Benoît XVI. Je sais combien mes propos tenus sur ce blog peuvent paraître rigides à l’égard de la doctrine. Mais l’être sensible (écorché vif) que je suis, me rend aussi tellement démuni face à des situations concrètes. Ce matin, pour ne rien vous cacher, j’ai du conduire mon pauvre chien (auquel je tiens tellement) chez le véto et je ne sais si je le reverrai. Des larmes coulent sur mon humble visage. Nous avions l’un et l’autre un tel attachement! Dès lors Marie-Madeleine et vous aussi, chère Muriel, priez pour cet homme tellement fragile que je suis et pour cette amie qu’est Leïka que le Seigneur me donnera, je le pense, de retrouver un jour.

  11. Un homme de la campagne que je connais dont le chien est sur la fin me confiait son appréhension pour son chien.

    Je compatis donc également M.Snyers.

    Puissions nous étendre cette amitié que l’on ressent pour nos animaux de compagnie à toutes les créatures sans parole que l’on abats, eux sans la moindre émotion.

    Cdt.

  12. Jean-Pierre Snyers
    Le désespoir n’est pas chrétien.
    On peut n’être pas d’accord avec le pape François. On peut le contredire, on peut combattre ses idées.
    Mais s’il vous plonge dans le désespoir et la dépression, alors quelque chose cloche.
    Le message du Christ n’est pas un message de désespoir.
    La miséricorde de Dieu n’est pas un fardeau qu’il nous faudrait à tout prix mériter, impossible tâche qui nous plongerait immanquablement dans la détresse et l’accablement. Elle est un cadeau gratuit, que nous recevons non pour nos mérites mais parce que nous sommes aimés. Si nous comprenons cela, ce qui s’éveille en nous n’est pas le désespoir mais de la reconnaissance, de la gratitude, et un amour immense envers Dieu.
    Aucun saint de l’Église ne nous invite à trembler. Malgré les épreuves et les souffrances qui ont jalonné leurs vies, ce qui les caractérisait c’est une joie profonde.
    Vous semblez accablé par un poids gigantesque. Comme si votre foi était une responsabilité immense, une épreuve épuisante, un fardeau écrasant. Mais Dieu nous dit : « mon joug est suave, et mon fardeau léger »
    Dans ces conditions, qu’est-ce donc qui vous tracasse tant ? La souffrance, la mort, les guerres, la haine, la solitude, la pauvreté, la violence, l’injustice, le pape François même… sont-ce ces poids dont vous voulez charger vos épaules ? Personne n’attend cela de vous et surtout pas Dieu.

    Votre chien, comme toute la création, fait partie des plans de Dieu.
    Il n’est pas interdit de penser que sa vie, comme la nôtre, ne s’achèvera pas ici-bas. Plusieurs saints semblaient le croire aussi. Et si la création aspire de toutes ses forces à voir la révélation des fils de Dieu, on peut supposer qu’elle est dans l’attente de quelque chose à quoi elle participera.
    Un jour viendra où toutes les souffrances trouveront leurs consolations. Les pauvres passeront alors devant les riches, les petits avant les grands, les démunis avant les puissants, les faibles avant les forts. Ce jour-là, chaque injustice sera réparée et il ne régnera plus que la justice, l’amour et la paix en Dieu et par Dieu. Et je pense qu’une victoire aussi éclatante ne serait pas complète si elle ne concernait pas l’ensemble de la création, et si étaient mis de côtés ces autres êtres vivants capables comme nous d’amour, de compassion, de loyauté et capables aussi de souffrir nombres d’injustices qui méritent également réparation.
    Alors si le jour vient où votre compagnon doit vous quitter, pleurez si vous devez pleurer, mais ne lui dites pas adieu. Priez pour lui pendant qu’il vous attend dans l’au-delà aussi fidèle dans cette vie future que dans la présente.

      1. Que vous dire, sinon merci de tout coeur, Muriel, Marie-Madeleine, Paxomin et Heydrickx (qui, via vos propos si justes, avez tellement raison nous rappeler que toutes les souffrances et les injustices y compris celles de nos amis les animaux, seront réparées un jour dans cette vie future que Dieu nous promet) Merci à vous tous pour votre compassion, pour votre compréhension et pour votre prière

    1. «  »Heureux les pauvres en esprit,
      Heureux les doux,
      Heureux les affligés,
      Heureux les affamés et assoiffés de justice,
      Heureux les persécutés pour la justice
      ……. » »

        1. Oui mais pour moi le fait d’être, en tant que pauvre, affligé, persécuté, etc.; dans le coeur de Dieu me semble déjà d’un réconfort immédiat !

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