Le pardon et la vache

Suite à ce que j’ai écrit – il y a quelques jours – sur le pardon, plusieurs lecteurs de ce blog m’ont demandé: « C’est quoi au juste, pardonner? « 
Pardonner – le mot le dit en français – c’est puiser en soi, par-delà le don…. Là où se découvre le « par-don ». Quand l’autre a détruit une part de ma vie, il a rompu avec moi le lien de relation qui est le propre des sociétés humaines. Pardonner, signifie alors: puiser au-delà, pour « gratuitement » réintroduire le fauteur dans la société des hommes. Pardonner ne veut pas dire « oublier ». Le mal est fait et la cicatrice demeure. Et parfois, elle brûle. Mais par mon pardon, l’auteur du mal n’est plus réduit à ce mal. Dans mon coeur, je lui redonne le droit d’être quelqu’un d’autre que celui qui fit mon malheur.
Comme je l’écrivais, le pardon est un chemin que personne ne peut emprunter à ma place. Et qui parfois, prend des années, voire une vie.
Et même si j’arrive à pardonner, l’histoire ne s’arrête pas là. Il suffira d’un mot ou d’une parole, pour que ma blessure se remette à s’infecter. Alors, je dois trouver encore et encore l’énergie de pardonner une fois de plus. Telle la vache, l’homme est un ruminant. Il rumine la vengeance, comme il rumine le pardon. Pardonner à celui qui m’a pourri la vie – c’est pardonner et re-pardonner, autant de fois que nécessaire.
Dans le Notre Père, il est dit: « pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ». Ce n’est pas un chantage. Dieu pardonne sans condition. Cependant, si je me ferme au pardon à donner, je ne pourrai accueillir le pardon d’En-Haut. Tel le don, le pardon est circulaire. Il est un chemin de vie et de résurrection.
Mais on ne peut tricher avec le pardon. Dire « je te pardonne », alors que tout en moi dit « non », c’est se mentir. Il vaut mieux dire: «  J’espère un jour trouver les ressources nécessaires pour te pardonner ». Et même cela, personne ne peut l’imposer à d’autres. Mandela trouva la force de pardonner à ceux qui l’avaient emprisonné plus d’un tiers de sa vie. Il a fondé l’Afrique du Sud « arc-en-ciel » sur ce pardon. Mais celui dont l’enfant a été assassiné, se trouve face à son impuissance et sa rage devant un avenir éventré. Pour lui, le pardon devient quasiment inhumain. S’il est croyant, je lui suggère de confier cela à la prière. Car rien n’est impossible à Dieu.

3 réflexions sur « Le pardon et la vache »

  1. Et à propos de vache, que pensez-vous de celle qui figure sur la croix d’une église du diocèse d’Hasselt avec la bénédiction du curé? Qu’en dit le « courageux » évêque du lieu? Qu’en dit Mgr De Kesel si prompt à exterminer la FSA et la F de J? Evidemment, face à ce genre de blasphème tout ce beau monde ecclésiastique préfère une fois de plus faire semblant qu’il n’a rien vu. Comme au sujet de « l’affaire Stéphane Mercier », motus et bouches en cul de poule.

    1. Jean-Pierre Snyers : Vous me voyez ici grandement d’accord avec vous. Nos dirigeants ecclésiastique sont hélas ni bons et heureusement ni mauvais. Mais c’est peut-être pire quand on lit ce que l’apôtre Jean écrit sur l’Église de Laodicée au chap.3 de son Apocalypse.

      Notre clergé devrait donner une priorité absolue à l’évangelisation, au lieu de s’occuper quasi uniquement d’accueillir les musulmans qui nous méprisent profondément et refusent de reconnaître nos lois, car incompatibles avec leur système politique qui lui fait partie intégrante de leur religion.

      1. Et voilà, c‘est plus fort que vous, vous ne pouvez pas vous en empêcher: alors que le sujet de cette discussion est celui du pardon, en deux trois lignes vous retombez sur votre celui qui vous obsède vraiment, l‘islam.
        Bien sûr, en celà vous êtes loin d‘être seul.
        Une chose est certaine en ce qui me concerne: si les catholiques de votre trempe devaient devenir une majorité, je cours vers la porte de sortie.

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