Noël ou la pudeur de Dieu – La Libre p.37

Ce lundi 24 décembre est parue ma chronique de Noël dans La Libre en p.37.Pour la lire, cliquez sur « Noël ou la pudeur de Dieu ».
Merci à La Libre de m’offrir cet espace de réflexion. 
PS. Sur la p.36 du même journal, je salue la belle chronique de Calixte et Hugues Boquet (« Invitation à adopter un nouveau style de vie »). Cela fait vraiment plaisir de voir de jeunes plumes catholiques s’exprimer avec fraicheur et conviction. 

3 réflexions sur « Noël ou la pudeur de Dieu – La Libre p.37 »

  1. Mr l’Abbé, La vraie pudeur, dont celle de celui qui vous inspire, ne consiste pas à cacher sa nudité physique. On n’a jamais vu dans la moindre église catholique un Christ représenté en Enfant ou Crucifié entièrement nu.
    Votre sous-titre le dit « il est livré aux soins des hommes ». L’enfant d’homme lorsqu’il naît n’est pas encore un « Je ». C’est en cela qu’il est « nu ». Et il ne SENS qu’il est dénudé que s’il à froid. Il est cependant doté des gênes dont il aura physiquement hérité, pour la vie et modèlera, sans plus, son caractère.
    Pour le reste, la personne que nous croyons être n’est bâtie que sur des apports externes et change d’instant en instant. Il est faux de dire « que nous nous la sommes socialement construite ». Seul celui qui recherche la « pauvreté en esprit » (et non du cœur, ce qui ne signifie rien), c-à-d l’apaisement du mental (re)deviendra vierge et nu. Et ceci ne peut s’obtenir qu’en n’intervenant pas dans ce déroulement inconséquent et hasardeux au risque de simplement le relancer.
    L’apprentissage dont vous parlez après les ‘’soins intimes’’ que vous avez été amené à donner suppose que votre encéphale (cortex cérébral et hormones d’empathie) était branché comme l’est celui d’une infirmière manipulant à titre professionnel les parties les plus intimes d’un malade. Mais à votre avis comment sera orienté le cerveau de cette même infirmière le soir même, au lit avec un mari entreprenant ?
    Les saints (ou les Sages), connus comme le fût Jésus ont « osé l’Evangile dans toute sa nudité ». Et ce n’est en rien le fatras rassemblé 4 siècles plus tard en « écrits canoniques ». Revenons au choses dépouillées.
    L’ENFANT, qui revient comme un bonbon sans cesse sucé évoque (il ne « dit » pas) une vérité qui n’existera jamais en mots mais au contraire dans le dénuement et la pudeur.

  2. Je trouve que c’est un bon message concernant son thème central, la pudeur.

    Après, deux petites remarques :

    1)désolé de parler peut-être immodestement, mais …c’est clair que parler « d’enfant nu » n’était pas très habile.
    Cela revient à essayer de passer à contretemps (donc en force !) le message « mon église n’a aucun problème avec les enfants nus », et là franchement, c’est une maladresse humaine de dire ainsi.

    2) « L’Église n’est pas d’abord forte de ses cathédrales, de ses ornements, de ses foules, ou de son clergé. Elle est forte de ses saints »
    C’est la pure vérité, clairement exprimée, et non noyée dans je ne sais quel blabla.
    Seulement, aujourd’hui, combien y a t’il de Saint visibles dans l’église ? Aucun, quasi, (au Mont Athos peut-être ? je n’ai pas été voir seulement je le précise.

    Si on additionne deux 1 +1, on comprends alors que ce n’est pas vers l’église en tant qu’institution qu’il faut se tourner pour obtenir son salut, vu ce qui la corrompts de l’intérieur à un point qui ne peut que révolter M.L’abbé lui-même, mais comme l’a rappelé indirectement l’abbé de Beukelaer, vers les Saints, comme il le rappelle.

    J’espère cependant que vous en connaissez, amis chrétiens, et qu’ils vous conseillent, mais si vous n’en reconnaissez pas, je vous recommande de vous inquiéter.

  3. Cher Paxomin,
    L’Église n’a jamais été, ni ne sera jamais une Église de « purs » ; déjà saint Augustin, dans ses sermons, vantait une Église de « bons et de méchants ».
    Comme l’arche des Hébreux, portée de mains d’hommes, boiteux et corrompus, mais portant la Loi, elle porte à travers les siècles, le trésor de la Parole, la sème tant bien que mal et se rejouit de voit germer, de temps à autres à la seule grâce de Dieu, les saints qui ont su la recevoir.

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