«  La joie de l’Evangile »– 7° dimanche de Pâques, Année B

« Je parle ainsi en ce monde, pour qu’ils aient en eux ma joie et qu’ils en soient comblés. Je leur ai fait don de ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils ne sont pas du monde, de même que moi je ne suis pas du monde… » (Jean 17, 11-19)

La joie est un des signes les plus sûrs de la présence de l’Esprit dans un cœur. Non pas la joie mondaine – qui est éphémère et souvent suivie de tristesse. Non pas la joie forcée de celui qui prétend que tout va toujours bien, même quand cela va mal. Non. La joie profonde. La joie spirituelle. Celle qui demeure, même quand « le monde » vous prend en grippe. La joie de celui qui se sait aimé d’un Amour qui n’est pas de ce monde.

Ne jugeons pas nos frères (et nous-mêmes) sur la joie et nous ne serons pas jugé. Mais demeurons lucides. Là où se trouve tristesse, amertume ou cynisme – l’Esprit du Vivant ne peut être présent. Là où demeure la joie – même au cœur des larmes, des injustices et des souffrances – le souffle du Crucifié-Ressuscité nous caresse le visage.

Durant l’ultime semaine qui nous sépare de la Pentecôte – fête du don de l’Esprit, prions chaque jour. Demandons que le Souffle de Dieu nous procure Sa joie.

18 réflexions sur « «  La joie de l’Evangile »– 7° dimanche de Pâques, Année B »

  1. Oui, la joie d’être habité par le Christ Jésus ressuscité transcende la souffrance ! Ce matin, j’ai porté Jésus eucharistie à mon époux souffrant d’Alzheimer et mon cœur était dans la joie de nous sentir tous deux habités par le même et unique Amour, Jésus, qui nous unit si fort que ce n’est plus important que mon Christian ne sache plus parler. Nos cœurs battent au rythme du cœur de Dieu. Alléluia

  2. Merci, Anne, pour ce très beau témoignage que vous nous livrez. Croyez que je penserai à vous et à votre cher mari dans ma prière; une prière que je fais également pour l’Eglise dont la situation devient particulièrement dramatique et même pré-schismatique sous ce pontificat. Deux articles que je viens de lire ne font que confirmer mon inquiétude. L’un relate un défilé blasphématoire effectué avec la bénédiction et l’aide du Vatican (voir sites « Pro Liturgia » et « Benoît et moi ») et l’autre est un constat fait par le cardinal Eijk (Archevêque d’Utrecht) qui écrit notamment: « Observant que les évêques et surtout le Successeur de Pierre ne parviennent pas à maintenir fidèlement et dans l’unité le Dépôt de la foi contenu dans la Tradition Sacrée et la Sainte Ecriture, je ne peux m’empêcher de penser à l’article 675 du Catéchisme de l’Eglise Catholique: « Avant l’avènement du Christ, l’Eglise doit passer par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants. La persécution qui accompagnera son pèlerinage sur la terre apportant aux hommes une solution apparente à leurs problèmes au prix de l’apostasie de la vérité ». (Voir articles complets sur les sites « Benoît et moi », « Belgicatho » et « Pro liturgia »)

    1. Mais, heureusement, le but final n’est pas tant la situation d’une Eglise « monolithique » mais plutôt la diffusion dans le monde du message de l’Evangile !

  3. Ce défilé de mode …..L’ empathie (  » rire avec ceux qui rient , pleurer avec ceux qui pleurent », comme le dit Saint Paul en toute simplicité ) est sûrement un don de l’ Esprit au service de l’ evangélisation. Mais faut-il pour autant  » scandaliser les Petits avec ceux qui scandalisent les Petits  » ?  » Petits  » est pour moi un concept large qui va de la personne precaire aux victimes de la pédophilie en passant par toutes les dévotions sincères avec ou sans évêque ….
    Et ne nous éloignons pas non plus des Chrétiens d’ Oriënt et des Orthodoxes dont la liturgie moins rationnelle (j’ allais dire rationaliste ! ) éveille à la prière, comble notre coeur et apaise notre soif de beauté.

    1. Ce qui me frappe surtout, c’est que quelqu’un puisse prendre prétexte d’une expression de sympathie ( ou mieux, d’empathie) pour un prochain dans la souffrance…pour finalement pousser son petit agenda ultra-conservateur et « holier-than-though »…

      C’est d’une indécence…

      1. M.Snyers est à la fois le prêcheur, et l’exemple vivant de cette parole de la Bible : « Sans vision le peuple se détraque »…

        Je ne dis pas cela avec l’intention d’être irrespectueux, mais c’est très clair ici.

