24 réflexions sur « Allons-Nous disparaître? – La Libre p.41 »

  1. Quand on fait ses courses au supermarché du coin, on nous propose des produits avec autour plusieurs emballages… et souvent il n’y a que ça ! Très peu d’alternative, par exemple, si vous achetez des gaufres pour vos enfants à 10h, aux traditionnelles « Lotus » chacune emballée dans son petit sachet plastique. C’est un exemple anecdotique mais qui reflète une réalité : rien n’est fait pour que l’on consomme moins ou autrement. Moi je veux bien faire dans le bio, le durable, le local, le « fait maison », tout ce qu’on veut. Mais j’ai un travail qui n’est que moyennement rémunérateur, des journées chargées, pas de femme au foyer (humour). Bref, je n’ai pas le temps – ni le budget – pour courir les magasins bio. Et le tout est à l’avenant. Tout ce qui est écolo et durable est hyper cher et souvent peu facile d’accès – que l’on songe aux voitures électriques, aux pompes à chaleur, aux panneaux solaires, au vêtements de qualité, aux produits bio… Tout cela n’est accessible qu’à une minorité. Par contre, que l’Etat impose aux grandes entreprises hyper polluantes de réduire leur impact écologique. Mais alors elles délocaliseront. Bref, je pense que – comme le Titanic – on est déjà dans le mur !

  2. De plus en plus d’initiatives voient le jour pour offrir au consommateur des produits de proximité avec des emballages récupérables ou « en vrac ». Malheureusement, une petite entreprise comme cela ne peut pas rivaliser avec les prix de la grande distribution, c’est évident ! Donc leurs prix sont plus élevés.

    Le circuit des « seconde main » marche bien aussi, notamment pour des objets à courte vie : pourquoi payer une somme énorme pour un cartable par exemple, au lieu d’en acheter un d’occasion ? Parce qu’il n’y a pas d’images à la Disney dessus, la plupart du temps.

    Il est grand temps de mener une réflexion sur le « durable » et j’ai beaucoup apprécié l’extrait de l’encyclique cité par EdB ! La sobriété et une certaine décroissance seraient souhaitables mais quel serait l’impact sur l’emploi ?

    1. Et bien l’impact sur l’emploi ne pourra qu’être bénéfique. C’est le modèle économique dominant qui a conduit la création et ceux qui la peuplent dans le mur. Et que prône ce discours ? Rationalisation, efficacité, diminution des coûts. En un mot la réduction de l’humain dans la chaîne de production à un rôle de plus en plus anecdotique… Quel modèle d’agriculture offre de réelles perspectives d’emploi ? Le bio ou le chimique?

      1. Si votre souci est de promouvoir l‘emploi, se tourner vers l‘agriculture n‘est pas la solution: dans les pays développés l‘agriculture n‘emploie guère plus que 2 à 3 pourcents de l‘emploi global.
        Le système économique que vous semblez rejeter a permis à l‘agriculture de montrer de gigantesques gains de productivité.
        Face à la croissance de la population mondiale ces gains de productivité sont essentiels à la survie de l‘espèce humaine.

          1. Ces discussions sur blog suivent des trajets souvent complètement aléatoires, sans connexions logiques

            Ainsi:

            Le thème de cette discussion est au départ l‘éthique en matière d‘environnement…
            Ensuite un participant décide de jeter une passerelle ( tout à fait arbitraire à mon sens ) entre la pollution et l‘agriculture pour en tirer une conclusion, tout aussi arbitraire en matière d‘emploi…
            Ensuite vous établissez un rapport entre les suicides de paysans et…Monsanto

            My head spins…

      2. Le bio c’est l’avenir. Et l’ épluchage de légumes est une activité méditative. Sans parler du goût et des parfums libérés….

  3. Un geste à la portée de tous car les bouteilles de soeur eau en plastique…sont une aberration.

    Installer un filtre à eau chez soi et, combien de bouteilles économisées ?

    Il y a plein de choses possible à faire même au niveau des humbles moyens pour faire avancer les choses, et les mentalités chaque petit geste compte.

    J’ai compris aussi,ainsi qu’un ami très engagé chrétiennement qui travaille au CNRS que le végétarisme faisait beaucoup à ce niveau….je le dis en passant mais c’est un autre débat (quoi que connexe).

    1. Il y a le réchauffement climatique mais il y a aussi le refroidissement de la foi. Il y a la pollution atmosphérique mais il y a aussi la pollution spirituelle des âmes. Il y a le plastique à la dérive dans les océans mais il y a aussi les dérives doctrinales, liturgiques et morales dans l’Eglise. Et je dois dire qu’il me semble bien étrange de voir cette Eglise préoccupée (comme les médias et les politiciens) surtout de ce qui appartient à ce monde qui passe plutôt qu’à celui qui le dépasse et qui, éternellement demeure. Y’aurait pas un problème? Est-ce bien cela le message apostolique?

      1. Jean Pierre, Notre Dieu s’est incarné pour que nous aimions des êtres de chair et de sang qui ont tous besoin d’ air ,d’eau, de nourriture sains. Et qui y ont droit.

