« Le Pain qui Christifie » – Fête du Corps et du Sang du Christ, Année A

 «Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui». (Jean 6, 51-58)

Le dimanche de la fête du Corps et du Sang du Christ – appelé communément « la Fête-Dieu – est d’origine liégeoise. Comme le rappela le pape Paul VI en 1965 : « elle fut célébrée la première fois au diocèse de Liège, spécialement sous l’influence de la Servante de Dieu, sainte Julienne du MontCornillon, et Notre Prédécesseur Urbain IV l’étendit à l’Eglise universelle » (encyclique Mysterium Fidei n°63).

Plus de 750 ans plus tard, cette fête rappelle encore que l’Eucharistie est le sacrement qui – par excellence – exprime l’Eglise : Si le Christ se rend sacramentellement présent dans l’Eucharistie, c’est afin que ceux qui communient à Lui soient « Christifiés », c’est-à-dire qu’ils deviennent présence du Christ dans le monde. «Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui», déclare Jésus. Ou, comme l’enseignait saint Augustin aux chrétiens qui participaient à l‘Eucharistie : « Deviens ce que tu contemples, contemple ce que tu reçois, reçois ce que tu es : le Corps du Christ ».

10 pensées sur “« Le Pain qui Christifie » – Fête du Corps et du Sang du Christ, Année A”

  1. « Le pain qui christifie …. » Quelle belle expression ….De quoi être motivé pour aussi aller chercher ce pain en semaine, au cours d ‘une messe basse ….enfin, disons ….mezzo voce … ;-) Puissent tous ceux qui en ressentent le besoin, en recevoir la possibilité .
    Quant à Liège , c’est aussi la ville de Steven Laureys ,prix Franqui tout récent. Ce qu’on ignore de lui ,le plus souvent, c’est que, parallèlement à ces découvertes sur le coma , lui et son équipe ont rassemblé plus de 400 témoignages d’ EMI ( expérience de mort imminente ) . Ses découvertes sur le coma font progresser la Science avec un grand S mais aussi une médecine au service de la personne (les patients dans le coma et leurs proches ).
    De même , avec l ‘ écoute et l’ étude universitaire de patients pouvant témoigner in extremis d’ un vécu unique : leur EMI ( NDE , en anglais pour Near Death Experience ), nous restons dans une médecine au service de la personne.

  2. merci aussi pour la belle citation de Saint Augustin . Tellement profonde que ma vie et ses modestes eucharisties ne suffiront pas à en sonder la profondeur. Reste, heureusement, l’ éternité….

  3. Il y aura toujours un abîme entre un laïc et un ministre validement ordonné. Avec raison, Guy Gilbert s’émerveille du pouvoir qu’ont les prêtres de « faire descendre le Christ dans leurs mains d’argile » (l’expression est de lui) à la consécration. Aussi, en ce jour où nous fêtons ce miracle renouvelé lors de chaque Messe et si cher à tant de saints, j’ose espérer en secret que l’actuel successeur de Pierre acceptera pour une fois de s’agenouiller devant son Seigneur, qu’il ne répondra pas « absent » à la procession de la Fête-Dieu et qu’il trouvera un ostensoir qui ne ressemblera pas à cette espèce d’horloge Ikea qu’il utilisa à Fatima.

  4. JP Snyers, Avez-vous ce film de la série d’Indiana Jones où on cherche la coupe du Christ ? Sur la table, des calices précieux, en or, ornés de pierreries et puis, tout à coup, une coupe toute simple en bois non gravé : « la coupe d’un charpentier » déclare le héros du film …

        1. Pour moi, Marie-Madeleine, le contenant a grandement à voir avec le contenu. Quand on sert du champagne, n’est-il pas plus judicieux d’utiliser un verre qui fait honneur au précieux liquide qu’il va recevoir plutôt qu’un gobelet en carton? A bien plus forte raison, comment les récipients qui doivent accueillir ce qui, par le miracle de la consécration, est substantiellement le Corps et le Sang du Christ, ne devraient-ils pas eux aussi exprimer la valeur incomparable de ce qu’ils contiennent? Rien n’est trop beau pour Dieu et ce serait à mon sens lui faire injure que de prendre des contenants minables par rapport à l’immense don qu’Il nous fait. Evidemment, si on considère que la Messe n’est qu’un repas fraternel, que la présence de Jésus dans le pain et le vin n’est que symbolique et que finalement, après les paroles consécratoires il n’y a rien de fondamentalement changé, on peut admettre que vulgaires récipients puissent suffire. Mais si, comme l’enseigne l’Eglise catholique (et l’Eglise orthodoxe), c’est le Christ tout entier qui, après la consécration, est réellement et substantiellement présent, n’est-il pas logique et cohérent de choisir ce qu’il y a de plus beau et de plus précieux pour l’accueillir? Tous les saints (dont le curé d’Ars) avaient très bien compris cette évidence.

      1. Je pense que vous ne comprenez pas comme je la comprends cette phrase que j’ai citée. Peu importe de quoi est faite la coupe du Christ : ce qui importe serait qu’elle soit celle qu’il a tenue dans ses mains ! Et si je me trouvais en présence d’un tel symbole, je m’agenouillerais !

        1. L’église est une grande famille où on n’est pas toujours d’ accord sur la manière de recevoir les invités .( c’est un euphémisme , voir le chisme avec les protestants ). Que ces invités soient Jesus lui-même ( le vaste domaine de la liturgie, de l’ architecture, des jardins … ), la Sainte Vierge ( » Chez nous soyez reine , nous sommes à vous ….. chantent certains ), le Pape ou le clochard du coin…..
          Nous mêmes devrions peut être  » redevenir semblable à des petits enfants …….. »
          Emerveillés …..Pensant que rien ne leur est dû, que tout est donné …..

  5. Pauvre Pape François ….. Peut être avait il reçu cet ostensoir en cadeau – pour la fête de pères ???
    Et l’or, la myrrhe et l’ encens des Mages ……était ce bien politiquement correct ?

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