  4. Peut être Kees mais moi aussi je suis navrée par le défilé de mode du Met Gala 2018. On ne se méfie pas, JP Snyers exagère sûrement, le Vatican a prêté des chasubles, envoyé un cardinal et un Père Jésuite …..Mais à la vue des images …..voir mon commentaire ci dessus.

    1. Chère Muriel, j’avoue être « larguée » ! pouvez-vous me dire de quel « défilé de mode » il s’agit ? merci …

  5.  » Heavenly Bodies »  » Corps Célestes « . Gala du Met ….
    Mais ne nous attardons pas à celà, chère Marie Madeleine. Sur le chemin de Compostelle on dit  » Ultreïa  » ( plus loin) . Les communistes italiens chantent  » Avanti Populo … »
    Bonne journée….. ;-)

    1. Ah d’accord ! j’avais vu ces costumes (très kitsch) mais je ne faisais pas le rapport !

      Il n’y a pas de quoi s’échauffer : c’est juste du merchandising et ça n’a rien à voir avec nous !

      1. …. » ça n’ a rien à voir avec nous  » Oui et non ….Le cardinal Dolan et un Père Jésuite ont assisté au défilé et en ont dit beaucoup de bien. Outre l ‘absence de respect du Sacré c’était très dénudé, découpé aux points stratégiques. Mais comme je le disais , voyons plus loin ( car je ne veux pas stigmatiser les personnes, tout le monde peut, quoique bien intentionné, prendre de mauvaises décisions°.
        Dans  » L ‘ Eglise de Judas  » , le Père Eric de Beukelaer écrit une quinzaine de pages sur les  » Trois tentations de l’ Eglise  » :
        – la tentation de l’ AVOIR : les marchands du temple.
        – la tentation du POUVOIR : le goupillon, le goupillon hochet du trône.
        – la tentation du VALOIR : séduire plutôt que convertir.  » ….
        Quelques lignes sur la tentation du valoir :
        ………  » Vouloir plaire plutôt que témoigner, telle est la plus subtile, la plus faussement anodine et donc la plus redoutable des tentations. La plus cléricale aussi. …. » ( Ici le Père Eric exerce son humour sur lui même en citant un ex. personnel. Quelle charité, quelle humilité dans l’humour ! )
        Puis … (il faudrait tout recopier mais je me résigne à ne copier que la fin , la conclusion disons …….Pardon pour les coupures) ……

        …. » Pour conjurer son impuissance à prendre encore part aux rouages sociaux, la chrétienté d’ Europe Occidentale est tentée d’opter pour la fuite en avant en se convertissant au monde. Dès lors son message de feu se transforme en gélatine sirupeuse, en humanisme bien-pensant et consensualiste dont le Christ n’est plus la clef de voûte, mais seulement l’optionnelle cerise sur le gâteau. Une affaire de goût, somme toute. Avec une lucidité toute cruelle, un agnostique bien en vue sur la place belge a baptisé ce phénomène :  » le christianisme gnangnan « .
        Le Christ rappelle :  » Vous êtes le sel de la terre, mais si le sel vient à s’affadir, avec quoi le salera-t-on ? Il n’est plus bon à rien qu’ à être jeté dehors et foulé aux pieds par les gens « . ( Mt 5, 13 ).  »

        Cet extrait ne vise personne en particulier mais nous incite tous à la vigilance.
        Chère Marie Madeleine, je souscris entièrement à ce que vous écrivez sur le Pape François . Et nous pourrions ajouter es tas de choses, notemment son courage à défendre les migrants ( ce n’est pas une cause populaire).
        Je n’ apprécie pas beaucoup ses piques ( contre les familles nombreuses , les belles mères, les traditionnalistes ….) mais c’ est – quoique peu productif ( tout le monde et personne se sent visé ) – sans grande importance.
        Je pense que les grands problèmes de son pontificat ( tolérance zero envers la pédophilie, clivage grinçant tradition-modernisme, centralisme romain aux conséquences douloureuses etc… ) nous concernent tous : nous ne prions pas assez, nous n’aimons pas assez.

    1. PS Actuellement Belgicatho réussirait à garder le difficile equilibre modernisme – tradition. Louange vs critique du Pape François. A mon humble avis.

  6. Le Pape François reste mon modèle et j’aime lire ses interventions modestes et compréhensibles pour tous. Je suis heureuse qu’il soit « sur le trône de Pierre » et j’espère que nous le garderons longtemps !

    Le jour où il faut « consacré », je me souviens qu’il a humblement demandé qu’on prie pour lui; le lendemain, il circulait à Rome et il a quitté son véhicule pour aller embrasser un jeune homme handicapé et moi, qui étais maman d’un handicapé, j’en ai pleuré de joie !
    Pour moi, il a fait ce que Jésus aurait fait !

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