  4. Belles allégories marines! Mais quand je les applique à la situation de l’Eglise, j’ai froid dans le dos. Et j’avoue que cela me préoccupe plus que le plastique dans les mers ou la disparition des grenouilles dont le Saint-Père fait grand cas dans sa désormais célèbre encyclique. Vous me direz que le souci de l’Eglise n’empêche pas de s’occuper de la création dans son ensemble. C’est vrai. Mais il y a des priorités: notre terre est vouée à disparaître et seul Dieu est éternel.

    1.  » Notre terre est vouée à disparaître et seul Dieu est éternel « . C’est vrai.
      Mais cela n’empêchait pas Jesus de fabriquer de belles et bonnes charpentes, des meubles destinés à durer …. De guérir, de nourrir, , d’embrasser des corps voués à la mort …..Jesus a pleuré sur nos malheurs ……. et fustigé la tiédeur en disant qu’il était venu allumer un feu sur la terre. En voulant que nous soyions le sel de la terre et la lumière du monde.
      Et ce qui est grave c’est que nous devenons indifférents, tièdes…..
      Indifférents devant les incendies de forêts, les inondations, les glissements de terrain, les tyhons …. les déchets nucléaires, les déchets de la surconsommation…. la malbouffe de enfants, le désespoir des paysans occidentaux et le suicide des paysans indiens. …..
      Que chacun complète la liste, l’illustre, la conteste, la critique ….. Mais ne perdons pas trop de temps en pinaillages.
      J’ai déjà raconté ce que j’avais imaginé un jour : Un camp de travail, de détention ….
      Une femme enceinte…..
      Une douzaine de codétenus décident de lui donner chaque jour un cuiller à cafe de leur portion de survie. Personne ne regarde, ne juge l’autre, qui a ses raisons de parfois faillir à sa promesse. Mais au moins la naissance d’un beau bébé devient possible

      1. je complète déjà ma propre liste : chaque jour, 4000 enfants meurent des suites de malnutrition…..800 millions d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable ….

      2. Et le risque de ne pas être sauvé, de se perdre pour l’éternité (qui préoccupait tant le Christ et les apôtres), ce n’est pas grave, Muriel? Car enfin, ou on prend le Nouveau Testament au sérieux (et pas seulement ce qui nous arrange, ce qui est conforme au monde) et dans ce cas là, on voit que c’est le salut éternel des âmes qui était la priorité des apôtres, ou on le réduit à un message social (centré sur les migrants, le climat, le « vivre ensemble » ou que sais-je encore) qui conduit comme on le voit le christianisme à n’être plus qu’une idéologie philanthropique. Qui soutiendra par exemple que le dialogue inter-religieux, la construction d’un monde meilleur ou les discours autour de ce qui devient la « déesse terre » sont ce que prêchait un saint Paul? Laissons au commandant Cousteau ou à Nicolas Hulot le soin de nous alerter sur le réchauffement climatique ou la pollution. Eux au moins sont dans leur rôle. Par contre, il y a de sérieuses raisons de se demander si le successeur de saint Pierre est lui encore dans le sien. Où donc se cache sa tâche d’annoncer la Prédication apostolique en vue du salut éternel et d’affermir (et non de diluer) la foi dont il est le garant? En attendant, au vu de l’effondrement de la pratique religieuse, de la croyance en Celui qui est la Vérité et des vocations, les résultats de ce langage calqué sur les médias , sur la mentalité du monde et sur un mai 68 qui s’éternise, sont désastreux.

        1. Je voulais citer Matthieu 5, 4 ( « Heureux les doux, ils auront la terre en partage  » ) mais je suis une fois de plus saisie par la brûlante actualité des Beatitudes et du Sermon sur la Montagne EN ENTIER.
          Quant au salut des âmes qui vous est cher à juste titre, ce salut ne peut se faire qu’en aimant notre prochain. tous les prochains. Endiguons au maximum la disparition progressive de l’ espèce humaine pour permettre à un maximum de consciences de se réveiller et de se convertir . Et si certains pensent que l’ Eglise et ses fidèles sont devenus incapables de convertir , pas de souci : c’est Dieu seul qui convertit. Nous ne pouvons que donner notre témoignage.

        2. A Jean Pierre Snyers :
          Quelle cruauté de parler de Nicolas Hulot comme vous le faites : le  » malhonnête argent « , le Mammon, l’ ont terrassé. Il n’est plus  » dans son rôle  » comme vous dites. Il aurait bien eu besoin de nos prières, de secours surnaturels pour pouvoir y rester.

          1. Et le Père Eric est aussi dans son rôle quand il écrit que  » nous navigons entre déni et fatalisme « . Déni et fatalisme sont des péchés comme les autres.

  5. Mr l’Abbé, Il y avait les propos que vous n’aviez pas tenus…Et ceux que vous vous gardez bien de relever, comme atteste votre silence quant à l’interprétation à donner à Mt.16 et surtout les versets 23.24.25. Je vous invite à une troisième édition de ‘’Allons-nous disparaître’’ ?

  6. J’ai l’impression que Thomas, Marie-Madeleine Clocus, Bruno, Paxomin et le Père Eric seraient d’accord pour donner chaque jour une cuiller à café de leur ration ( mon com du 8 sept, 8h06 ).
    Merci d’avance.

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